Discours de Thierry Marchal-Beck, président des Jeunes Socialistes au Festival du Changement à Strasbourg

Discours de Thierry Marchal-Beck, président des Jeunes Socialistes au Festival du Changement à Strasbourg

Mes chers amis,

Je tiens à tous vous remercier d’être là. Merci à nos amis strasbourgeois de nous accueillir, merci aux alsaciens venus si nombreux pour participer à ce festival.

Je tiens à remercier tous ceux qui ont permis de faire que cet événement ait lieu. Merci à toi Khaled, et à l’ensemble des jeunes socialistes du Bas-Rhin, merci au maire de Strasbourg Roland Ries, merci au 1er Fédéral du Bas-Rhin, merci à Régis Juanico.

Merci à nos amis qui assurent notre sécurité et la bonne tenue de nos travaux, vous êtes là avec nous à chaque fois, volontaires, donnant de votre temps et de votre énergie au service de notre idéal.

Et je tiens à remercier sincèrement, profondément, celle qui a permis que ce festival ait lieu, celle qui a permis à notre génération de se faire entendre avec une force de persuasion sans équivalent.

Merci profondément à toi, Laurianne, notre pays est plus fort de t’avoir eu à la tête des Jeunes Socialistes, portant avec courage l’égalité des salaires, l’attestation de contrôle d’identité, le parcours d’autonomie.

Merci à tous les volontaires, merci à tous ceux qui n’ont pas compté les heures de vols depuis la Réunion, à ceux qui ont pris le bus depuis Mont-de-Marsan, Toulouse et Bordeaux ou encore le train depuis Marseille, Lyon ou Metz pour être à nos côtés.

Tous, nous sommes rassemblés ici pour adresser un message fort à celui qui portera nos espoirs jusqu’à la victoire pour faire gagner la France, celui-là même dont nous ferons la campagne à chaque minute, à chaque seconde, merci à toi, François d’être présent parmi nous aujourd’hui.

***

Nous avons grandi sous la droite. La droite de toutes les outrances.

Celle qui intimide les journalistes et la justice.

Celle qui nourrit les peurs et la haine, celle qui divise les citoyens en catégories : les jeunes contre les vieux, les habitants des centres-villes contre ceux des banlieues, les français de confession catholique contre ceux de confession musulmane, les fonctionnaires contre les salariés du privé.

Nous ne reconnaissons plus la France et nous nous demandons qui nous sommes quand nous grandissons dans un pays où les petites entreprises payent plus d’impôts qu’une entreprise du CAC 40 ; quand une famille d’ouvriers qualifiés paye plus d’impôts que Mme Betancourt.

Nous ne comprenons plus vraiment notre pays quand tant de villages et de quartiers populaires ne bénéficient plus du moindre service public.

J’ai grandi dans cette France rurale, dans le pays du saintois dans cette terre usée entre la vallée de la Moselle et le Madon. Là où des conseillers municipaux courageux refusent l’implantation d’un distributeur de billets pour maintenir un bureau de poste. Dans un village, on sait bien que l’apport humain d’un bureau de poste est bien plus important que le chiffre d’affaires qu’il dégage.

Ma génération vit dans un monde qui perd tous ses repères.

Je dois garder la tête froide comme tant de jeunes pour ne pas avoir honte de mon pays quand j’entends des maires proposer des décrets anti-mendicité. J’imagine déjà au milieu de l’hiver, alors qu’un énième homme sera tué par le froid, j’imagine déjà le ministre du logement proposer un décret pour interdire de dormir dans la rue.

C’est cela le projet UMP pour la France : zéro euro
zéro SDF –
zéro mendiant,
zéro facture impayée,
et demain ce sera quoi :
zéro malade ?
Zéro chômeur ?
mais dans quel monde vivent-ils?

À l’évidence ce n’est pas le notre.

Populiste et tape à l’œil, mensonger et haineux, c’est cela leur projet pour la France.

Le temps du bilan est arrivé, et vos coups de com’, vos encarts dans la presse, vos émissions aux interview conciliantes ne marcheront plus.

Mr Sarkozy vous avez tant promis et tout le temps menti, maintenant c’est aux français de vous dire merci.

***

Jeunes de France, notre pays a été mis à mal et pillé par quelques-uns.

Alors je veux dire à tous ces jeunes qui aujourd’hui ne croient plus en notre pays, en notre République. Ce ne sont pas nos valeurs, nos institutions, nos principes qui ont échoué, mais ceux qui nous gouvernent, et vous avez un pouvoir unique : celui de voter et de pouvoir changer la donne.

