Démocratie environnementale : quelle énergie pour demain ?

Nous vivons dans des économies dépendantes aux sources d’énergies fossiles, finies, et centralisées. L’organisation de la production et de la consommation énergétique s’en ressent ainsi. Monopoles d’entreprises multinationales privées ou destruction progressive des entreprises de service public en Europe ne sont que quelques unes des manifestations d’un système énergétique dans lequel les citoyens n’ont apparemment pas leur mot à dire.

Dépassement du pétrole : le progrès technique pourra-t-il indéfiniment nous sauver ?

Depuis les débuts de la 2nde révolution industrielle au 20ème siècle, le progrès technique nous est présenté comme le sésame permettant de dépasser les critiques faites au pétrole. Les voitures consommeront moins, mais consomment cependant encore, de nouvelles technologies de production énergétique seront développées, et le progrès sauvera l’humanité, mais celles ci ne se détachent toujours pas de leur dépendance aux ressources naturelles finies (aluminium, silicium, métaux, etc…).

> Doit-on attendre le progrès technique pour sortir du monde industriel basé sur les énergies fossiles ?

Un débat démocratique véritable dans le choix de notre production énergétique : poser la question du nucléaire

La question de la place des citoyens dans les choix énergétiques passés se pose. Le nucléaire en France n’avait fait l’objet d’aucun débat mais seulement d’une décision présidentielle. Du fait du secret entourant le nucléaire, aucune commission de contrôle citoyenne n’existe, le manque d’information empêche tout débat démocratique. Les lobbies, tant pétroliers que nucléocrates, pèsent encore aujourd’hui fortement sur la centralité du nucléaire dans notre société. Les incitations gouvernementales, subventions élevées, orientent un débat qui présente l’énergie nucléaire comme peu polluante, créatrice d’emplois, peu chère. La création d’emplois par la filière nucléaire est pourtant équivalente à celle des énergies fossiles, quand le contenu en emplois des énergies renouvelables est bien supérieur (étude SAFIRE, Allemagne, 1990). Les subventions étatiques faramineuses faussent son coût de production quand la droite en France a supprimé toute subvention à l’éolien ou au solaire.

Enfin, la question du recyclage, du stockage, de la destruction des déchets nucléaire se pose encore. Mais les lobbies nucléocrates pèsent encore sur les choix gouvernementaux.

> Quelle expression citoyenne et quel débat sur nos sources énergétiques ? Comment créer de l’emploi tout en remettant en cause la centralité du nucléaire dans notre production énergétique ? Comment engager enfin un débat démocratique en France sur le sujet ?

Créer des emplois dans le cadre d’un nouveau modèle de production énergétique

L’efficacité énergétique est définie par l’amélioration du rendement de chaque unité d’énergie consommée. C’est la question posée par les énergies renouvelables, peu transportables sur de longues distances, et au stockage peu aisé. La constitution de parcs éoliens, solaires ou autres sources massives de production d’énergie, reste aujourd’hui empêchée par ces interrogations technologiques. C’est ainsi que le débat sur la décentralisation des sources de production d’énergie se pose.

Les énergies renouvelables pourraient s’avérer créatrices de milliers d’emplois. Elles se nomment biomasse, géothermie, solaire, éolien, et constituent un vivier de production énergétique à partir de sources existantes en tous lieux, en tous temps, donc accessibles à tous.

> Mais selon quel modèle économique doit-on organiser la revente des excédents individuels produits ? Comment prévenir les questions de disparités territoriales dans un tel modèle décentralisé ?

> Quelle organisation de la production d’énergie ? Une production centralisée ou bien décentralisée et en réseau ? Quel transport de l’énergie pour plus d’efficacité énergétique ?

> Coopératives d’énergies, régies publiques ou entreprises publiques nationales, quelle organisation économique de ce secteur ? Comment fixer les tarifs de rachat ?

Un investissement dans la recherche et développement, notamment pour réduire l’effet joules, c’est-à-dire la déperdition d’énergie lors de son transport, ou encore le stockage des énergies renouvelables pourrait donc créer des milliers d’emplois.

> Quelle formation des travailleurs ? Comment adapter notre système de formation à ces nouvelles filières ?

> Les énergies renouvelables seront-elles créatrices de suffisamment d’emplois ? Combien coûteront-elles au consommateur ?

Préparez le changement: restez informés!

Commentaires

Soyez le premier à réagir !

Réagissez !

Vous devez être connecté(e) pour rédiger un commentaire.