François Hollande et Valérie Fourneyron à l’écoute des représentants syndicaux et associatifs

François Hollande s’exprimait hier devant le Conseil Economique, social, et environnemental (CESE) pour son premier grand discours aux partenaires sociaux. Dans l’enceinte du Palais d’Iéna, où siège cette instance représentative des forces sociales du pays, syndicalistes, mutualistes, patrons, artisans, professions libérales, François Hollande s’est adressé au pays pour parler de la situation des jeunes de France.

Le Président a tenu à rappeler l’importance du lien que l’Etat doit entretenir avec les corps intermédiaires, par la décentralisation, pour démultiplier l’action d’un Etat qui protège et qui rassemble. Le temps de la concertation, du dialogue social, privilégié par François Hollande, montre une vraie rupture avec le style du président sortant.

Les thématiques abordées par le Président étaient nombreuses, redressement productif par la réindustralisation de la France et de l’Europe, nécessité d’engager la transition énergétique de notre économie, investir dans la formation et accompagner les jeunes, enfin, garantir l’égalité des territoires.

Un avis sur les droits sociaux des jeunes et leur élargissement

La séance plénière qui suivait a marqué la présentation, puis le vote par le CESE de son dernier avis portant sur les droits sociaux des jeunes et l’amélioration de leur recours. Présenté par Antoine Dulin, responsable des Scouts de France, l’avis fut adopté par l’assemblée en fin d’après-midi.

Son adoption a permis à la ministre Valérie Fourneyron, qui tenait à y assister, de prononcer un discours attentif aux problématiques rencontrées par les jeunes de France.

Difficultés d’accès à un logement, à la santé, à un emploi stable et durable, les jeunes sont les derniers entrants sur le marché du travail, et les premiers touchés par la précarité. Porter des mesures générales, qui leur bénéficieront en premier lieu, voilà le propos de ce rapport, bien compris par la ministre présente.

« Ce que les jeunes veulent, ce n’est pas l’assistance, mais l’autonomie et la construction de leur indépendance. Faisons-leur confiance ! Aujourd’hui, ce n’est pas pour eux mais bien avec eux que nous construirons les nouvelles politiques publiques, que nous construirons leur l’avenir, que nous construirons l’avenir de notre nation. »

Pour lutter contre l’empilement des dispositifs à destination des jeunes, la ministre a d’ores et déjà annoncé la tenue d’un conseil interministériel de la jeunesse permettant la mise en cohérence de ces politiques publiques. Cette proposition faisait échos aux propositions des 60 organisations signataire du Big Bang jeunesse, que Valérie Fourneyron avait tenu à rencontrer quelques jours auparavant.

Après 10 ans de droite au pouvoir, l’heure de l’écoute et du dialogue social est enfin venue !

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