Elections et fausse démocratie en République Démocratique du Congo

L’annonce des résultats des élections présidentielles qui viennent de se tenir en République Démocratique du Congo sont une nouvelle preuve que de nombreux africains sont privés de leurs droits démocratiques. La Commission Electorale Indépendante, après deux reports, a annoncé que Joseph Kabila l’avait emporté vendredi par 49% des suffrages.

La réélection de celui-ci à un poste qu’il occupe depuis dix ans a été entachée de fraudes et d’irrégularités qui ont été dénoncées à la fois par l’opposition et par des organisations de la société civile et de protection des droits de l’homme. Kabila a également utilisé les moyens de l’Etat pour sa campagne et a privé ses opposants de couverture médiatique : son principal opposant, Étienne Tshisekedi n’a eu droit qu’à 1% de temps d’antenne à la télévision nationale selon la chef de mission de l’UE, Mariya Nedelcheva. Des militants et candidats de l’opposition ont été tués, agressés et emprisonnés dans tous le pays durant la campagne électorale.

En dépit de ses richesses et de sa croissance de 6% par an, la RDC occupe le dernier rang au classement de l’IDH et est parmi l’un des pays les plus corrompus du monde. Ces élections ont néanmoins massivement mobilisé les Congolais et ont démontré leur aspiration au changement et à une alternance démocratique dans ce pays qui se relèvent de deux décennies de guerre civile.

La communauté internationale a largement investi dans l’organisation des élections congolaises mais ne s’est pas donné les moyens de faire respecter le vote des Congolais. Aucun représentant étranger ne s’est insurgé contre la modification constitutionnelle imposée par Joseph Kabila au début de l’année et qui prévoit une élection présidentielle à un tour et remet en cause l’indépendance du parquet, désormais placé sous le contrôle du Ministère de la Justice. Aucune pression n’a été exercée sur Joseph Kabila qui a renforcé son pouvoir et son emprise personnelle sur le pays et en dépit des violations manifestes des droits de l’homme.

Les Jeunes Socialistes sont extrêmement concernés par l’issu du processus électoral en République Démocratique du Congo et s’inquiètent des violences qui s’annoncent. Ils appellent la communauté internationale et la France à dénoncer cette farce électorale et à faire pression sur le pouvoir congolais pour la mise en place d’une stratégie de sortie de crise. Ils apportent un soutien sans faille aux organisations de la société civile congolaise dans leur combat pour un Congo démocratique.

Préparez le changement: restez informés!

1 commentaire

  1. kalu luvumbu

    22 janvier 2012 à 14:36

    bonjour
    Je suis totalement d’accord avec vous. je trouve que M.KABILA ayant fais 10 ans au pouvoir devrez partir ,M.KABILA ayant obligée a des mineur de vote,M.tshisekedi devrait etre president de la REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO. La dernier polemique dit que M.KABILA a vole 15 milliard de dollars en 10 de pouvoir que le 2eme president de la Republique Democratique Du CONGO anciennement zaire diriger par mobutu n’a vole que 5 milliard de dollars en 32 ans de pouvoir , des journaliste on demander a la population Congolaise comment etait la situation il sont repondu qu’il regretais l’ancien president, M. KABILA a trop volée nous croyons au Parti Socialiste , nous demandons que le peuple Congolais soit liberée que M.HOLLANDE aide le peuple Congolais . Le gouvernement de Nicolas sarkozy n’a jamais reagi , le peuple Congolais souffre .
    Ma questions est est-que vous allez reagir pour le peuple congolais ?

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