Les conservateurs espagnols s’attaquent au droit à choisir des femmes
Apres les projets anti-avortement aux Etats Unis, après les politiques de réduction des dépenses de Nicolas Sarkozy en matière de santé qui touchait en particulier les femmes, après l’article de loi Tunisien décrétant la femme comme inférieure à l’homme, c’est au tour de l’Espagne de rentrer dans une phase de mise en péril de l’égalité des droits entre femmes et hommes.
Fin juillet, le gouvernement espagnol proposait ainsi d’interdire les Interruptions Volontaires de Grossesse (IVG) dans les cas de malformations des fœtus. Le premier ministre espagnol Mariano Rajoy, avait ainsi exprimé sa soi-disant « incompréhension » quant au fait que l’on « refuse la vie à un enfant sous prétexte d’un handicap ou d’une malformation ».
Depuis 1985, l’avortement en Espagne était autorisé jusqu’à 12 semaines à la suite d’un viol, 22 semaines pour des raisons médicales : c’est-à-dire dans les cas de malformations du fœtus, et sans délais en cas de danger pour la santé de la mère. Ce n’est qu’en 2010 que les Espagnoles obtiennent le droit d’avorter jusqu’12 semaines sans justification.
Aujourd’hui après moins d’un an au pouvoir, le gouvernement conservateur décide de s’en prendre aux droits des femmes à disposer de leurs corps. Alors que la contraception est toujours et encore considérée comme « une affaire de femme », c’est un retour vers les valeurs traditionnelles de la famille qui refont surface en Espagne comme en Europe sous la houlette des conservateurs les plus rétrogrades.
photo : manifestation de protestation contre le projet de loi de réforme de l’avortement : “oui à la vie, mais je choisis”

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