Kadhafi, dégage!

Voilà maintenant deux semaines que le peuple libyen se soulève contre le régime autoritaire mis en place par Mouammar Kadhafi en 1969. Assis sur une manne pétrolière considérable, le Guide Suprême de la Révolution avait su se racheter, au sens propre, une respectabilité sur la scène mondiale ces dernières années, après avoir donné dans le terrorisme international.

Ainsi, Nicolas Sarkozy l’avait accueilli en grande pompe à Paris en décembre 2007. L’image de la tente de ce dictateur fou plantée dans la cour de l’hôtel Marigny, résidence des chefs d’État en visite en France, restera comme le symbole de la politique étrangère du Président de la République.

En privilégiant avec la Libye des relations militaires et commerciales, sans aucune considération en termes de démocratie et de droits de l’homme, Nicolas Sarkozy avait donné dans la Realpolitik, dont les révolutions arabes actuelles marquent l’incontestable décalage avec la réalité.

Alors que Kadhafi, dans des accès de folie, envoie son aviation bombarder son propre peuple, alors que de plus en plus de villes se libèrent elles-mêmes, la France et la communauté internationale doivent agir pour éviter un bain de sang et appuyer le changement de régime.

S’il faut se féliciter de la livraison de matériel humanitaire dans la ville libérée de Benghazi annoncée par le Premier Ministre lundi matin, cela ne saurait suffire pour masquer les errements de la droite face au colonel Kadhafi. Au-delà, c’est la responsabilité de la communauté internationale, dans le cadre de l’ONU, de mettre en place des actions permettant de mettre fin au massacre à l’œuvre en Libye, en interdisant le survol du pays et en bloquant les avoirs du clan Kadhafi en premier lieu.

Mais il est de la responsabilité de la France de défendre dans ce pays ceux qui luttent pour plus de liberté, de justice sociale, de droits de l’homme et de démocratie.

Préparez le changement: restez informés!

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