Régulariser les sans-papiers

Régulariser massivement les étrangers en situation irrégulière en 2012 et garantir le droit d’asile afin d’assurer la protection des étrangers victimes de persécutions dans leur pays.

Depuis 2002, les politiques publiques françaises en matière d’immigration auront été à l’initiative de multiples lois qui nourrissent les amalgames et renforcent les discriminations. Et depuis 2007, la priorité affichée de la droite française et européenne a pris un grave tournant. Sur fond de crises, les politiques menées visent a stigmatiser des catégories de personnes considérées comme menaçantes: les étrangers et de surcroît ceux que le gouvernement appellent les « clandestins ».

Fermer les frontières n’a aucune incidence sur les flux migratoires si ce n’est d’engendrer une « fabrique de sans papiers ». Bien au contraire, cette politique a pour conséquence la création de situations irrégulières.

Les étrangers en situation irrégulière, au nombre de 200 à 400 000 en France, sont aujourd’hui traités et considérés comme des criminels. Mais quel est leur crime ? Avoir voulu trouver une vie meilleure en France, être venu y faire ses études, y retrouver sa famille, se soigner, y fuir les violences et les persécutions… Du déchirement lié à l’exil à la clandestinité, en passant par l’humiliation subie du fait du changement de statut social, les étrangers qui ne peuvent pas être régularisés vivent dans des conditions d’extrême précarité qui les amènent bien souvent à se replier sur eux-mêmes, à perdre une partie de leur propre estime. Ils n’ont pas de reconnaissance juridique, et de ce fait, sont obligés de vivre cachés. Pour les pouvoirs publics, les « clandestins » ont fait le choix d’entrer et/ou de vivre irrégulièrement sur le territoire: ils sont considérés comme hors la loi.

Une politique de régularisation massive des sans papiers n’entraînera pas une forte augmentation des flux migratoires vers la France, bien au contraire, elle peut permettre des aller – retour simplifiés vers le pays d’origine. Par ailleurs, pourquoi ne pourrions nous pas nous installer dans le pays de notre choix et puis retourner dans notre pays d’origine lorsque nous en ferions le choix ?

Maintenir des étrangers en situation irrégulière permet à des patrons français peu scrupuleux d’embaucher plutôt que de délocaliser. C’est ce qu’on appelle le phénomène de délocalisation sur place. Il faudra multiplier les contrôles auprès des entreprises qui recrutent des étrangers en situation irrégulières (BTP, restauration, agriculture, services à la personne…) notamment dans les petites structures pour pénaliser les employeurs et non pas ceux qui se font exploités sans aucun droit. Une promesse d’embauche et un courrier de l’employeur ou une carte d’étudiant doit permettre l’accès à une carte de séjour.

La France doit redevenir une terre d’asile et permettre à ceux qui ont fuit leur pays de bénéficier d’une protection et de droits sociaux. L’immigration est une richesse ; aussi, nous prônons la libre circulation des individus et souhaitons mener une politique d’immigration qui prenne en compte les difficultés économiques, sociales, environnementales des autres pays. Les réalités mondiales doivent être intégrées aux critères d’asile.

Cette politique permettra de faire des économies au budget de l’Etat car la politique de traque, enfermement et expulsions a couté plus de 10 milliards d’euros depuis 2002. Au contraire la régularisation des étrangers en situation irrégulière permettra de diminuer drastiquement le travail au noir et d’accroitre ainsi les recettes tant de la sécurité sociale (cotisations, CSG) que inefficace, la politique de lutte contre de l’Etat (impôt sur le revenu).

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