L’Union pour la Méditerranée: tirons les conséquences d’un échec !

Les récents soulèvements qui secouent le pourtour méditerranéen marquent une formidable volonté populaire d’en finir avec des régimes corrompus, malmenant les libertés publiques et affamant les populations. Si ces mouvements, que nous ne pouvons que saluer et encourager, marquent l’aspiration des peuples à l’émancipation sociale et démocratique, ils n’ont cependant pas trouvés de débouchées politique. A cela s’ajoute le manque de cohérence et de crédibilité de la France sur la question.

La France c’est trop souvent appuyée sur ces dictatures, qui ont longtemps servies à maintenir un statu quo sur des enjeux financier importants, et à maintenir une relative stabilité par une répression sanglante. Les propos de Michèle Alliot-Marie, à la tête de la diplomatie française, qui ira même jusqu’à envisager une coopération entre police française et tunisienne pour parfaire la répression, ne sont pas anodins. Ils mettent en exergue les errements stratégiques de la France, sa position dilettante, toujours sous le coup de la volonté de soutenir des dictatures afin de préserver ses intérêts économiques. L’Union pour la méditerranée (UPM), voulu par Sarkozy dès le début de son mandat s’inscrit pleinement dans cette logique. Aujourd’hui l’émergence populaire de nouvelles aspirations démocratique en sonne le glas !

Les échecs de l’UPM

Depuis sa création en juillet 2008, l’Union pour la méditerranée n’a eu de cesse de montrer ses contradictions, entre démocraties occidentales et régimes totalitaires, entre intérêts économiques et question cruciale des droits de l’Homme. L’UPM c’est la mise en exergue de la real politique très sarkozienne, sautant à pied joint par-dessus les aspirations populaires pour mieux atteindre les intérêts financiers.

Au-delà de ses contradictions, l’UPM a révélée, en trois ans, sa profonde inefficacité. L’enjeu, somme toute louable, était de créer de la convergence sur tout le pourtour méditerranéen, notamment entre le nord et le sud. Où en sommes-nous aujourd’hui ? Des Etats du sud qui ne parviennent pas à décoller économiquement, en proie à des conflits et des répressions sanglantes, et de pays du nord qui préfèrent regarder vers leurs partenaires de l’Union européenne que vers leurs voisins méditerranéens. Certains signes ne trompent pas : le 27 juillet dernier Ahmad Massad’eh, le Secrétaire Général de l’UPM, a annoncé sa démission en estimant que cette organisation était depuis longtemps menacée par « la trop forte politisation et les dérives qui menaçaient son fonctionnement institutionnel ».
Aujourd’hui il est temps de tourner la page, de trouver de nouveaux débouchés !

Vers de nouveaux débouchés politiques

L’Afrique du nord est un espace de coopération privilégiée de l’Union Européenne, qui en a fait la base de sa politique de voisinage. Celle-ci est pourtant vouée à l’échec, si elle ne parvient pas à faire émerger de nouveaux débouchés, qui répondent et concrétisent les formidables mouvements populaires de ces dernières semaines. L’Union Européenne doit offrir à ces pays des perspectives : espace d’échange protégé, politiques sectorielles communes, etc. Il faudra donc imaginer les dispositifs à même de lier les deux rives de la Méditerranée, non plus dans un rapport hégémonique, mais dans une relation d’échange, de soutien et de coopération. L’Union Pour la Méditerranée a vocation à être une véritable communauté de destin, tant sur le plan e la démocratie et des libertés fondamentales, que sur une coopération économique, sur fond d’intégration. L’Union européenne, est bien plus qu’une simple organisation continentale, a toujours eu vocation à être une véritable communauté de destin, tant sur le plan de la démocratie et des libertés fondamentale, que sur une coopération économique, sur fond d’intégration politique.

Ce débat, le Mouvement des Jeunes Socialistes s’engage à le porter avec force !

Préparez le changement: restez informés!

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