Bilan du conseil national : l’avis des sensibilités du Mouvement des Jeunes Socialistes

Pour Transformer à gauche :

L’adoption du premier dossier du changement des Jeunes Socialistes, débattu et amendé dans toutes les fédérations nous permet d’avoir une position claire et complète sur la situation européenne associée à de véritables propositions. Il servira de base à la réflexion sur une campagne commune que nous développerons avec les Jeunes Socialistes autrichiens et allemands pour tourner le dos à l’austérité, refuser le constitutionalisme économique et le pacte budgétaire qui l’incarne et promouvoir un changement en Europe en faveur de l’emploi, du progrès social et écologique.

Ce Conseil National nous aura par ailleurs permis d’entrer dans le rôle qui doit être celui des Jeunes Socialistes sous un gouvernement de gauche : être utile. Nous serons force de soutien pour la réussite de la gauche au pouvoir, mais aussi force de propositions et d’interpellation. Pour ce faire, nous continuerons à être en prise avec la société en mouvement, à utiliser à plein notre autonomie de réflexion et de pensée.

Nous savons que la réussite de la gauche au pouvoir est chose ardue mais que nous ne pouvons pas échouer tant l’extrême droite est aux aguets. La responsabilité de notre génération est de continuer à porter avec force ses convictions et de ne rien céder sur les combats de valeurs que peuvent représenter la mise en place de l’attestation de contrôle d’identité tout comme la redéfinition d’une politique migratoire où le terme “régularisation” à toute sa place.

Solidaires, exigeants, impertinents si besoin, voilà la voie sur laquelle nous souhaitons engager les Jeunes Socialistes.

Pour La fabrique du changement :

Le Conseil National du 23 juin est venu clore une séquence politique qui a vu la gauche emporter successivement l’élection présidentielle et les élections législatives, une première depuis 1988. Nous avons été acteurs de ces victoires par notre mobilisation sur le terrain, mais aussi par le travail de réflexion qui a permis de voir figurer plusieurs de nos propositions dans le projet de François Hollande.

Pour continuer à servir la gauche, notre organisation doit désormais utiliser son autonomie pour devenir un véritable laboratoire d’idées et de réflexions, ouvert au monde associatif et syndical, en France comme à l’international. C’est en maintenant notre lien avec le mouvement social, en déconnectant notre action de l’actualité politico-médiatique que nous saurons relayer le plus efficacement les aspirations des jeunes auprès de nos aînés.

Cette ambition s’articule nécessairement avec la mission d’éducation populaire du MJS : accompagner chaque adhérent dans un parcours militant où ses réflexions l’amèneront à partager les responsabilités.

Dans cette période où les socialistes sont au pouvoir, le MJS ne doit pas oublier ses fondamentaux : débat, ouverture, réflexion, les clefs pour garantir au MJS son autonomie, garante de son utilité.

Pour La relève :

Ce Conseil national intervient après plusieurs victoires historiques pour la gauche. Une victoire du parti socialiste à l’élection présidentielle et une assemblée nationale acquise à la gauche. Mais les belles victoires si historiques et attendues soient elles ne peuvent nous interdire d’avoir un regard froid sur ce qu’elles ont été. Le but de ce conseil national était donc de faire un bilan et tracé des perspectives. Bilan de notre action au sein de la campagne, de la place de la jeunesse en son sein, de la place de ses préoccupations au sein de notre société.

Hors, force est de constater que si nous avons été acteurs de terrain – nous nous pouvons que saluer le travail des camarades qui au quatre coins de la France se sont levés tôt pour porter le changement- nous ne pouvons que déplorer l’absence de voie des jeunes socialistes et notre incapacité a élever dans le débat public nos volontés et nos combats. Une victoire ne pas peut non plus effacer certaines défaites, plus amères. La montée du populisme sur nos terres et par-delà nos frontières. 6 000 000 d’électeurs au soir du 22 avril 2012, une entrée à l’assemblée nationale, une accession au pouvoir et aux organes étatiques partout en Europe du Front National et de ses partis frères.

Si nous avons su détecter dès le début ce problème, ses dérives, et les risques qu’il comportait nous avons échouer à porter ce combat, à le comprendre, à en analyser ses causes pour mieux enrayer ses conséquences. Aujourd’hui nous savons, nous tenons entre nos mains les premiers résultats et les premières analyses qui nous permettent d’entamer le combat de demain.
La droite par une politique violente a brisé les digues qui protégeaient la République de certaines paroles, de certains débats, d’une stigmatisation sans borne. Ils devront prendre et nous devront leur faire assumer leur responsabilité du brutal réveil du 22 avril et des 21% de Marine Le Pen.

Mais nous devrons aussi prendre toute notre part dans ce résultat et les combats à mener. Les zones périphériques laissées à l’abandon délaissées du politique et des services de l’Etat sont devenu le vivier d’une nouvel forme de rejet et de peur où le Front National a su faire grandir les germes du populisme et de la peur de l’autre. Mais cette lutte ne pourra se faire que par la proposition d’un nouveau modèle, d’une nouvelle voie.

Ce Conseil National a été l’occasion de rappeler qu’une voix ne pouvait être engagée et une voie prise qu’en discussion avec l’ensemble de notre organisation. Comment imaginer lutter contre les populismes sans imaginer la cohésion entre les peuples, l’abolition des barrières entre les hommes et la coopération internationale. Nous sommes la jeunesse de France nous sommes cette jeunesse a qui il revient de créer le monde de demain dont la peur de n’autre ne peut dicter la conduite, où la protection des siens ne peut être prétexte au moins bien vivre des autres, où les barrières ne pourrons jamais être la réponse.

Préparez le changement: restez informés!

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