Discours de Thierry Marchal-Beck au Bourget

Mes chers amis,

Nous y sommes, la campagne pour notre candidat François Hollande est déjà pleinement lancée et il ne nous reste que 90 jours pour qu’il soit en tête dès le premier tour.

Cela a commencé en décembre, nous avons – biens souvent avec vous les secrétaires de sections – mené cette indispensable campagne d’inscription sur les listes électorales.

Effectivement, le gouvernement et l’UMP ne voulait pas de cette campagne. Ils ne savent que trop bien ce qu’ils ont à perdre d’une mobilisation de la jeunesse, de nos quartiers, des ouvriers et des salariés de notre pays lors de cette élection.

***

Aujourd’hui nous menons encore campagne ensemble sur le bilan, je devrais dire le passif, que le président sortant lègue à la France et à ma génération. Nous allons à la rencontre des jeunes de France en posant une question simple : au regard de son bilan souhaitons nous en prendre encore pour 5 ans.

Souhaitons nous encore 5 ans de Sarkozy où 550 personnes se retrouvent au chômage par jour ?
Souhaitons nous encore 5 ans de Sarkozy où 32 postes d’enseignants sont supprimés par jour ?
Souhaitons nous encore 5 ans de Sarkozy où 1,7 millions d’euros sont versés par jour aux plus riches avec le bouclier fiscal ?

Quand on voit ce qu’il arrive à faire comme dégât en une journée, est-ce qu’une seule personne censé souhaite en reprendre pour 5 ans ?

Nous ne le laisserons pas esquiver son bilan, dont il est responsable, et que ma génération subit chaque jour.

Son bilan ce n’est pas une succession de chiffres, aussi terrible et révélateurs soient-ils. C’est une réalité qui s’inscrit dans les cœurs, dans les têtes et bien souvent dans les chairs de milliers de jeunes hommes et de jeunes femmes.

J’étais ce vendredi à Bourgoin Jailleu, en Isère, pour soutenir le collectif superwatt qui regroupe des salariés de l’entreprise photowatt, qui est aujourd’hui en liquidation avec la menace de plus de 440 emplois détruis.

J’ai rencontré Julien et Alexia, deux jeunes salariés de moins de trente ans, qui sont fiers de ce qu’ils font.
Fiers d’être dans la seule entreprise française qui savait produire des panneaux photovoltaïque de A à Z. Fiers de participer par leur travail productif, par de l’emploi industriel à la conversion écologique de notre société.

A entendre leur histoire, a les entendre me parler avec une telle fougue de leur métier, de leur filière, de leur industrie, des emplois que cela permet de créer et comment ils se réalisent par leur travail je me disais que l’on ne pouvait espérer une jeunesse plus utiles à son pays.

Et pourtant, aujourd’hui ils sont les premières victimes de Sarkozy.

17 000 emplois supprimés dans la filière photovoltaïque en moins de deux ans, et plus de 2000 directement menacés dans les trois mois qui viennent. Voilà le coût social des tergiversations du gouvernement, de l’absence de cadre fiscal et réglementaire précis qui détruit notre industrie.

Voilà pourquoi les jeunes de France ils souhaitent qu’on leur parle de politique industrielle, ils souhaitent qu’on leur parle de conversion écologique, voilà pourquoi nous sommes prêt à nous soulever pour un pacte productif, un pacte éducatif, un pacte redistributif.

Voilà pourquoi les jeunes de France ne se feront pas berner par les fausses solutions de la droite et que nous ferons face à la troika de la TVA – Bayrou, Sarkozy, Le Pen –, plus deux avec l’un, plus trois avec l’autre et avec Sarkozy on ne sait jusqu’où cela peut aller et à chaque fois ce sont les mêmes qui trinquent : les plus modestes, les jeunes, les retraités.

Nous rentrons dans une campagne marqué par un authentique débat gauche contre droite.
Ils veulent détruire 30 000 postes dans l’éducation nationale, on veut en créer 60 000.
Ils veulent supprimer une 5ème semaine de congés payé, nous voulons le retour aux 35H.
Ils veulent taxer les plus modestes, nous voulons une gauche du pouvoir d’achat avec l’encadrement des loyers et les coups de pouces au SMIC.

Ne nous épargnons aucun effort pour faire gagner François Hollande, car la droite quel que soit son visage n’épargnera aucun coup aux jeunes, aux ouvriers et aux salariés de France.

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Nous avons tous 1001 bonnes raisons de nous engager dans cette campagne et il y a 1001 façons de le faire. A nous d’être audacieux, imaginatif, inventif dans la façon de mener cette campagne. A nous d’ouvrir les portes aux changement.

On ouvre les portes aux changements avec un café débat sur l’égalité entre tous les amours, le mariage pour tous et le droit à l’adoption de tout les couples avec la plateforme LGBT.

On ouvre les portes aux changements avec des actions coup de poing pour faire connaître les propositions de François Hollande pour l’égalité salariale, la parité, la garantie du droit à l’IVG et l’accès à la contraception pour tout les jeunes avec la plateforme féministe.

On ouvre les portes aux changements en organisant des débats participatifs dans nos universités, aux abords de nos lycées pro pour promouvoir le parcours d’autonomie qui garantie à chaque jeune de 16 à 18 ans d’être en formation, tout en permettant à chaque jeune de se consacrer à plein temps à ses études sans avoir à se salarier.

On ouvre les portes aux changements, quand la gauche elle sors du discours et qu’elle donne des gages aux jeunes de nos quartiers qui n’en peuvent plus de subir les discriminations, les contrôles aux faciès, le racisme rampant ou l’adoption de loi qui ne vise que les musulmans.

Nous irons dans nos quartiers, nous irons dans nos villages, dans les halls d’immeubles, sous les préau des écoles, où sous un chapiteau que nous monterons et démonterons de ville en ville pour échanger, débattre, mobiliser et convaincre les millions de jeunes qui attendent qu’enfin nous nous adressions à eux.

Voilà pourquoi nous nous appuierons sur les volontaires du changement, que nous espérons chaque jour plus nombreux, et qui seront de véritables micro directeur de campagne à leur échelle et surtout des micros leaders d’opinions auprès de leurs amis et de leurs familles, de leurs collègues de travail ou camarades de classes.

Chers amis, si vous partagez cette même impatience,
si vous partagez cette même urgence,
si vous partagez cette même espérance,
si nous faisons ce que nous devons faire, alors je n’ai aucun doute que de Marseille à Poitiers, de Toulouse à Mulhouse, de Valence à Lille, le peuple de France va se lever pour porter François Hollande à l’Élysée.

Préparez le changement: restez informés!

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