Appel pour l’encadrement des salaires

Dès juillet 2012, le Gouvernement avait fait le choix de mettre en œuvre l’un des engagements de campagne du Président de la République en plafonnant les rémunérations des dirigeants des entreprises publiques. Le cumul des rémunérations fixes et variables est désormais limitées à vingt fois le niveau des plus bas salaires de l’entreprise.

Ce devait être un premier pas tant sur le chemin de la justice et de l’exemplarité de l’Etat que dans l’objectif de mettre en place, par le biais de la loi, la même limitation de revenus dans les entreprises privées.

Pourtant, le Ministre de l’Economie et des Finances a annoncé hier l’abandon de toute volonté de légiférer dans ce sens préférant parler d’ « autorégulation exigeante ».

Les Jeunes Socialistes sont surpris par ce revirement.

Il est pourtant clair aujourd’hui que la rémunération de ces dirigeants n’a rien à voir avec des compétences même extrêmement importantes et encore moins avec la réalité des entreprises françaises.

Alors même que les salaires des dirigeants des entreprises du CAC 40 ont doublé en dix ans, les dirigeants de l’Oréal, LVMH, Renault ou encore Dassault et Danone (cinq premiers patrons français les mieux rémunérés) ne montrent aucune volonté en matière d’augmentation des salaires de leurs employés qui, eux, sont confrontés au quotidien à la crise et la baisse du pouvoir d’achat sans même voir le SMIC augmenter.

Pire, Carlos Ghosn, patron de Renault, qui touchait plus de neuf millions d’euros en 2012 se prépare à supprimer 7500 emplois en Ile-de-France d’ici à 2016.

Pierre Moscovici affirme que le MEDEF et l’AFEP « se sont engagés à présenter rapidement un renforcement ambitieux de leur code de gouvernance ». Mais ne nous y trompons pas, Laurence Parisot défend les intérêts de dirigeants d’entreprises qui n’ont aucun avantage à tirer d’une baisse de leurs revenus et ont déjà démontré tout leur cynisme. Ce n’est pas en montrant patte blanche que le MEDEF nous fera croire qu’il a changé, lui qui a toujours défendu les grands dirigeants sans montrer aucun intérêt pour les conditions de vie et de travail des salariés.

Une seule solution : légiférer

Les Jeunes Socialistes en sont persuadés, le Gouvernement doit légiférer sur ce sujet.
Nous proposons :

  • la limitation immédiate des écarts de salaires de 1 à 20 dans les entreprises privées
  • l’impossibilité de recevoir des bonus dépassant le montant du salaire
  • l’interdiction des stock-options sauf pour les entreprises naissantes.

Préparez le changement: restez informés!

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