Vous souhaitez le renouvellement, l’éthique en politique, le non-cumul des mandats et bien inscrivez-vous sur les listes électorales car 2012 est votre élection.

Vous souhaitez le mariage et l’adoption pour tous les couples, l’abolition de la LOPSI et la neutralité du net, et bien inscrivez-vous sur les listes électorales, car 2012 est votre élection.

Vous souhaitez une Europe des peuples, une Europe qui défende les services publics, une nouvelle politique monétaire et bien inscrivez-vous sur les listes électorales, car 2012 est votre élection.

Rejoignez-nous, car en 2012 nous choisirons bien plus qu’un président, nous déciderons de ce que nous voulons faire de la France.

Je le dis ici, je ne parle pas de quelques faux espoirs, de doux rêves pour se faire plaisir, notre génération est bien trop consciente de la réalité pour se faire endormir.

Les jeunes savent que nous vivons une période difficile. Nous n’avons connu que la crise, le chômage de masse, les délocalisations et le démantèlement de nos droits.

Il est temps d’agir, nous n’en pouvons plus d’attendre. Les gouvernements ont les yeux fixés sur les agences de notations, ils ont les yeux fixés sur le cours des bourses, ils ont les yeux fixés sur les crédits qu’accorderont ou n’accorderont pas les banques rendant impossible toute reprise de l’économie.

Ils ont tout simplement les yeux fixés sur les fauteurs de crise .

Le rôle de la gauche, il est tout autre, c’est d’avoir les yeux fixés sur ceux qui subissent la crise.

Pensez-vous vraiment que c’est un ancien commissaire européen en Italie, un ancien responsable de la banque centrale en Grèce qui comprendra l’indignation d’hommes et des femmes qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts ?

Le rôle de la gauche c’est d’avoir les yeux fixés sur les salariés, les ouvriers, les jeunes.

C’est d’avoir les yeux fixés sur ceux avec qui j’ai fait mes études à Lille, qui ont un bac +5 mais qui deux ans après ne trouvent toujours pas d’emploi à la hauteur de leurs compétences.

C’est d’avoir les yeux fixés sur tous ces jeunes français qui du fait de leur couleur de peau, de l’adresse ou du nom qui figurent sur leur CV n’arrivent pas à trouver un emploi, ou à obtenir un crédit à la banque alors qu’ils ont de l’énergie, de l’envie et des idées à revendre.

C’est d’avoir enfin les yeux fixés sur la crise sociale, car si les puissants n’ont d’égard que pour les triples AAA et autres indicateurs économiques, je vous le dis comme le pense chaque jeune, qu’il vive en France, en Grèce, en Espagne ou au Portugal : cela ne peut plus durer !

Cela ne peut plus durer. Quand la réalité sociale ressemble à une marmite qui chauffe, chauffe, sur-chauffe et que vous ne lâchez pas la pression : ça explose. Et il faut être enfermé dans les conseils européens et les ministères pour ne pas voir qu’en bas, là, maintenant, à cet instant précis, ça surchauffe.

Quand de plus en plus de jeunes vivent dans la rue,
quand de plus en plus de ménages ne peuvent plus faire face à leurs factures,
cela va exploser.
Et si aucune réponse politique n’est à la hauteur de cette situation.
Si les seules réponses qui sont proposées c’est « rigueur, rigueur et encore rigeur » et bien les français s’exprimeront par d’autres façon que par le vote et là, nul ne peut prévoir ce qu’il adviendra.

À cette situation, il n’y a que deux alternatives. Soit on permet, et je sais que seule la gauche peut le faire, de retrouver le progrès social en mettant fin à la tyrannie du marché, en luttant contre le chômage, en donnant la priorité au pouvoir d’achat et à la transition écologique.
Soit d’autres que nous proposerons une alternative, et nous savons qu’elle en est la teneur, nous savons qu’elle en est la couleur. C’est le brun de la haine, du nationalisme et de la xénophobie. C’est le brun de la division, le brun qui cherche sans arrêt des ennemis à désigner : l’étranger, l’immigré, hier le juif aujourd’hui le musulman. Et ce brun à un nom : Marine Le Pen.

La gauche a une responsabilité énorme, c’est de répondre à cette crise sociale, c’est d’apporter les solutions pour faire que la démocratie, la liberté, l’égalité et la justice sortent vainqueurs.

