Grèce : quand les technocrates gouvernent avec l’extrême droite

Alors que l’Europe est frappée par une crise financière et politique sans précédent, l’extrême droite fait son entrée dans le gouvernement grec. Cette première depuis le retour de la démocratie après la dictature des colonels choque profondément les Jeunes Socialistes.

Symptôme d’une crise économique, politique, sociale et humaine, cette accession aux plus hautes responsabilités de l’Etat de G. Kadatzaferis leader du parti d’extrême droite LAOS est le signe d’une Europe qui tourne le dos aux peuples, quand les dirigeants arrivent au pouvoir sans démocratie.

L’austérité et la rigueur préfèrent manifestement les technocrates conservateurs qui gouvernent avec l’extrême droite pour rassurer les marchés, que les référendums qui donnent la parole aux citoyens.

Le manque de politique claire à une échelle Européenne, aggravée par des plans d’austérité permanents et sans cohésions, plongent les peuples dans un désespoir financier et humain, favorable au nationalisme, au repli sur soi, à l’abandon de l’autre.

Force est de constater, qu’au quatre coins de l’Europe, les populismes gagnent du terrain et qu’aujourd’hui le combat contre l’extrême droite est un combat d’actualité, que nous devrons mener avec force, convictions et courage.

Face à une Europe en perte de repères et qui se fait imposer ses politiques et ses dirigeants par les marchés financiers, face à des dirigeants aux silences assourdissants, à une crise qui ouvre la brèche de la xénophobie, le rôle de la gauche est plus que jamais d’œuvrer pour une Europe politique et solidaire.

Préparez le changement: restez informés!

1 commentaire

  1. LAFAY

    14 novembre 2011 à 19:57

    « L’austérité et la rigueur préfèrent manifestement les technocrates conservateurs qui gouvernent avec l’extrême droite pour rassurer les marchés, que les référendums qui donnent la parole aux citoyens. »
    Ce n’est pas une question de préférer je pense. Il s’agit d’un gouvernement d’Union nationale = vient qui veut. Le PS fait déjà partie du gouvernement. Et par exemple, le PC n’a pas voulu cohabiter dans ce gouvernement, donc il ne fera pas partie de ce gouvernement.

Réagissez !

Vous devez être connecté(e) pour rédiger un commentaire.