Autoriser les salles de consommation de drogues

Créer et subventionner des salles de consommation de drogues pour réduire les risques et permettre un accompagnement sanitaire et social.

La France reste l’un des pays les plus réactionnaires d’Europe en termes de politique des drogues. En refusant la mise en place de salles de consommation à moindres risques, la politique actuelle est celle de la culpabilisation et de la répression des usagers de drogues.
Or, la politique répressive a prouvé depuis de nombreuses années ses effets néfastes : absence d’accompagnement des personnes toxicomanes, isolement social et sanitaire, augmentation de la mortalité,… Les consommateurs de drogues sont particulièrement vulnérables face aux épidémies, notamment faute d’hygiène suffisante. Exclus bien souvent de tous les dispositifs d’aide sociale car toxicomanes, ils ne bénéficient d’aucun accompagnement social.

Alors que le gouvernement fait aujourd’hui le choix de la répression, plusieurs de nos voisins européens ont fait le choix de l’accompagnement.

Il est aujourd’hui essentiel que soient proposées aux usagers de drogues des salles disposant de matériel stérile, à usage unique, limitant le risque de transmission des maladies. Ces salles constitueront de vrais relais entre usagers, professionnels médicaux et travailleurs sociaux. Lieux d’écoute et d’échanges, les salles de consommation à moindres risques ont pour objectif de renouer le dialogue trop souvent rompu au bénéfice du jugement et de la stigmatisation.

Les salles de consommation accueilleront des usagers de drogues sous la supervision de personnels qualifiés. Les usagers s’y rendront avec leur drogue alors que les professionnels fourniront du matériel propre et dispenseront des conseils pour pousser à des comportements prévenant les overdoses, les contaminations aux VIH et hépatites.

Ces salles seront réparties sur l’ensemble du territoire. Les collectivités devront s’engager à mettre en place des salles de consommation en fonction des besoins constatés. La politique de réduction des risques sera assurée par un financement pérenne provenant de l’Etat.

Dans le domaine de la toxicomanie encore plus que dans tout autre domaine, la prévention et l’information sont centrales. La mise en œuvre de ces salles permettra alors une réelle politique de santé publique par la prévention des risques, et rompra l’isolement. Les salles ne constitueront non pas un facteur de hausse de la consommation, mais permettront le contact avec un personnel spécialisé, médical, éducatif et social. Il est aujourd’hui urgent que la politique des drogues dépasse les préjugés.

Préparez le changement: restez informés!

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