Et pour cela nous devons offrir un projet, une espérance à la France. Alors que la colère gronde nous devons répondre aux attentes et aux rêves d’une génération.

Certes la période est difficile, mais quand le doute m’empare et je ne suis pas le seul dans cette situation, je me retourne vers l’Histoire pour regarder comment nos ainés ont su faire face à l’adversité quand celle-ci se présentait devant eux.

Je pense à cette phrase du chant des partisans : “Il est des pays où les gens au creux des lits font des rêves”.

Quelle que fut la période de l’histoire, dans les périodes les plus noires, dans l’horreur de la guerre ou de la crise économique, des femmes et des hommes ont su rêver et se sont mobilisés pour que ces rêves deviennent réalité.

Je pense à ceux qui ont eu l’audace de rêver en 1789 pour abolir les privilèges et promulguer la déclaration universelle des Droits de l’homme et du citoyen.

Je pense à ceux qui sont su rêver au mouvement indépendantiste, alors que le système de domination et d’exploitation colonial faisait rage.

Je pense à ceux qui dans la période la plus difficile de notre histoire, ont su résister et rêver pour inventer le programme du Conseil National de la Résistance.

S’ils ont su se dépasser dans des périodes aussi sombres, à notre tour, nous pouvons dépasser les difficultés du temps présent.

Mais face à ces difficultés, nous avons un seul et unique impératif, c’est de rêver, d’imaginer et de créer le monde qui vient.

***

François, tu nous appelles à retrouver ce rêve.
A reprendre espoir dans la République, dans ses vertus et ses principes.

Voilà un appel pour lequel la jeunesse est prête à se lever : retrouvons la promesse républicaine, retrouvons le rêve français.

Les jeunes de France croient au travail, ils croient même au dur travail.

Nous souhaitons du temps pour nous consacrer à la société, aux autres et vivre ensemble c’est pour cela que nous vous le service civique.

Nous souhaitons travailler, innover, créer nos entreprises, inventer les produits et les services de demain et pour cela nous voulons étudier.

C’est pour cela que nous souhaitons le parcours d’autonomie.
Permettre à chaque jeune ayant été en échec scolaire de pouvoir remettre le pied à l’étrier pour reprendre une formation.
Permettre à chaque jeune de se consacrer à plein temps à ses études grâce à une allocation d’autonomie.

Ce qui coûte cher à notre pays : c’est 45% de taux de chômage dans certains quartiers, pas d’investir dans son éducation,

Ce qui coûte cher à l’Etat : c’est 140 000 jeunes qui sortent du système éducatif sans qualification, étant condamnés à la précarité, pas d’investir dans son éducation,

Alors je le dis ici sans état d’âme, car je sais cette réforme juste et indispensable, investissons dans le parcours d’autonomie, supprimons la demi-part fiscale et augmentons les droits de succession pour le financer, afin que la méritocratie républicaine retrouve tout son sens.

Nous avons des rêves simples et essentiels.

Je veux évoquer avec vous le plus grand des rêves de notre génération et peut-être aussi notre plus grande crainte : notre capacité à répondre à l’enjeu du dérèglement climatique.

Là aussi Sarkozy nous a fait du mal. Il a fait du mal car il a menti.

Souvenez-vous de l’épisode de la taxe « pique-nique ». Anecdote qui a symbolisé toute l’action de la droite depuis 5 ans sur le sujet. On prend un symbole, des couverts en plastique : un objet à usage unique formé à base de pétrole, impossible à recycler.
Plutôt que d’imposer des normes ou d’interdire les produits polluants, on taxe le consommateur, c’est toujours mieux quand c’est l’ouvrier qui paye.
Et puis, on capitule en rase campagne devant un lobby.

Mais Sarkozy avec les lobbys, c’est pas seulement qu’il capitule, c’est que nous sommes dans la connivence la plus totale.

Nous pourrions en rire si le sujet n’était pas aussi grave…
Depuis 10 ans, 20 ans, nous avons toutes les informations pour agir.
Pas une année sans que les scientifiques ne tirent la sonnette d’alarme.
Pas une année sans que les ONG rappellent les politiques à leurs devoirs.

Pourtant la droite a décidé de ne rien faire, et dans ce domaine en particulier, ne rien faire c’est coupable.

Rien, rien ne serait pire pour notre génération que 2012 ne soit pas un vote en faveur de la planification écologique.

C’est cela le défi que nous souhaitons relever.

