25 novembre – Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes : les Jeunes Socialistes se mobilisent

Violences conjugales, harcèlement sexuel, viol, mutilations sexuelles féminines, mariages forcés, prostitution… Derrière ces mots se cache une même réalité, celle des violences faites aux femmes.

En France, une femme meurt toujours tous les deux jours et demi sous les coups de son compagnon. 75 000 femmes sont violées tous les ans et seuls 2% des violeurs sont in fine condamnés. Le récent verdict du procès pour viols collectifs de Créteil est venu nous rappeler combien il est difficile pour les victimes de porter plainte : procédure interminable, classement sans suite, victimes non protégées habitant toujours le même quartier que leurs agresseurs, acquittements éhontés, etc.

Contrairement à une idée trop répandue, les violences faites aux femmes ne sont pas un problème d’ordre privé. Elles interpellent la société toute entière. On ne pourra les faire reculer que si l’on comprend que ces violences sont aussi l’une des conséquences tragiques d’une société où perdurent les comportements sexistes au quotidien.

Faisons reculer le sexisme pour faire reculer les violences

Indéniablement, l’arrivée de la gauche a déjà fait bouger les lignes :
-L’instauration d’un Ministère des droits des femmes de plein exercice permet aujourd’hui d’appréhender les inégalités femmes-hommes de manière transversale et de réunir tous les acteurs, en particulier concernant les violences faites aux femmes.
-La loi sur le harcèlement sexuel du 6 août 2012 est venue combler le vide juridique laissé par l’abrogation de la précédente loi par le Conseil Constitutionnel et donne une définition plus précise et plus large du délit de harcèlement sexuel. Elle aggrave les peines maximales encourues (2 ans d’emprisonnement et 30.000€ d’amende) et réprime les discriminations commises à l’encontre des victimes de harcèlement sexuel. Elle renforce, enfin, la prévention du harcèlement sexuel dans le monde professionnel.
-La création d’un Observatoire national des violences en charge de l’accompagnement des victimes dans leurs démarches, de la formation desprofessionnels et de l’organisation d’enquêtes nationales va contribuer à mieux appréhender et combattre les violences faites aux femmes.
-L’engagement fort de la Ministre des droits des femmes en faveur de l’abolition de la prostitution fait reconnaître la prostitution comme une violence spécifique faite aux femmes et affirme la nocivité du délit de « racolage passif » qui condamne la victime plutôt que l’agresseur.

Aujourd’hui, il faut franchir un pas supplémentaire en comblant les lacunes identifiées des lois précédentes. Aucun « aspect » des violences ne doit être laissé de côté : sensibilisation du grand public, éducation non-sexiste, formation des professionnels (médecins, magistrats, avocats, commissaires, assistants sociaux etc.). Une loi-cadre contre les violences faites aux femmes, à l’image de la Loi contre les violences de genre adoptée en Espagne en 2005, doit voir le jour pour faire reculer partout les faire reculer.

A l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, le dimanche 25 novembre 2012, les Jeunes Socialistes sont signataires de l’appel à la manifestation du Collectif National pour les Droits des Femmes et seront dans la rue aux côtés de la société civile pour poursuivre la mobilisation contre ces violences, atteintes intolérables aux droits des femmes. À Paris, à partir de 14h30, place de la Bastille, et partout en France.

Préparez le changement: restez informés!

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