Insertion professionnelle : quel droit à l’avenir pour les jeunes en 2011 ?

L’emploi, début juin, est au cœur de l’actualité : les jeunes espagnols, dont plus de 40% sont au chômage, se mobilisent sur la puerta del sol à Madrid pendant qu’en France, les élans démagogiques du gouvernement s’énchaînent sur cette thématique: Le ministre Wauquiez qui veut faire travailler les bénéficiaires du RSA qui recherchent un emploi ou encore le député UMP Maillé, qui veut faire travailler les détenus en prison. Un manque d’ambition scandaleux pour la réinsertion de la part d’un gouvernement tristement célèbre pour le nombre le plus élevé de prisonniers jamais atteint.

L’emploi est au cœur de l’actualité, car le gouvernement Fillon se prévaut d’une baisse du chômage. La croissance, véritable arlésienne de la droite, serait de retour. La réalité, c’est 10900 demandeurs d’emploi en moins, et les seules créations d’emplois constatées sont des emplois aidés, si décriés par la droite auparavant. Pis encore, le nombre des interimaires inscrits au pôle emploi a augmenté de 5000, toujours au mois d’avril 2011. Les 375 000 emplois, notamment industriels, détruits par la crise de 2008, n’ont pas été recréés. Comment en serait-il autrement, sans plan ambitieux de relance depuis 2008 ? Comment en serait-il autrement sans politique d’insertion professionnelle des jeunes depuis 2002 ?

L’apprentissage est-elle une solution miracle pour les jeunes, alors que les entreprises n’utilisent pas toutes les aides allouées? Ce modèle de formation est difficilement généralisable et pourtant la loi Cherpion sur l’accès à l’emploi pour les jeunes, présentée cette semaine aux partenaires sociaux, concerne uniquement l’augmentation de 3 à 4% d’alternance dans les entreprises qui ont plus de 250 salariés . Face à ce manque d’ambition de la droite dont la seule préoccupation est « l’employabilité » de jeunes voués à l’interim et aux contrats précaires, les jeunes socialistes avancent de nombreuses propositions depuis un an:

- 300 000 emplois d’avenir créés dans des secteurs prometteurs tels que les nouvelles énergies, le recyclage, l’isolation thermique des bâtiments.

- la relance écologique avec la « décarbonisation » de nombreux secteurs industriels tels que l’énergie, le bâtiment ou encore l’agriculture, à même de créer des centaines de milliers d’emplois.

- un dispositif « rebonds » pour financer la formation des 15% de jeunes âgés de 15 à 29 ans qui sont sortis sans diplôme du système scolaire.

- Une cellule d’insertion dans les lycées pour suivre et réorienter les anciens élèves.

Pour les Jeunes Socialistes, politique sociale et politique économique font un tout cohérent, la précarité n’est pas la solution au problème du chômage. C’est bien une économie et des emplois durables qui sont nécessaires pour sortir de la crise par le haut, à travers un nouveau modèle de développement et de nouveaux indicateurs de richesse.

Préparez le changement: restez informés!

2 commentaires

  1. Rossarie

    7 juin 2011 à 00:09

    La France et L’Espagne rien à voir!!!!!
    L’économie Espagnol a été soutenu pendant près de 10 ans par des subventions Européenne d’un montant de 37 milliard d’Euros par an.
    L’Espagne a axé son economie sur l’immobilier et l’automobile et les prix au moment du passage a l’euro ont augmentés de pret de 50%. De plus les crédits pour l’achat de maison ou appartement peuvent atteindre jusque 50 ans voir endetter les genérations suivantes!!!! Donc arrêter de comparer les problèmes des jeunes Espagnol à ce des jeunes Francais.

  2. Kerien Guillaume

    24 septembre 2011 à 20:01

    Relance ecologique “decarbonisation” l’avenir au present multo positivo

Réagissez !

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.