Cher François, je te le dis, on regardera notre pays avec autant d’admiration que pour le Concorde quand nous saurons construire des voitures qui consomment 1 litre au 100.

Notre pays sera envié quand nous serons le pays le plus en pointe dans la géothermie, le photovoltaïque, l’éolien , la biomasse et que nous pourrons diffuser nos savoir-faire.

Les scientifiques, les ingénieurs et notre pays tout entier retrouvera sa place dans les livres des grandes découvertes et des grandes inventions en imaginant et en mettant en œuvre tout ce qui permet de consommer moins, de consommer mieux, de réutiliser plutôt que de remplacer, de réparer plutôt que de jeter.

Le XXIe siècle sera écologique… ou bien il n’y aura pas de XXIIe.

Pour réaliser cette transition écologique il faudra sortir de la demi-mesure. Nous n’avons pas d’autre choix que de diminuer de 30% l’émission de gaz à effet de serre d’ici 2025 et donc d’au moins 20% dans les 5 ans.

Il faudra de l’audace et du courage pour y parvenir et tordre deux ou trois idées reçues. Aujourd’hui, certains, à droite, prétendent que les émissions de gaz à effets de serres diminuent en France, car ils refusent de comptabiliser les émissions de produits consommés en France mais fabriqués et importés de l’étranger.

Et pourquoi consommons-nous ces produits plutôt que ceux fabriqués en France, parce qu’ils sont moins chers. Et pourquoi sont-ils moins chers ? Parce qu’ils sont produits dans des pays sans salaire minimum, sans sécurité sociale, sans droit du travail, sans norme environnementale.
L’exploitation de l’homme et l’exploitation de la terre sont les deux faces d’un même système.

Nous ne sommes pas des idéologues.

Si la droite a une meilleure solution qu’un pôle public bancaire pour investir dans les énergies renouvelables, nous sommes preneurs.

Si la droite a une meilleure solution qu’une nouvelle répartition des aides agricoles pour favoriser l’agriculture paysanne, le bio et les circuits courts, nous sommes preneurs.

Nous sommes preneurs de toutes les bonnes idées.

Mais ce que nous n’accepterons plus, c’est qu’on nous dise que l’écologie c’est pas possible , car cela gène la doxa libérale.

Ce que nous n’accepterons plus, c’est qu’on repousse la planification écologique, car ce serait contraire aux principes de l’OMC ou du bon vouloir du FMI.

Ce que nous n’accepterons plus, c’est qu’on continue à utiliser l’argument de la dette et du libre-échange comme des arguments d’autorité pour défendre tous les intérêts, sauf ceux des citoyens.

*

Ce rêve de la planification écologique est un grand rêve, et c’est en cherchant à accomplir de grands rêves que la France devient une grande nation.

Je rêve enfin d’une France réconciliée avec elle-même, une France où chaque citoyen trouve sa place.

Ce dont notre Nation a besoin pour se retrouver, pour être à nouveau une et indivisible c’est d’égalité et de dignité.

Notre Nation a profondément besoin de renouer avec le ciment de notre république : la fraternité.

La fraternité, c’est se sentir concerné quand un enfant est dans la rue plutôt qu’à l’école, alors que ce n’est pas son propre enfant.

La fraternité, c’est se sentir concerné quand une personne âgée se retrouve seule chez elle, n’ayant pas accès aux soins, alors même que ce n’est pas un de ses grands-parents.

La fraternité, c’est être indigné quand un citoyen se fait abusivement contrôlé et palpé dans la rue, car cela menace sa propre liberté.

C’est comme ça que notre République ne sera plus qu’une, une et indivisible.

Et quel plus beau cadeau légué par nos aînés que celui de la laïcité pour permettre de ne faire qu’un, un entre celui qui croit et celui qui ne croit pas.

La laïcité, c’est ce qui permet d’être libre de son choix, d’avoir l’assurance que seule la loi des hommes doit dicter nos comportements et qu’en aucun cas la loi ou la morale religieuse ne puissent être imposées à quiconque.

Et quand nous voyons les attaques répétées contre le droit à l’avortement, la liberté artistique, ou encore la liberté de la presse, vous pouvez avoir la certitude qu’à chaque instant, nous porterons fièrement la laïcité.

Nous serons de tous les combats contre l’extrémisme, le patriarcat et l’obscurantisme.

Fervent laïc, je le suis, et c’est parce que je le suis que je n’accepterai jamais qu’on utilise la laïcité pour montrer du doigt, voire pour dénoncer un soi-disant ennemi de l’intérieur du fait d’une religion.

