Allocation d’autonomie : une ouverture historique des négociations qui nécessite des moyens pour réussir

Les Jeunes Socialistes se réjouissent de l’ouverture de négociations sur la mise en place d’une allocation d’autonomie pour les jeunes en formation, sous conditions de ressources du jeune et non de ses parents. Après les emplois d’avenir professeurs pour les étudiants boursiers, la gauche au pouvoir s’attache encore une fois à favoriser l’accès des plus modestes à la réussite.

Dans un système d’enseignement secondaire et supérieur qui creuse les inégalités plus qu’il ne les résorbe, cette mesure sera un grand pas pour l’égalité. Un jeune en formation sur deux est aujourd’hui contraint de se salarier, avec pour conséquence bien souvent l’échec. L’allocation d’autonomie sera donc avant tout une mesure de lutte contre les déterminismes et la reproduction sociale.

La situation actuelle ne peut être résolue par les bourses, dont le montant maximal est bien inférieur au seuil de pauvreté et qui s’adressent à trop peu de jeunes, laissant pour compte les jeunes à la limite des critères qui vivent pourtant souvent dans une grande précarité.

C’est pourquoi les Jeunes Socialistes souhaitent que le dispositif soit à la hauteur des ambitions affichées. Tous les moyens déjà existants doivent ainsi être mis à contribution (demi-part fiscale pour les jeunes majeurs, système de bourses actuel) et certaines ressources devront être dégagées, par exemple en réformant les droits de succession.

Afin de répondre aux attentes de tous les jeunes, les Jeunes Socialistes seront vigilants à ce que les négociations incluent tant les étudiants que les jeunes majeurs en formation professionnelle, aujourd’hui exclus du système de bourses de l’enseignement supérieur.

Nul ne peut réussir ses études dans la pauvreté, c’est pourquoi le montant de l’allocation d’autonomie doit permettre d’en sortir. Il ne s’agit pas d’une dépense mais d’un investissement : c’est la condition pour atteindre 50% d’une classe d’âge au niveau licence, et pour augmenter la compétitivité française. Un an de formation supplémentaire pour une génération se traduit en effet par une augmentation de 7% de la productivité.

Préparez le changement: restez informés!

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