Emplois d’avenir : le Gouvernement Ayrault s’attaque au chômage des jeunes

Alors que le chômage des jeunes progressait en septembre 2012 de 2%, de 3,7% chez les jeunes hommes, l’adoption la semaine dernière du projet de loi sur les « emplois d’avenir » démontre la volonté du Gouvernement de Jean-Marc Ayrault de faire des jeunes la priorité du quinquennat. A commencer par les jeunes des zones de relégations sociales que sont nos banlieues (où le chômage des 16-25 ans était de 42% en 2010) et nos zones rurales ainsi que nos territoires des Outremers, qui connaissent des difficultés d’insertion sur le marché du travail extrêmement importantes.

L’Etat s’est engagé à hauteur de 2,3 milliards d’euros pour les trois prochaines années dans le financement de ces « emplois d’avenir » et ce grâce au redéploiement des exonérations sur les heures supplémentaires ; il est également salutaire que cet argent soit enfin utilisé pour créer des emplois.

Alors que le taux de chômage des jeunes était de plus de 22% à la fin du mandat de la droite, les jeunes socialistes saluent le courage et la volonté du Gouvernement de Jean-Marc Ayrault de donner une première réponse au problème de l’emploi des jeunes.

Priorité à l’emploi pour les jeunes peu ou pas qualifiés

Ces emplois d’avenir, dont les premiers contrats pourront être signés dès le 1er novembre, seront proposés à des jeunes de 16 à 25 ans peu ou pas qualifiés vivant dans des zones où l’accès à l’emploi est particulièrement difficile, ainsi qu’à des travailleurs handicapés issus de ces mêmes zones et âgés de moins de trente ans.

Il s’agira d’emplois à plein temps en CDI ou de CDD, sous la forme de « contrats d’accompagnement à l’emploi » ou de « contrats initiative-emploi », d’une durée de trois ans maximum, avec une rémunération commençant au SMIC. De plus, un jeune occupant un emploi d’avenir en CDD bénéficiera, au sein de la structure où il a tenu son poste, d’une priorité d’embauche pendant un délai d’un an à compter du terme de son contrat.

Le secteur non marchand à utilité sociale avérée privilégié

Les jeunes concernés travailleront dans les collectivités locales ou des associations afin de permettre des recrutements durables mais aussi de répondre au besoin d’utilité sociale, tant pour les jeunes salariés que pour la population ayant recours aux services des associations et collectivités.

Suivi personnalisé et formation qualifiante au cœur des contrats d’avenir

Ces jeunes peu qualifiés bénéficieront également d’un suivi personnalisé professionnel, et, le cas échéant, social. De plus, un bilan relatif à leur projet professionnel et à la suite donnée à l’emploi d’avenir sera réalisé deux mois avant l’échéance relative à leur contrat. La sécurisation du jeune dans l’emploi d’avenir est une priorité. Le gouvernement exige donc des contreparties en la matière de la part de l’employeur.

Le respect des engagements de l’employeur sur le contenu du poste proposé, sur les conditions d’encadrement et de tutorat ainsi que sur un objectif d’acquisition de qualifications et de compétences détermineront l’attribution de l’aide à l’employeur.
Les compétences acquises dans le cadre de l’emploi d’avenir seront ensuite reconnues par une attestation de formation, une attestation d’expérience professionnelle ou une validation des acquis de l’expérience. La présentation à un examen pour acquérir un diplôme devra être favorisée pendant et à l’issu de l’emploi d’avenir par l’employeur.
Enfin, en cas de non-respect de ses engagements, notamment en matière de formation, l’employeur sera sanctionné, et tenu de rembourser la totalité des aides publiques perçues.

Des « emplois d’avenir professeur » dans les établissements scolaires

Afin de faciliter l’insertion professionnelle et la réussite des jeunes dans les métiers du professorat, les établissements scolaires publics pourront proposer des emplois d’avenir professeur à des étudiants titulaires de bourses de l’enseignement supérieur âgés au plus de 25 ans et se destinant au professorat.

Ces emplois d’avenir seront prioritairement destinés aux étudiants résidant ou ayant résidé dans une zone urbaine sensible, dans une zone de revitalisation rurale ou dans un département d’outre-mer.

Le bénéficiaire d’un emploi d’avenir professeur s’engage quand à lui à poursuivre ses études et à se présenter au concours de recrutement d’enseignants ; il effectue une durée hebdomadaire de travail adaptée à la poursuite de ses études et peut cumuler sa rémunération aux bourses dont il bénéficie. A sa demande, il peut se voir délivrer une attestation d’expérience professionnelle.

Créer de l’emploi, donner aux jeunes sortis du système scolaire sans qualification une première expérience professionnelle, empêcher les jeunes étudiants d’avoir à se salarier pour financer leurs études, et reconnaître les emplois d’avenir comme un temps de formation diplômante, voilà l’ambition que portaient les jeunes socialistes. Mais à plus long terme, ce sont bien 300 000 emplois d’avenir qu’il faudra créer, destinés aux formations d’avenir, à la transition énergétique. Créer de l’emploi dans la période, c’est engager la France dans une politique de relance qui devra être complétée par une politique efficace de partage du temps de travail, d’un CDI qui deviendra enfin la norme, d’une allocation d’autonomie ouverte à tous les jeunes en formation, de l’égalité salariale entre femmes et hommes. En matière d’emploi, c’est à nous de faire réussir le changement.

Préparez le changement: restez informés!

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