Vers plus de mixité sociale à l’école pour la réussite de tous

La loi de la Refondation de l’Ecole constitue pour Vincent Peillon et George Pau-Langevin l’occasion de revenir sur la carte scolaire, auparavant démantelée sous le mandat Sarkozy. Plus de cinq ans après, cette reforme qui devait amener le “libre choix des familles” et favoriser la mixité sociale, a seulement permis aux familles les plus favorisées, qui maitrisent les usages et les codes et bénéficient du manque de transparence dans les critères d’attribution, de faire le choix de l’établissement scolaire de leurs enfants.

Certains établissements en zones d’éducation prioritaire ont ainsi perdu jusqu’à un quart de leurs effectifs. Aussi les établissements déjà en situation difficile et les élèves qui y étudient ont été encore plus marginalisés. Les inégalités territoriales, sociales mais aussi scolaires entre les élèves se sont d’autant plus accrues que l’intensité de la reproduction sociale n’a pas faibli en France depuis 30 ans.

Face à cette situation injuste, qui favorise la compétition entre élèves et établissements, le ministre de l’Education nationale et la ministre de la réussite éducative affirment aujourd’hui leur volonté de déterminer désormais la carte scolaire en fonction de critères de mixité sociale. Insérer un indice de mixité garantit la répartition équilibrée des élèves issus de différentes catégories sociales entre les établissements. Cet indice de mixité sociale, proposition portée par les Jeunes Socialistes, contribue à l’égalité des places et la réussite de tous.

Si cette mesure va dans le bon sens, la carte scolaire n’est pas le seul outil permettant de limiter la reproduction sociale à l’école. L’ensemble de la réforme de l’éducation du gouvernement y contribue, mais l’avènement d’une société de mobilité sociale viendra d’abord de la réduction des inégalités de revenus et de patrimoine. Les pays où les inégalités de revenu sont les plus faibles sont en effet ceux où il y a le plus de mobilité sociale. L’augmentation du SMIC et des bas salaires et une fiscalité juste et redistributrice sont donc des étapes essentielles de l’action de la gauche au pouvoir.

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