Ecosy 2012 : le résultat d’une semaine de militantisme

Le temps était pluvieux à Paris et ils étaient impatients de partir en Croatie pour Ecosy, les 90 Jeunes Socialistes de la délégation française le 12 juillet dernier. Une délégation paritaire, avec beaucoup de jeunes recrues de la campagne et des militants plus anciens munis d’une expérience indispensable au bon déroulement du séjour.

Il est rare de faire de la politique de manière ininterrompue pendant sept journées entières. Et pourtant c’est ce qui s’est passé à Umag. Malgré le cadre extraordinaire et l’appel de la plage, les Jeunes Socialistes français étaient présents à tous les ateliers pour porter les valeurs socialistes dans le camp. Temps de travail, révolution fiscale, rôle de la Banque Centrale Européenne, lutte contre l’extrême droite, féminisme, égalité, autant de sujets sur lesquels non seulement les Jeunes Socialistes français étaient actifs en ateliers, mais où ils ont fait partie des intervenants principaux.

Entre réunion de délégation chaque matin à 8h30, puis le soir à 18h, ateliers, bilatérales, drafing group, plénières, apéritifs, la journée d’un membre de la délégation française à Ecosy est bien remplie.

La première volonté des Jeunes Socialistes en arrivant au camp était de faire progresser Ecosy vers une organisation politique, où l’on débat des véritables sujets, où l’on pousse nos aînés à porter une alternative de gauche radicale, où l’on noue des liens avec des organisations partenaires non pas parce qu’elles sont proches géographiquement mais bien parce que nous nous retrouvons autour de la volonté de construire une Europe de l’emploi, de la démocratie et de l’écologie.

Et faire de la politique au jour le jour, cela porte des fruits. Le résultat d’une semaine de militantisme ?

Une résolution adoptée en Bureau d’Ecosy qui reprend notre rejet des politiques d’austérités menées actuellement, le constitutionalisme économique, le démantèlement de l’Etat et la toute-puissance des marchés permise par l’Union Européenne. Elle développe ensuite nos propositions pour une Europe de l’emploi, sociale, démocratique et écologique : l’harmonisation fiscale par le haut, l’interdiction des paradis fiscaux, la réduction du temps de travail, l’investissement dans l’écologie et la transition énergétique pour créer de l’emploi, la protection des travailleurs, la redéfinition des statuts et du rôle de la banque centrale européenne pour assurer l’indépendance des Etats, la taxe sur les transaction financières, et évidemment la démocratie dans l’Union Européenne.

La déclaration finale du camp d’été, issue des discussions d’un groupe de travail quotidien auquel les Jeunes Socialistes français, et leurs homologues autrichiens, allemands et belges ont été particulièrement assidus. Le résultat en est une prise de position forte de la part de l’organisation contre le constitutionalisme économique et le traité budgétaire, pour une Europe du progrès, de l’emploi et de la démocratie. L’inclusion dans ce texte de notre combat contre le capitalisme vert et pour un nouveau modèle de développement est remarquable.

– Une présence massive de l’ensemble de la délégation à la manifestation féministe et à la Marche des Fiertés, qui représentent toujours des revendications de taille dans un camp d’été pourtant socialiste. Nos combats quotidiens et déterminés sur ces sujets, et la conviction que ce ne sont pas seulement les personnes directement concernées du fait de leur genre ou de leur orientation sexuelle, mais bien l’ensemble des militants attachés à l’égalité qui doivent se mobiliser, permet aux Jeunes Socialistes de jouir d’une grande légitimité dans ces moments.

– Une délégation française remarquée et félicitée pour son implication et son influence dans la vie du camp, qu’elle soit politique, militante ou festive. Rendez-vous l’année prochaine… En Finlande !

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