Union Européenne: l’aide alimentaire aura 2 ans de répit face aux banques

Alors que l’Union Européenne rassemble des pays développés, riches, 17% de ses habitants vivent sous le seuil de pauvreté. En 1987, le Programme Européen d’Aide aux plus Demunis a été créé par le socialiste Jacques Delors comme une des premières politiques sociales de l’Europe. Il bénéficie aujourd’hui à 13 millions de personnes et ses subventions seront finalement maintenues jusqu’en 2014.

Depuis plusieurs mois en effet, 6 pays de l’Union Européenne (Allemagne, Suède, Royaume-Uni, République Tchèque, Pays-Bas, Danemark) avaient demandé la diminution des 3/4 des crédits de ce programme de 480 millions d’euros qui selon eux ne correspondraient pas aux compétences de l’Union Européenne.

Voilà bien un choix politique honteux, caractéristique d’institutions où les néolibéraux et conservateurs sont largement majoritaires depuis les dernières élections. Une honte quand les Européens sont parmi les plus riches du monde et laissent pourtant une part importante de leurs habitants dans la misère. Un choix politique, quand un fonds de 1000 milliards d’euros est créé pour recapitaliser les banques qui nous ont menées à cette crise, alors que seuls 500 millions d’euros auraient été économisés par cette mesure injuste. L’abandon de cette mesure rendraient les institutions européennes presque plus humaines à nos yeux quand des plans de rigueur mettent des milliers de personnes à la rue ou au chômage, cassant tous les services publics.

Les Jeunes Socialistes dénoncent l’initiative des 6 pays européens qui veulent supprimer le Programme Européen d’Aide aux plus Démunis, et restent vigilants jusqu’en 2014 : nous portons le projet d’une Europe sociale où des critères sociaux (seuil de pauvreté, revenu minimum, sans abris, éducation pour tous) donneraient d’autres objectifs de convergence aux états membres que le déficit ou la dette. Les Jeunes Socialistes réaffirment leur soutien aux associations et fondations caritatives dont 30% des fonds sont issus de ce programme.

L’hiver sera rude en France, alors que la droite n’a plus de politique de logement, laissant les mains libres aux marchés et à l’augmentation des loyers. Pour les plus modestes, quel avenir avec un gouvernement UMP qui veut augmenter la TVA et faire payer les plus pauvres tout en augmentant le SMIC à un taux inférieur à l’inflation et au coût de la vie? 2012 doit être l’occasion d’un changement profond, tant dans nos politiques nationales que dans le projet que nous portons pour une Europe politique et sociale aux marges de manoeuvre budgétaires et aux compétences élargies.

Préparez le changement: restez informés!

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