Mettre en place un parcours d’autonomie pour la réussite de tous

Permettre à chaque jeune – étudiant ou en reprise de formation – de bénéficier d’une allocation d’autonomie, individualisée selon ses revenus, pour pouvoir se consacrer pleinement à ses études sans avoir à travailler.

La jeunesse c’est la transition entre la fin de l’adolescence et la pleine intégration dans la vie adulte, qui se symbolise souvent par l’obtention d’un emploi stable, d’un logement et la possibilité de constituer une famille. Cette période ne cesse de s’allonger. Depuis trente ans on observe un allongement des études ou d’un entre deux,entre la fin des études et l’obtention d’un CDI. Ce qui unie aujourd’hui les jeunes de France c’est une commune aspiration à l’autonomie et une volonté d’être reconnus comme des citoyens à part entière dès leur majorité.

Le parcours d’autonomie que les Jeunes Socialistes proposent a pour but d’accompagner les jeunes tout au long de cette période. Accompagner vers la réussite de ses études, vers l’émancipation, accompagner vers la pleine autonomie. Cela doit pouvoir se faire de manière égale entre tous, selon ses propres moyens, pour éviter les déterminismes sociaux dont la société actuelle – et donc les jeunes – est victime.

Parce qu’il existe autant de destin individuel qu’il y a d’individus, notre démarche est de porter un dispositif qui pourra proposer à chaque jeune des outils afin de préparer au mieux sa vie future.

Le Parcours d’autonomie, c’est d’abord permettre à chacun – étudiant ou en reprise de formation – de bénéficier d’une allocation d’autonomie (environ 800 euros en comptant les APL), individualisée selon ses revenus et son lieu d’habitation, pour pouvoir se consacrer pleinement à ses études sans avoir à travailler. En effet le salariat étudiant est la première cause de l’échec en licence, et empêche les jeunes qui en rupture de scolarité de reprendre une formation, alors que le diplôme demeure plus que jamais la première protection contre le chômage et la précarité.

L’allocation d’autonomie sera universelle c’est à dire que tout jeune en formation pourra en bénéficier.

Elle sera individualisée en fonction des revenus du bénéficiaire qui disposera de sa propre feuille d’impôt dès 18 ans ce qui permettra de déterminer, en fonction de ses ressources, le montant de l’allocation. Elle sera aussi modulée en fonction du lieu d’habitation du chacun que ce soit chez ses parents, ou dans le parc locatif. Les APL seront déplafonnées et la progressivité de ces aides mieux assurée tout en s’accompagnant d’une encadrement strict des loyers pour qu’une hausse des APL ne se répercute pas immédiatement en hausse des loyers.

Le Parcours d’autonomie, c’est aussi créer dans tous les lycées une cellule « école insertion » qui assure le suivi de tous les anciens élèves dans les trois années qui suivent la sortie du système éducatif, pour savoir où ils en sont (études supérieures, emploi, chômage, contrats précaires) et favoriser le retour en formation pour ceux qui sont sortis sans qualification ou qui souhaiteraient reprendre une formation.

L’autonomie doit être accessible à tous, c’est pourquoi nous prônons la création d’un « Dispositif Rebonds ». Ce dispositif financera une formation à tous les jeunes qui sont sortis du système éducatif sans qualification tout en versant l’allocation d’autonomie aux jeunes qui reprennent une formation après une rupture de scolarité.

Afin de financer le parcours d’autonomie, il faut redéployer les dépenses existantes et assumer l’impératif d’un investissement plus massif dans la formation des jeunes de France.

Pour financer le dispositif rebond ce sont plusieurs milliards qui pourront être récupérés des différents fonds d’aide à la reprise de formation qui sont aujourd’hui inutilisé. En effet, ces aides sont éclatées dans un nombre important de mesures différentes. C’est donc peu lisible pour la population. Sur le long terme des économies pourront être faites à pôle emploi si nous arrivons en moins de 10 ans à atteindre les 100% d’une classe d’âge qualifiée.

Pour financer l’allocation d’autonomie nous proposons de mutualiser les dépenses existantes que sont les bourses de l’enseignement supérieur ainsi que la demie-part fiscale pour les majeurs qui bénéficient avant tout aux ménages les plus aisés (5 milliards). Une augmentation significative de l’impôt sur les droits de succession et sur le patrimoine permettra de dégager un peu moins de dix milliards pour compléter le financement.

Ce sont près de 20 milliards que nous proposons d’engager pour faire des jeunes une priorité. C’est un réel investissement sur l’avenir auquel nous nous engageons. En effet une telle politique vise à combler l’important retard qu’à pris la France sur ces voisins européens pour atteindre 100% d’une classe d’âge qualifié et près de 50% d’un classe d’âge à la licence (taux des Etats-Unis et des pays d’Europe du nord) contre à peine 36% en France.

Cette mesure aura un fort impact de relance économique à moyen et long terme parce qu’une année en plus de formation équivaut à une augmentation de 8% de la productivité du salarié. Elle favorisera l’innovation, la recherche, la création et l’excellence de l’industrie française.

A court terme cela permettra de relancer très fortement la croissance grâce à un accroit de la consommation par les jeunes bénéficiaires de cette allocation ce qui augmentera mécaniquement les recettes dues à la TVA et réduira dès lors le coût de la mesure. Enfin, cela libérera des dizaines de milliers d’emplois peu qualifié (restauration rapide, caissier, hôtesse d’accueil) qui sont aujourd’hui occupés par des étudiants ce qui réduira le chômage et les dépenses sociales qui l’accompagnent.

Préparez le changement: restez informés!

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