Les Jeunes Socialistes dénoncent l’évaluation des enfants dès la maternelle

Mercredi 13 octobre, le ministre de l’Education Nationale annonçait sa volonté de mettre en place à partir du mois de novembre 2011 une évaluation des enfants “à risque” dès cinq ans en fonction de leur comportement et capacité d’apprentissage. Il y a désormais renoncé, heureusement.

Cette proposition de Luc châtel s’apparentait en effet ni plus ni moins à un fichage des enfants dès leur plus jeune âge, tel qu’il est déjà effectué pour les enfants de CM2. Les Jeunes Socialistes se joignent aux nombreuses voix qui se sont élevées pour dénoncer ce projet.

Notre position n’est pas une posture, mais bien un questionnement profond sur le rôle de l’Ecole dans l’égalisation des conditions de vie de tous les individus. L’école maternelle et l’éducation dès la petite enfance sont déterminantes dans la formation du capital culturel des enfants et futurs adultes. Les inégalités entre individus se forgent en effet dès le plus jeune âge. C’est tout au long du processus de socialisation primaire que chaque individu va incorporer lentement un ensemble de manières de penser, sentir et agir qui se révèlent durables. Dès le plus jeune âge vont donc se forger des inégalités déterminantes pour la réussite scolaire des futurs adultes.

Malheureusement en France, l’Ecole républicaine renforce plus souvent les inégalités sociales qu’elle ne les atténue. Les crédits d’impôts favorisant les gardes d’enfants à domicile, les crèches à but lucratif, sont autant de facteurs créant des inégalités de fait entre les enfants. Voici le défi devant lequel l’Ecole de la République est placée aujourd’hui. Autoriser une forme d’évaluation des élèves dès la maternelle ne ferait que renforcer la stigmatisation de certains enfants par rapport à d’autres. Une réelle politique éducative progressiste n’évalue pas en aval selon des critères arbitraires, mais prévient en amont tous types d’inégalités culturelles et sociales.

C’est pour cela que les Jeunes Socialistes portent un autre projet pédagogique, celui d’une Ecole portant un nouveau Pacte Educatif. 30 000 postes dans l’Education nationale, 500 000 places pour accueillir les jeunes enfants, c’est que notre candidat à la présidentielle propose.

C’est également pour cela que nous portons, avec François Hollande, la coopération entre l’État et les collectivités et les associations pour que l’enfant à partir de deux ans puisse être pris en charge, si les parents en font le choix. Pour les 2,7 millions d’élèves les plus démunis, il faut aussi donner à leur famille un droit prioritaire pour la garde de leurs enfants. Le but est simple : permettre à tous les enfants, quelque soit leur condition sociale, de bénéficier d’un même enseignement de qualité dès la petite enfance.

Aux mesures réactionnaires d’une droite aux aboies, les Jeunes Socialistes proposent une vraie politique qui réduise les inégalités sociales et scolaires. C’est l‘Ecole républicaine que nous entendons réhabiliter pour faire du premier degré un moment d’épanouissement et d’émancipation dans la vie des futurs adultes.

Préparez le changement: restez informés!

1 commentaire

  1. toungara

    10 février 2012 à 21:25

    Faut pas qu’on traumatise nos enfants…

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