L’assourdissant silence des Jeunes Populaires sur la situation en Hongrie

Le silence des Jeunes Pop sur la situation en Hongrie est accablant et insupportable. Alors que le gouvernement de Viktor Orban est en train de faire sombrer son pays dans un régime de moins en moins démocratique, les Jeunes Pop restent muets sur l’action de ce parti de droite. Il faut dire que le mouvement de jeunesse du Fidesz, Fidelitas, est membre de YEPP, les jeunes populaires européens. Plus grave encore, c’est un membre de Fidelitas, Csaba Domotor, qui préside aujourd’hui cette organisation, qui a organisé son dernier conseil à Marseille en décembre.

La situation en Hongrie est pourtant grave : Orban et le Fidesz ont tout simplement fait disparaitre toute référence à la République dans la Constitution, ajoutant au passage une référence à Dieu. L’avortement et le mariage pour tous sont rendus constitutionnellement impossibles. Cela s’ajoute à une loi sur les medias qui restreint fortement la liberté de la presse et à des mesures de répressions politiques en rendant responsables des crimes communistes les actuels dirigeants du Parti Socialiste hongrois, qui est aujourd’hui un parti social-démocrate. Enfin, la nouvelle loi électorale instaure un scrutin à un tour et un découpage électoral très favorable au Fidesz.

Orban organise un verrouillage en règle de la société hongroise, en s’attaquant à la Constitution, au Parlement, aux medias, à ses opposants, mais aussi à l’ensemble des institutions nationales, notamment la Banque Centrale, dont les responsables seront désormais nommés par Orban pour des mandats à la durée rallongée.

Si Alain Juppé a eu raison de demander à l’Union Européenne de prendre des mesures fortes, son propos n’en apparait que plus hypocrite devant le silence assourdissant de l’UMP et des Jeunes Pop. Les Jeunes Socialistes demandent à Benjamin Lancar de se prononcer clairement sur le virage antidémocratique que le Fidesz fait prendre à la Hongrie.

Préparez le changement: restez informés!

1 commentaire

  1. furgole

    11 janvier 2012 à 16:38

    La situation en Hongrie me semble bien plus démocratique qu’en France où 94% de journalistes sont d’extrême-gauche (source CGT), et où la désinformation est chronique.

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