La génération changement n’acceptera jamais qu’un principe républicain soit usurpé pour stigmatiser l’islam.

« Les racistes sont des personnes qui se trompent de colère » nous disait le président Senghor. Quand la colère gronde, nous savons qu’il est simple de passer de l’indifférence à la méfiance, de la méfiance à la xénophobie, de la xénophobie au racisme.

Nous n’oublierons jamais la responsabilité de Sarkozy et de Marine Le Pen dans la libération de la parole haineuse.

Nous n’oublierons ni le coup du mouton dans la baignoire du candidat Sarkozy, ni les déclarations de Marine Le Pen sur la loyauté des citoyens franco-algériens.

Nous n’oublierons pas non plus l’apéro « saucisson-pinard » de la droite populaire, pas plus que le débat sur l’identité nationale ou encore celui sur l’islam organisé par l’UMP.

Enfin, je n’oublierai pas, car cela m’a profondément marqué, les premières réactions à la suite du drame de l’attentat d’Oslo. Je n’oublie pas la peur de nombreux musulmans de Norvège, craignant le lynchage, car de trop nombreux médias et de trop nombreux chefs d’états avaient déjà fait l’ignoble raccourci qui laisserait entendre qu’un attentat c’est forcément musulman.

Merci cher Eskil Petersen d’être venu parmi nous pour nous rappeler que face à la haine, les socialistes ne devaient avoir qu’une seule réponse : plus de liberté, plus de démocratie, plus de justice.

Je tiens à adresser à un message à la droite républicaine, du moins à ce qu’il en reste, vous allez devoir choisir votre camp entre le lepenosarkozysme et la République, car les républicains ne discrimineront jamais les citoyens en fonction de leur religion.

***

Il n’y a pas plus beau rêve que celui qu’on peut réaliser.

Et pour ma génération, la possibilité de réaliser ses rêves, elle est à portée de main. Elle est là, en avril et en mai 2012, grâce à un geste simple, acquis de haute lutte, celui de pouvoir glisser un bulletin dans une urne pour choisir notre prochain président de la République, pour choisir François Hollande.

Jeunes de France je vous lance un appel, celui de nous rejoindre, devenez volontaires pour changer la façon dont on fait de la politique dans notre pays et transformer notre Nation.
Chaque voix compte, chaque expérience compte et il y a 1001 façons de faire campagne pour notre candidat.

Je lance cet appel aux artistes , aux designers, aux webmasters, aux animateurs de radios ou de télévisions locales, venez mettre vos compétences, votre talent et votre imagination au service du changement.

Je lance cet appel aux militants féministe, écolo, LGBT, aux geeks, venez mettre vos talents et votre imagination au service du changement.

Je lance cet appel à ceux qui ne se sont jamais engagé, mais qui espèrent le changement, rejoins- nous car ta place est à nos cotés et tu as tellement de choses à nous apporter.

Nous serons les 6000 qui accueillerons les 20000.

Chacun mettra ses talents et ses envies au service d’une cause commune. Nous ne ferons pas tous la même chose, mais nous aurons tous le même but.

Ceux qui ont participé aux campagnes régionales et cantonales partageront leurs expériences du terrain.

Ceux qui nous rejoindrons nous transmettrons leur fouges.

Personnellement j’apporterai à votre tête la richesse des diversité des pratiques militantes que j’ai pratiquée chez les démocrates quand j’étudiais à Washington.

Il n’y a pas plus fort qu’un collectif qui se met en marche.

Il n’y a pas plus fort qu’une campagne qui permette à chaque jeune d’être un micro-leader d’opinion dans sa salle de classe, dans son université, dans son quartier auprès de ses parents et grands-parents.

Le changement est en marche.

Jeunes de France, rejoignez l’équipe du changement, car rien ne nous arrêtera si nous le voulons.

Venez, rejoignez-nous, avec vos envies et vos rêves, vos attentes et vos espoirs.

Venez et prenez les pouvoirs, venez accomplir vos rêves, soyez le changement que vous voulez voir naitre.

Rejoignez-nous, car nous pouvons gagner.

Rejoignez-nous, car nous devons gagner.

Et après 10 ans de peur et de crainte, de haine et d’incompétence, de déclassement et d’inaction, François Hollande sera élu et un nouveau jour naitra pour la jeunesse de France.

Préparez le changement: restez informés!

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