Proclamer la 6e République

Instaurer une 6e République parlementaire, laïque, sociale, mettant fin aux conflits d’intérêts et imposant un strict respect du mandat unique.

Au-delà des limites de la Vème République, qui d’un « parlementarisme rationnalisé » par un fort pouvoir présidentiel est devenu au fil des ans le régime d’un seul homme aux pleins pouvoirs pour cinq ans, l’exercice actuel du pouvoir montre que ce système peut conduire au pire. La multiplication des affaires de conflits d’intérêts, l’accaparement des pouvoirs par une oligarchie, l’affairisme au sommet de l’État sont devenus le quotidien des français. C’est aujourd’hui la République elle même qui est remise en cause par ces conduites intolérables et l’abstention massive lors de la majorité des élections est la démonstration de la réaction populaire face à une République devenue propriété de quelques uns et qui remet aujourd’hui en cause la légitimité du pouvoir élus.

Redonner un véritable sens au parlementarisme

L’objectif de cette nouvelle République est de rendre au peuple sa souveraineté. Cette nouvelle République verra les pouvoirs exercés par une Assemblée d’élus issus de tous les territoires, de tous les milieux sociaux. Le pouvoir législatif sera détenu par le Premier Ministre, directement sous l’influence du Parlement, qui ne pourra le destituer que si un nouveau responsable est prêt à être désigné. Notre but est ainsi de rendre au peuple sa souveraineté exercée par des représentants proches de lui, qui pourront lui rendre directement des comptes au quotidien. Pour nous la démocratie ne peut être réservée à une élite, elle n’a de sens que lorsqu’elle est partagée par tous et dans tous les lieux de pouvoirs.

Mettre la République sociale au service des forces vives

La République doit être garante du fait que partout où il y a des pouvoirs, il y a partage des pouvoirs et que partout où il ya partage des pouvoirs, il y a démocratie. La démocratie sociale devra être appliquée avec une réelle représentation des salariés et des ouvriers dans les organes de décision de leurs groupes et de leurs entreprises. De même des représentants des usagers seront présents dans les Conseils d’Administration des Services Publics afin de défendre les intérêts de ceux pour qui ils ont été créés et existent encore aujourd’hui, parce que les Services Publics sont la propriété de l’Etat et donc de chacun d’entre nous.

Réaffirmer la séparation des pouvoirs

Les exemples d’ingérence du pouvoir exécutif dans la justice sont aujourd’hui devenus monnaie courante or la séparation des pouvoirs est nécessaire à l’existence d’un État de droit. Cette séparation sera au cœur de la 6e République, dont la Constitution garantira l’indépendance de la justice. De plus les élus et le premier d’entre eux, le Président de la République ne pourront plus bénéficier d’aucun passe-droit pour échapper à la justice, le chef de l’Etat doit, comme tous les français être un justiciable comme un autre.

En finir avec le cumul des mandats

Pour mettre fin à la crise politique que connaît notre pays dirigé depuis plus de cinquante ans par une élite oligarchique qui se reproduit entre elle, nous devrons mettre fin au cumul des mandats ! Non cumul dans le nombre parce qu’un élu doit se consacrer pleinement à la charge que le peuple lui a confié et ne peut jongler entre ses différents mandats en étant parfaitement au service de ses électeurs et de la République. Mais aussi dans le temps car les représentants du peuple ne peuvent continuer à confisquer les pouvoirs comme ils le font aujourd’hui. La démocratie c’est aussi le renouveau du personnel politique et ce renouveau passe par la fin du cumul des mandats.

Une République irréprochable

Loin d’être une lubie, cette nouvelle Constitution permettra enfin à la République de trouver tout son sens. Ce sera le temps de la démocratie réelle avec des contre-pouvoirs réellement indépendants, qui pourront assumer en toute liberté leur rôle.

Ce sera le temps d’un véritable contrôle du financement des partis politique, pour éviter les dérives que notre pays n’a que trop connues. Le financement des partis politique sera véritablement encadré, pour empêcher le financement d’une organisation via ses « satellites », le montant maximal des dons et cotisation aux organisations politiques sera fixé par an et par personne à 15 000 euros et les organisations politiques seront dans l’obligation de publier la liste de donateurs de plus de 1000 euros ainsi que le montant du don chaque année. Enfin les dons multiples de hauts responsables d’une même entreprise seront interdits lorsqu’il apparaît qu’ils constituent une stratégie d’influence manifeste.

Ce sera le temps d’une République irréprochable qui ne tolère plus aucun manquement de la part de ses élus que ce soit dans l’exercice de leurs fonctions comme dans leurs activités personnelles.

Préparez le changement: restez informés!

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