Limitation des gros salaires dans les entreprises publiques : promesse tenue !

Moins de deux semaines après la baisse immédiate de 30% du salaire du chef de l’Etat et de ses ministres, le gouvernement annonce le respect d’un engagement majeur de la campagne pour lutter contre les inégalités salariales : imposer aux dirigeants des entreprises publiques un écart maximal de rémunération de 1 à 20. Très prochainement adopté par décret, ce principe sera appliqué sans attendre. Alors que la rémunération d’Henri Proglio, PDG d’EDF, représente 63 fois le salaire minimum du groupe, cette mesure conduira à une baisse de 70% de sa rémunération totale (salaire fixe et bonus). Jean-Paul Bailly, PDG de La Poste, premier employeur public après l’Etat devra quant à lui renoncer à plus de 258 000 euros.

Exemplarité mais surtout justice sociale, ces mesures illustrent le volontarisme du gouvernement en matière d’emploi et de politique salariale. Au même moment, le gouvernement engage la hausse de l’allocation de rentrée scolaire pour les familles les plus modestes, de même que des discussions avec les syndicats pour donner dès juillet un coup de pousse au SMIC. Deux mesures qui augmenteront le pouvoir d’achat de milliers de salariés.

Ainsi, loin de se contenter de mesures symboliques et de faible ampleur, l’Etat compte bien utiliser tous les leviers à sa disposition. Lors de l’assemblée générale des actionnaires du groupe Air France KLM, le gouvernement a voté contre la prime de 400 000 euros accordée à l’ancien directeur général Pierre-Henri Gourgeon. Face au vaste plan de suppressions d’emplois préparé par Air France-KLM, susceptible d’atteindre 5 000 postes d’ici 2015 et à l’incapacité des anciens dirigeants à éviter les graves difficultés auxquelles est confronté le groupe, il était temps de restaurer décence et justice salariale.

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