Le gouvernement pris de folie

Alors que débute aujourd’hui l’examen du projet de loi réformant la psychiatrie, la droite assimile une fois de plus la psychiatrie à une politique sécuritaire. En mélangeant sécurité et psychiatrie, la droite dénigre le fait que les personnes souffrant de maladie mentale ne sont pas des délinquants mais des personnes malades qui nécessitent des soins.

Une réforme de la psychiatrie est nécessaire mais doit porter sur la manière de soigner et d’accompagner les malades. Les Jeunes Socialistes ne sont pas étonnés de cette volonté du gouvernement d’assimiler maladies mentales et délinquance, volonté issue de réactions émotionnelles à des faits-divers aussi dramatiques qu’ils soient.

A force de semer un climat de peur et d’insécurité, la droite en vient à proposer des solutions inappropriées, au détriment de la santé des malades et inefficaces en matière de sécurité. Ainsi, Sarkozy propose pêle-mêle un plan de sécurisation des hôpitaux psychiatriques, une multiplication des chambres d’isolement, le développement des bracelets électroniques,… Mais le gouvernement a-t-il pensé, ne serait-ce qu’une seule fois, à réviser les modes de soins et d’accompagnement ? Le secteur de la psychiatrie souffre aujourd’hui de la suppression de milliers de lits, avec des patients de plus en plus isolés socialement.

Les Jeunes Socialistes soutiennent l’appel des 39 contre la Nuit Sécuritaire et l’appel à manifestation du 15 mars, jour de la discussion du projet de loi en Conseil des Ministres. Les libertés fondamentales sont une fois de plus bafouées, stigmatisant et enfermant les personnes. Les Jeunes Socialistes défendent une politique des soins qui respecte les libertés des hommes. Les moyens du secteur psychiatrique doivent être renforcés afin de mener une réelle politique de soins, alliant sécurité publique et soins à la personne.

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