Retraites : une fois de plus le gouvernement se moque des travailleurs !

C’est désormais confirmé, dans son nouveau plan de rigueur, le gouvernement entend, entre autres mesures injustes socialement, accélérer la réforme des retraites en faisant passer l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans en 2017. Aujourd’hui, François Fillon semble vouloir avancer la mise en œuvre de cette réforme, la justifiant par la situation de crise et d’endettement du pays.

La Caisse nationale d’assurance vieillesse, CNAV, elle-même n’a pas été consultée avant cette annonce et dénonce une méthode «brutale et cavalière», selon les termes de Gérard Rivière, son président.
Les Jeunes Socialistes dénoncent cette nouvelle mesure inacceptable qui touchera d’abord les plus vulnérables face à la précarité : les travailleurs modestes et les femmes.

Le gouvernement ayant fait fi de la mobilisation massive des citoyens et des jeunes à l’automne 2010, pour défendre le droit à une retraite décente à 60 ans, s’épargne, aujourd’hui, une concertation avec la CNAV et les syndicats et annonce une mesure de plus qui pèsera sur les travailleurs et non sur les vrais responsables de la crise financière et sociale actuelle.

Cette réforme des retraites absurde et injuste, tant en termes d’emploi que de santé publique, s’appuie sur des faux arguments comme l’augmentation de l’espérance de vie. Or, si nous vivons aujourd’hui plus longtemps c’est grâce à l’amélioration des conditions de travail et de vie depuis 50 ans, mais il convient de distinguer l’espérance de vie en bonne santé, qui ne dépasse pas les 62,4 ans pour les hommes et 64,2 ans pour les femmes. On observe par ailleurs que celle-ci commence à régresser du fait de la dégradation des conditions de vie et de travail.

Cette accélération de la réforme va de pair avec une loi de finance de la sécurité sociale qui fait peser sur les usagers et patients les conséquences de la crise financière. Le même plan de rigueur annoncé entend faire payer encore une fois les contribuables en supprimant l’indexation des prestations familiales sur l’inflation, bloquant ainsi leur montant sans tenir compte de hausses futures des prix.

Nous rappelons que d’autres sources de financement de la réforme existent ! Quand les plus pauvres trinquent, les plus riches continuent à s’enrichir, nous voulons mettre à contribution les revenus financiers et du patrimoine, aujourd’hui protégés par le gouvernement. Une réforme des cotisations patronales qui seraient adossées à la richesse produite s’impose également afin de rendre le financement du système de retraites enfin juste.

Les Jeunes Socialistes rappellent que François Hollande s’est engagé à raison dans une réforme juste et équitable, celle du rétablissement de l’âge légal de départ en retraite à 60 ans. Nous défendons le droit à vivre une retraite en bonne santé et non de passer du travail à la mort, un droit que doit continuer à porter notre génération, première victime à venir de ces mesures injustes.

Jeunes Socialistes, nous refusons l’institutionnalisation de la précarité, nous voulons une autre société celle du temps libéré, de la solidarité entre les générations et de la réduction des inégalités.

Préparez le changement: restez informés!

1 commentaire

  1. desmoulin

    14 novembre 2011 à 20:50

    Je savais bien que les autocollants de l’an dernier resserviraient un jour…

Réagissez !

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.