SIDA : la droite ne me protège pas, la capote si

Lutter contre le SIDA : le choix des Jeunes Socialistes. Retrouvez la campagne des Jeunes Socialistes à l’occasion du 1er décembre, journée mondiale contre le SIDA.

1er Décembre une journée de mobilisation mondiale contre le SIDA, pour une politique de réduction des risques

En l’espace de quelques années, la droite au pouvoir a mis en péril la lutte contre le fléau du Sida, préférant défendre des valeurs morales archaïques sous prétexte de réductions budgétaires. Le système de soin et de prévention français a été détricoté par cette droite à qui la santé importe peu. Cette politique est absurde et irresponsable d’un point de vue gestionnaire, la prévention qui peut être très efficace coûte bien moins cher que le soin curatif.

Notre génération n’a pas connu l’époque sans Sida. Pourtant, les 15-20 ans qui ont connu leur éveil sexuel sous la droite de Sarkozy, ont été moins touchés par les campagnes de préventions que leurs aînés. En effet, toutes les politiques de prévention de santé publique ont pâti du manque criant de moyens mais aussi du discrédit des messages rabâchés et le ridicule du gouvernement avec sa surenchère sur le vaccin contre la grippe H1N1.

30 ans après la découverte du VIH, Virus de l’Immunodéficience Humaine, nous devons être la génération qui vaincra le Sida.

Si le Sida aujourd’hui est devenu une maladie chronique, quand il est traité par trithérapies, on ne sait pas le guérir, c’est encore une maladie mortelle. La recrudescence des comportements à risque chez les jeunes de notre génération est préoccupante, le défaut de prévention et de campagnes ciblées et rénovées a laissé se banaliser le message, la vigilance a baissé et en 2010 près de 6300 personnes ont découvert leur séropositivité. Les personnes âgées de 25 à 49 ans représentent les trois-quarts des découvertes de séropositivité en 2009 d’où l’urgence de sensibiliser les jeunes. La pandémie touche autant les hommes que les femmes, les hétérosexuels que les homosexuels. Il faut dire qu’un jeune dans toute sa scolarité ne connaît actuellement que deux heures de cours d’éducation aux sexualités, que les postes d’infirmières scolaires et de personnel médical ne cessent d’être supprimés, que leur formation n’est pas adaptée aux messages de prévention et de tolérance vis-à-vis de toutes les sexualités.

Si la vigilance a baissé face au Sida, que le discours de prévention s’est banalisé au point de n’être plus efficace, les idées reçues sur la maladie et la contamination, elles, ont la vie dure.

Nous voulons une véritable politique de prévention et de réduction des risques, des moyens doivent être mis en place pour la rendre efficace.

Les grandes campagnes nationales de prévention n’atteignent pas leur cible, ne servant qu’à ceux qui sont déjà les mieux informés. Il faut repenser la stratégie en multipliant les actions publiques de prévention avec des messages ciblés auprès des jeunes gays et des jeunes habitant dans les quartiers populaires.

Les moyens supprimés par la droite aux centres de planification familiale et aux associations doivent être rétablis car ces lieux d’accueil, d’écoute et d’accompagnement jouent un rôle essentiel dans la prévention auprès des jeunes.

Les séances d’éducation sexuelles qui sont aujourd’hui très largement insuffisantes et souvent inefficaces doivent être menées par des professionnelles ou des acteurs associatifs agréés plusieurs fois par cycle scolaire du collège à la fin du lycée. Il faut d’urgence faciliter l’agrément des associations de prévention pour l’intervention en milieu scolaire, ces acteurs qui sont les mieux à même de sensibiliser les jeunes, se voient trop souvent refuser l’accès aux établissements.

Enfin, il faut stopper le mouvement de fermeture des centres de planification en en intégrant certains aux coopératives de santé, et redonner leurs moyens aux plannings familiaux. Ces deux acteurs agissent en effet en complémentarité.

L’utilisation du préservatif seule protection efficace, doit devenir systématique pour réellement enrayer la contamination par le VIH, pour cela il faut généraliser et massifier la distribution de préservatifs masculins et féminins gratuits dans les collèges et lycées et à bas coût auprès des jeunes et des populations à risque. Nous voulons mettre fin au monopole qui existe sur la fabrication du préservatif féminin vendu aujourd’hui à un prix prohibitif (jusqu’à 7 € la boîte de 3).

Pour une véritable politique de prévention des risques, il faut aussi agir auprès des usagers de drogues en légalisant les salles de consommation à moindre risque pour assurer un accompagnement sanitaire et social et garantir l’utilisation de matériel stérile.
En milieu carcéral également il faut instaurer la distribution de préservatifs à tous les détenus et de kits stériles à usage unique (seringues, pailles, etc.) aux personnes dépendantes.

Pour faire du dépistage une habitude, l’accès au dépistage anonyme et gratuit doit être garanti dans tous les laboratoires d’analyses médicales sans ordonnance. Nous proposons de mettre en place des bus itinérants de prévention, proposant des tests du VIH et IST dans les principaux lieux de vie des jeunes (lycées, universités, quartiers populaires). Enfin, il faut généraliser le « test rapide » dont la fiabilité a été prouvée, en formant le personnel médical à son utilisation et en permettant son accès dans tous les centres de dépistage et les centres de planification.

Face la casse du système de santé opérée par la droite avec les franchises médicales, les taxes sur les complémentaires santé et le droit d’entrée de 30 euros pour l’Aide Médicale d’Etat, nous devons rétablir l’accès de tous aux soins. Tous les traitements médicaux des séropositifs ainsi que les traitements des effets secondaires doivent être pris en charge 100% sans avance de frais par le patient.

À travers le monde, garantir l’accès de tous aux traitements les plus efficaces, passe par l’autorisation de fabrication de génériques et le don de médicaments.

Enfin, parce que le Sida est une maladie grave, mais aussi prétexte à de nombreuses injustices, nous voulons interdire et sanctionner toutes les discriminations à l’encontre des personnes séropositives que ce soit pour l’accès au crédit, à l’assurance au logement ou à l’emploi.

Préparez le changement: restez informés!

1 commentaire

  1. MJS › Les Jeunes Socialistes › Sida : la droite ne me protège pas, la capote si

    30 novembre 2011 à 13:23

    [...] SIDA : la droite ne me protège pas, la capote si [...]

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