Elections en Lituanie et Belgique : le changement en marche en Europe

Après un week-end d’élections intense en Europe, les jeunes socialistes reviennent sur les résultats, encourageant pour la gauche.


En Belgique, des résultats encourageants dans un mouvement européen contre l’austérité

En Belgique, les socialistes maintiennent en grande partie leurs positions, notamment en Wallonie : Liège, Charleroi et Pons. C’est non négligeable dans un contexte où la coalition au pouvoir, qui comprend des partis flamands et wallons, de gauche comme de droite, est souvent associée uniquement à l’action du PS par le biais du premier ministre Elio di Rupo.

Les résultats sont plus inquiétants en Flandre, avec une percée des indépendantistes (NV-A) notamment à Anvers avec la victoire du nationaliste Bart de Wever, car elle poursuit la rupture entre les « deux Belgiques », pourtant contenue jusque-là par le gouvernement. Cependant cette percée nationaliste, a profité des votes allant précédemment au parti d’extrême droite Vlaams Belang, et les élections sont fortement influencées par la personnalité des candidats dans le mode de scrutin aux élections communales belges. Le Sp.a (parti socialiste flamand) ainsi que les libéraux enregistrent une sévère défaite. Partout en Belgique, la percée du Parti du Travail, de gauche radicale, indique une contestation grandissante des mesures d’austérité. Elle confirme un mouvement européen, qui doit inciter les partis socialistes à mener des politiques alternatives au libéralisme, de relance, de redistribution et de préservation de la protection sociale pour sortir de la crise.

Un espoir venu de Lituanie

Cet espoir suscité par les forces de la gauche se reflète également dans le résultat des élections législatives en Lituanie. Après la France, le pays bascule à gauche avec une percée des travaillistes et sociaux-démocrates qui devraient former une coalition. Certes, le leader du parti travailliste, Victor Uspaskich, est une personnalité controversée et taxée de populisme. Mais cette victoire traduit avant tout une forte volonté de changement de politique de la part des Lituaniens, asphyxiés depuis 2008 par l’austérité du gouvernement conservateur. Le pays est présenté par l’UE et la troïka comme un exemple en matière de réformes et de politiques de rigueur, mais les effets sont dévastateurs sur la population : chômage, émigration, baisse du pouvoir d’achat. La gauche a fait campagne sur le doublement du salaire minimum et la progressivité de l’impôt. Les résultats définitifs ne seront connus qu’à l’issue du second tour le 28 octobre, et il est probable que le parti de droite « Ordre et justice » fasse figure d’allié de coalition, mais la très vraisemblable arrivée d’un nouveau chef de gouvernement de gauche au sein du Conseil de l’Union Européenne représenterait un atout de taille pour la réorientation européenne.

Plus que jamais, la nécessaire union des socialistes à l’échelle européenne en vue des élections en Allemagne, en Italie, et ailleurs se ressent. Plus que jamais, dénonçons ensemble l’austérité imposée par Merkel et autres conservateurs, et menons campagne pour une Europe de l’emploi, démocratique et écologiste. Rise up !

Préparez le changement: restez informés!

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