Faciliter l’accès à la nationalité : le gouvernement s’engage

Hier Manuel Valls a annoncé son engagement en faveur de l’assouplissement des critères d’acquisition de la nationalité française.

Faciliter l’acquisition de la nationalité

Il a annoncé en ce sens la suppression immédiate de deux exigences qui prévalaient jusqu’alors : la possession d’un contrat à durée indéterminé et le questionnaire à choix multiple préjugeant de la connaissance de la culture et de l’histoire française.

Il a également évoqué, à ce titre, la transmission prochaine d’un guide à usage des agents des préfectures précisant les nouveaux critères d’attribution fondés notamment sur les années de présence en France, la stabilité familiale et l’emploi, ainsi que les travaux qui seront menés pour améliorer l’information, l’accueil et l’accompagnement des postulants à la nationalité française.

Sans donner de chiffres, il a souligné sa volonté et la volonté du gouvernement d’inverser la courbe des naturalisations en chute libre depuis 2010, en vertu du durcissement des conditions d’attributions voulue par le précédent gouvernement, qui n’a cessé par ailleurs de véhiculer un sentiment de méfiance vis-à-vis des immigrés allant jusqu’à rapprocher expressément immigration et délinquance.

Une démarche d’humanité et de bon sens

Les jeunes socialistes soutiennent pleinement cette initiative. C’est une démarche qui permet enfin de mettre un coup d’arrêt à la politique migratoire excluante, discriminatoire et indigne qui nous a été imposée pendant 10 ans.

C’était une attente de notre génération qui souhaite l’intégration de ceux qui souhaitent s’installer durablement en France et qui aspirent pour cela à se sentir citoyens du pays dans lequel ils travaillent, dans lequel ils s’engagent, dans lequel ils vivent. C’est une condition du bien vivre ensemble et de la cohésion sociale.

C’est au-delà une démarche de bon sens dans la mesure où jusqu’alors les critères étaient tout simplement inopportuns et déplacés. Pour reprendre les propos du ministre de l’intérieur : « On ne devient pas Français en remplissant un QCM ».

Une volonté à approfondir

Mais c’est encore une démarche qu’il faudra approfondir. Les jeunes socialistes sont favorables en ce sens à l’adoption d’une réforme structurelle qui passera nécessairement pas l’adoption d’une loi pour mettre fin aux vétos des préfets.

Enfin, les jeunes socialistes sont une nouvelle fois particulièrement choqués des propos de Marine Le Pen selon laquelle la nationalité serait maintenant donnée comme un ticket de métro. Au-delà de l’arrière-pensée de ce propos, cela démontre une nouvelle fois une très mauvaise connaissance les réalités des étrangers résidents en France, qui ne sont que 42 sur 1000 en France à obtenir une naturalisation (selon une étude de 2008 d’Eurostat) et qui vivent en moyenne 17 ans sur le territoire avant de l’obtenir et suite à des démarches extrêmement nombreuses et difficiles.

Préparez le changement: restez informés!

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