Le gouvernement avance pour les droits des femmes et l’égalité

Les Jeunes Socialistes saluent la tenue d’un Comité interministériel aux droits des femmes qui ne s’était plus réuni depuis 12 ans. Ce Comité a permis d’adopter une feuille de route précise et ambitieuse pour faire progresser l’égalité entre les femmes et les hommes dans toutes les sphères de la vie sociale.

Aujourd’hui, il ne s’agit plus d’enrichir un arsenal législatif déjà conséquent mais de le rendre effectif, de parvenir à « une société de l’égalité réelle » où femmes et hommes ne sont plus seulement égaux en droits mais en faits. Pour cela, il faut s’attaquer au noyau dur : la résistance culturelle à l’égalité.

Combattre les inégalités à tout âge de la vie

Près de 64% des Français reconnaissent véhiculer malgré eux des stéréotypes sexistes.[1] L’éducation à l’égalité et à la lutte contre les clichés liés au genre est donc une condition sine qua none pour parvenir à l’égalité professionnelle, permettre aux femmes d’accéder aux responsabilités et lutter contre les violences.

Nous partageons la volonté du Gouvernement d’investir massivement le champ de l’éducation à tous les âges : mise en place d’un programme « ABCD de l’égalité » pour les élèves de grande section de maternelle au CM2, actions de sensibilisation à la lutte contre le harcèlement et les violences sexistes dans les collèges et lycées, application de la parité dans les instances universitaires et enseignements sur le genre dans toutes les filières.

Avec l’appui du nouveau Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, il s’agit également de mettre fin aux représentations sexistes véhiculées par les médias, en renforçant les pouvoirs de régulation du CSA.

L’égalité professionnelle et salariale, le nerf de l’émancipation des femmes

Les femmes gagnent en moyenne 27% de moins que les hommes.[2] Cet écart s’explique en partie par le temps partiel, occupé à 80% par des femmes, et par le type de poste occupé, dans les secteurs professionnels les plus précaires. Mais un écart de 9% subsiste à poste égal.

Le Gouvernement entend avancer main dans la main avec les partenaires sociaux sur toutes les questions : articulation des temps de vie, écarts de rémunération, plafond de verre, temps partiel contraint, précarité des femmes, prise en compte des spécificités de carrières dans la future réforme des retraites etc.

Une telle initiative est plus qu’encourageante mais lutter contre les inégalités professionnelles entre femmes et hommes a un coût.

Alors que 40% des Français jugent toujours normal que les femmes assurent les tâches domestiques et l’éducation des enfants, l’ouverture de 500 000 places en crèche est une impérieuse nécessité pour que toutes les femmes puissent se libérer du poids du quotidien.

Le droit à disposer de son corps, premier des droits des femmes

La santé est le premier droit des femmes et l’une de leurs plus grandes conquêtes. Pour l’anthropologue Françoise Héritier, la maîtrise de la fécondité est « le levier d’un changement majeur pour l’humanité tout entière ».[3] Aussi, le remboursement à 100% de l’IVG annoncé par le Gouvernement et l’adoption d’une circulaire sur l’accessibilité pendant l’été des centres d’IVG sont de grandes avancées. Un nouveau cap est à franchir en obligeant chaque structure hospitalière à disposer d’un centre d’IVG, engagement pris par François Hollande durant la campagne présidentielle.

Protéger les femmes contre les violences sexuelles et sexistes

La dernière journée mondiale pour l’éradication des violences à l’égard des femmes du 25 novembre fut déjà l’occasion pour le Gouvernement de réaffirmer sa volonté de lutter contre ce phénomène social. L’engagement se concrétise par un plan global pour les femmes vicitimes de violences : ouverture d’une plateforme commune téléphonique, grande campagne nationale d’information début 2013, généralisation du dispositif Téléphones Grand Danger, protocole d’accueil des femmes victimes de violence défini par le Ministère de l’intérieur en lien avec le ministère de la justice et le ministère chargé du logement.

Garantir un égal accès au pouvoir politique

Enfin, alors que le Comité interministériel s’appuie sur les conclusions du rapport Jospin concernant la parité, nous rappelons que l’égal accès au pouvoir est un enjeu démocratique vital et que nous ne pourrons y parvenir qu’en supprimant purement et simplement les dotations de l’Etat aux partis politiques qui ne présenteront pas autant de femmes que d’hommes aux élections législatives.

Le Gouvernement prend en ce 30 novembre l’engagement de présenter un projet de loi sur les droits des femmes au printemps 2013. Ce texte comprendra les mesures législatives du plan global pour les femmes victimes de violences et reprendra les éléments de l’accord des partenaires sociaux sur l’égalité professionnelle, ainsi que les autres mesures législatives relatives aux droits des femmes présentées dans ce plan d’action.

Nous nous félicitons que la longue marche pour les droits des femmes reprenne son cours avec l’arrivée de la gauche au pouvoir.

[1] Source : « Les chiffres principaux – Comité interministériel aux droits des femmes et à l’égalité entre les femmes et les hommes », 30 novembre 2012

[2] Ibid

[3] HERITIER Françoise, Masculin/Féminin II, Dissoudre la hiérarchie, Editions Odile Jacob, Paris, 2002.

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