Un projet de gauche pour les Petites et les Moyennes Entreprises

En période de récession et de chômage accru, alors que la droite s’auto-proclame toujours championne des entreprises, les jeunes socialistes souhaitent réaffirmer leur soutien aux PME. L’UMP ne défend que les grands groupes et les détenteurs de capitaux, nous voulons soutenir les PME, premières victimes, de la crise alors que les grandes firmes licencient pour sauver les dividendes de leurs actionnaires.

La crise a en effet remis en lumière les difficultés des PME : sous-traitants pressurés, politique industrielle incohérente qui priorise uniquement les « champions », avantages fiscaux sans contre-partie… Nous pensons que la mise en place d’une économie sociale passe par l’aide aux PME, pour mener une politique de plein-emploi, et construire une croissance qualitative respectueuse de l’environnement et du bien-être des salariés. Cette aide commence par la protection des salariés des PME, les moins favorisés, à travers la création de comités d’entreprises et de comités d’hygiène et de sécurité (CHSCT) au niveau territorial.
De la même manière, il convient de responsabiliser les grands groupes dont de nombreuses PME dépendent commercialement quasi-exclusivement.
Ils doivent être contraintes d’améliorer les conditions de travail des salariés de ces PME sous-traitantes, leur faire une place au sein des CE, intervenir pour leur formation et le reclassement éventuel.

Nous devons repenser le mécanisme des commandes et des marchés publics : d’abord les fractionner (en garantissant de passer par des appels d’offres) pour permettre aux PME d’y accéder plus facilement, mettre en place des quotas réservés aux PME locales et à l’économie sociale (sur le modèle du « small business act » américain). Mais aussi réduire les délais de paiement (2 mois en France contre un mois en Allemagne) qui asphyxient leurs trésoreries.

Les PME sont fiscalement défavorisées par rapport aux grandes entreprises : alors que le taux unique de l’impôt sur les société est de 33%, les grandes entreprises obtiennent par des avantages fiscaux un taux réel d’imposition approchant les 8%. Il est temps de revenir sur les exonérations de cotisations sociales accordées aux grandes entreprises et de mettre en place une fiscalité plus favorable aux entreprises qui créent des emplois à taux plein, augmentent les salaires et développent les territoires. La fiscalité doit être rééquilibrée pour ne plus pénaliser les entreprises de main d’œuvre au détriment des entreprises de capitaux. Cela passe par une réforme de l’impôt sur les sociétés : une assiette qui valorise l’investissement des bénéfices dans les salaires et l’innovation, au détriment des dividendes, et un taux progressif qui avantage les PME, calculé sur les effectifs et les bénéfices.

La création durable d’une entreprise relève du parcours du combattant, nous souhaitons encourager les démarches des régions socialistes: incubateurs territoriaux, formation aux entrepreneurs, aide à l’exportation notamment. Les services de développement économique des régions doivent constituer un véritable « guichet unique » pour accompagner les entrepreneurs et favoriser la mutualisation des services (notamment juridiques). Les collectivités territoriales doivent pouvoir se porter garantes dans le cas de projets innovants s’inscrivant dans une démarche de développement territorial, qui ne respecterait pas les obligations de rentabilité à court terme imposées par les banques.

Préparez le changement: restez informés!

3 commentaires

  1. patrondegauche

    9 mars 2011 à 14:26

    C’est un peu léger comme programme envers les PME. Quid du Crédit d’impôt recherche? De l’innovation? du financement des PME? de la baisse de compétitivité?
    Quelle position sur les autoentrepreneurs? Comment réduire les formalités administratives pour se concentrer sur le business et la création d’emplois?
    Il existe quand même un médiateur de la sous-traitance et un médiateur du crédit, même si c’est la droite ce la constitue une avancée.
    Enfin, l’économie sociale et solidaire, même si elle est louable, ne peut pas tout résoudre.

    Un vrai programme économique aussi large que celui que vous abordez ne peut pas être traité autant à la légère en une seule page. On ne gagne pas en crédibilité en écrivant cela. Il va falloir retravailler ces sujets à mon sens pour mener une véritable politique de gauche harmonieuse, durable et performante.

  2. chef d'entreprise MJS

    17 mars 2011 à 16:25

    Programme très très léger pour développer les PME. Même remarque que patrondegauche, quel programme pour les entreprises innovantes? les toutes jeunes entreprises? aider les pme à ne pas se faire racheter par de grands groupes?
    essayez de chiffre un budget? combien un gouvernement pourrez récupérer en limitant les niches fiscales des grandes entreprises mais en aidant les pme… les jeunes patrons comme moi attendent plus de votre part, ayez un programme clair, concret et précis

  3. Maxime Jeune entrepreneur MJS 55

    21 septembre 2011 à 19:16

    Je suis d’accord avec vous deux.
    Il faut vraiment traiter ce sujet intégralement.

    separons les problématiques :

    D’une part l’accompagnement : l’aide ! rendre la création d’entreprises (pas que l’auto-entreprenariat) plus simple d’accès et moins impréssionnant.
    Cela toujours d’un point de vue local, territorial.

    Par ailleurs voir également à traiter les problemes les plus récurrents qui empoisonnent la perenité des TPE et PME sur les 5 premieres années. A l’heure actuelle environ 40 % des PME créees mettent la clef sous la porte apres 5 ans d’activité .

    L’objectif premiers d’une entreprise, nous sommes d’accord… c’est la clientele. Elle doit trouver une clientele suffisante et reguliere pour survivre.

    c’est avant tout la premiere reponse a sa perenité. Il faut qu’au sein de ce “guichet unique”proposé par le MJS,que l’entrepreneur y trouve une reel bequille, un tuteur par exemple, une equipe variée et competitive. Qui sache l’orienter dans ses demarches d’acquisition d’une clientele.
    Ne plus laisser l’entreprise seule durant les deux premiere années.

    la CCI ne suffit pas !!

    Si l’entreprise trouve sa clientele elle pourra faire face a tout!

    Meme si je suis d’accord que la fiscalité et les cotisations sociales sont assommantes, ce n’est encore pas uniquement a cause d’elles que 40 % des jeunes entreprises ferment apres 5 ans d’activité.

    ca c’est pour la creation.

    Pour les PME bien vivantes en revanche. Les bases des propositions du MJS sont pour ma part tres bonnes, il faut viser LOCAL !!! que les acheteurs et investisseurs soient orientés par des avantages fiscaux a passer par des PME locales quand ils en a la possibilité.

    Que le “Guichet Unique” devienne durant toute la vie de la PME l’assistant majeur des PME, en terme d’aide sur tout les fronts : RH, Fiscal, politique commerciale,juridique…etc, soutient en tout genre. Ce guichet “fort” est pour ma part un element determinant dans la vie et l’evolution des PME.

    je suis d’accord avec l’orientation donner par le MJS, il faut l’approfondir avec des personnes de tout horizons. Des juristes, des patrons, des employés, des comptables etc….

Réagissez !

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.