Les peuples européens ont lancé les premiers avertissements à une Europe de l’austérité

Après la France, les peuples du Royaume-Uni, d’Allemagne et de Grèce disent non à l’austérité en Europe.

Ces dernières semaines, les peuples européens ont adressé un sérieux coup de semonce à la droite européenne et aux politiques d’austérité qu’elle met en oeuvre sur le continent. Après les municipales britanniques largement remportées par les travaillistes, c’est le Land le plus peuplé d’Allemagne (18 millions d’habitants), la Rhénanie du Nord – Westphalie, qui a massivement voté pour le SPD, les sociaux-démocrates, imposant une défaite cuisante à Angela Merkel, alors même que le candidat du parti chrétien-démocrate (CDU) avait transformé le scrutin en référendum sur la politique d’austérité. Le SPD sort renforcé du scrutin et conserve le gouvernement fédéral. Notons cependant la progression des libéraux du FDP qui montre que le travail pour construire une Europe sociale, écologiste et démocratique reste encore à mener.

Mais cette nouvelle défaite affaiblit encore un peu plus la Chancelière allemande, qui a toujours besoin d’une majorité qualifiée au Bundestag (chambre basse) et donc des voix du SPD pour ratifier le traité européen. Or le SPD a clairement dit qu’ils ne le feraient pas si le Pacte Budgétaire n’était pas renégocié, comme nous le rappelaient nos camarades des Jusos dans un communiqué de presse commun. François Hollande se rendra à Berlin dès mardi soir pour avancer dans cette voie.

La politique d’austérité européenne a également été largement rejetée en Grèce, où les citoyens se sont prononcés clairement contre les politiques d’ajustement structurel imposées par la Commission Européenne, la BCE et le FMI. La progression des néonazis lors de cette élection souligne cependant l’ampleur de la volonté politique que les gauches européennes devront encore montrer pour faire que l’Europe revoie sa copie et propose à la Grèce un nouveau mécanisme de soutien. Il est plus que temps de relancer une croissance durable dans le pays, maintenant que la question de la dette n’est plus un problème, celle-ci étant désormais détenue par Bruxelles.

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