La voix de la démocratie, de la justice et de l’égalité a retenti hier au Sénat

Hier soir, le Sénat a adopté, avec 173 voix contre 166, la proposition formulée par la majorité de gauche du sénat qui dispose : « le droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales peut être accordé » aux étrangers non communautaires résidant en France. La proposition précise que ces étrangers pourront être conseillers municipaux mais pas exercer « des fonctions de maire ou d’adjoint » ni participer à l’élection des sénateurs.

Aujourd’hui, seuls les citoyens français et les ressortissants communautaires, sous réserve de réciprocité, peuvent voter aux élections municipales et être élus conseillers municipaux.

La droite s’obstine « de toutes ses forces », comme le revendique François Fillon à maintenir ce paradoxe : un étranger, qui vit, travaille, paie ses impôts en France depuis des années dont les enfants sont nés et vont à l’école en France et qui participe activement à la vie de cité, n’a pas le droit de s’exprimer par le vote aux élections locales. Ce paradoxe est d’autant plus insupportable que les conditions d’acquisition de la nationalité française sont au fil des réformes et des circulaires toujours plus restrictives.

En pleine crise sociale et démocratique, il est à présent essentiel de promouvoir une cohésion et une citoyenneté locale. Au-delà d’une avancée démocratique majeure, le droit de vote des étrangers non communautaires aux élections est une question de justice et d’égalité. C’est encore une condition d’une intégration digne et humaniste des étrangers en France. C’est enfin un droit que 61 % des français reconnaissent aujourd’hui légitime (selon un sondage BVA) .

Comme l’a souligné Martine Aubry, la majorité sénatoriale de gauche a fait entendre au Parlement à travers ce vote : « la voix du progrès, de la solidarité et de la République ».

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