La jeunesse Mexicaine se soulève pour plus de démocratie

Le 11 mai dernier, Peña Nieto, le candidat du PRI, parti révolutionnaire institutionnel resté au pouvoir pendant plus de 70 ans, fait campagne à l’université iberoamericana. Parmi les universités les plus chères du Mexiqe elle accueille les enfants des grandes fortunes du pays et du monde. Et pourtant, les étudiants ont décidé de se révolter contre ce candidat issu de l’ancien parti dictatorial et gouverneur de l’état de Mexico , le faisant finalement renoncer à finir sa conférence. Aucun média n’a relayé cette contestation, faisant état d’une visite pacifique de celui qui, selon les sondages, à de grandes chances de remplacer Felipe Calderon à la tête du Mexique.

Suite à ce traitement médiatique et aux accusations d’instrumentalisation des étudiants, de très nombreuses manifestations ont été organisées rassemblant la plupart des universités de Mexico et autres grands villes du pays pour demander plus de démocratie et plus de transparence dans le processus politique. Les élections se tiendront en juillet prochain et les jeunes veulent faire entendre leur voix, regroupés dans un collectif intitilé « yo soy 132 » en référence aux 131 étudiants ayant poste une vidéo pour contrer les accusations d instrumentalisation.

Les média n’ont eu d’autre choix que de relayer ce mouvement de contestation sans précédent arrivé jusqu aux locaux des chaînes de télévision.

L’élection présidentielle qui arrive s annonce cruciale dans un pays où la violence et l’insécurité n avaient pas ete si fort depuis des décennies les principaux cartels de drogue n hésitant plus à tuer journalistes narcos de cartels opposés mais également blogueurs et utilisateurs des réseaux sociaux.

Les appels de la jeunesse à se « réveiller  » et prendre part au changement Qu ils veulent pour leur pays se multiplient et notamment grâce à une explosion de l utilisation des réseaux sociaux.

Les étudiants bourgeois de la ibéro ont été à l’origine de cette contestation sociale qui regroupe maintenant les étudiants de l’université publique (la UNAM très marqué à gauche avec son quotidien La Jornada) et des jeunes issus d’autres régions mexicaines . La question qui se pose reste donc : arriveront ils a fédérer l’ensemble de la jeunesse d’un pays ou l’éducation universitaire est loin d être partagée par tous ? Arriveront ils a peser sur le jeu politique et de mener les candidats sur leurs thématiques ? On ne peut que leur souhaiter et les soutenir dans ce combat pour plus de démocratie, de paix sociale et de justice.

Préparez le changement: restez informés!

1 commentaire

  1. Georges COUMES

    1 juillet 2012 à 16:16

    Aujourd’hui 1er juillet 2012 – De Mexico où je suis résident français depuis bientôt 30 ans – je suis furieux à la lecture de certains articles de presse français qui annoncent sans aucune vergogne le retour du PRI au pouvoir au Mexique – Je me pose la question de savoir si certains « journalistes » n’auraient pas été eux aussi payés par le PRI ?
    Hélas ! Hélas ! Trois fois hélas ! Comment le PRI parti de « centre droit » corrompu et autoritaire, lié ouvertement au narcotrafic, représentant de l’argent sale, du caciquisme, et des fraudes électorales peut-il prétendre être aujourd’hui un parti représentatif ? Comment un parti comme le PRI peut-il prétendre diriger le pays après une campagne insolente de vices de formes où l’argent a permis à celui-ci de corrompre jusqu’à l’organe officiel supervisant les élections (IFE), les organismes officiels de sondages qui donnent son candidat vainqueur alors que tous les organismes indépendants donnent le candidat du PRD largement en tête ? Comment le Mexique va-t-il se voir diriger par l’ancien gouverneur de l’Etat de Mexico, l’Etat le plus corrompu de la Nation, le plus endetté et le plus dangereux, le nombre de féminicides dans cet Etat dépassant celui de la ville de Juarez dans le nord du Mexique, la ville la plus dangereuse du Mexique ?!!! Le PRI est membre de l’internationale socialiste, alors que le PRD (Parti de la Révolution Démocratique) et le PT (Partir du Travail) ne sont qu’observateurs. Honte au PS français de ne pas demander son exclusion de l’Internationale socialiste ! Honte au PS français de soutenir le candidat du PRI au lieu de soutenir naturellement le candidat de la gauche mexicaine, Andrès Manuel LOPEZ OBRADOR ! Honte aux conseillers Amérique latine de François Hollande pour ne pas mesurer le mal que représente le retour du PRI au pouvoir dans un pays où 50 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté et où vit l’homme le plus riche du monde Carlos SLIM ! Le retour au pouvoir du PRI au sommet de l’Etat ne marquera en rien un nouveau partage de la richesse, cela ne fait même pas partie, ou si peu, du programme de son candidat. étroitement lié à un groupe de politiciens parmi les plus verreux du Mexique, à commencer par l’ancien président Carlos Salinas de Gortari et le fameux groupe Atlacomulco. Si le candidat du PRI gagne ce dimanche la présidentielle au Mexique, cela sera le résultat d’une nouvelle fraude électorale dont les conséquences seront peut-être autres que les précédentes étant donné que les jeunes désormais conscients des dangers du retour au pouvoir du PRI, mènent une campagne (#Yoy132) de prise de conscience auprès d’une population totalement intoxiquée par des moyens de communications (Televisa y TV Azteca) totalement vendus au PRI (Voir les articles à ce sujet du Guardian). Honte à la France, honte à l’UE, honte à toutes les puissances mondiales qui reconnaîtraient dans les jours qui viennent la « victoire » du PRI qui marquerait le retour de pratiques ancestrales dont les mexicains d’aujourd’hui ne veulent plus !

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