Augmenter le pouvoir d’achat et réduire les inégalités

Augmenter les salaires de 200 € et réduire les écarts de salaires pour qu’aucun salarié ne gagne 7 fois plus qu’un autre dans une même entreprise.

Depuis trente ans les travailleurs de France, parmi les plus productifs aux mondes, voient une part de plus en plus importante de la richesse qu’ils produisent aller aux actionnaires, et à l’inverse la part allouée à leurs salaires diminuer. Au sein même des salariés, si une poignée de hauts dirigeants voit ses revenus s’envoler, la grande majorité des salariés connaissent le décrochage.

Dans un pays où les salaires augmentent dix fois moins vite que le coût de la vie, et où les travailleurs sont en première ligne dans la compétition mondiale, il est temps d’augmenter les salaires et d’organiser leur convergence. C’est pourquoi nous proposons non seulement une augmentation de 200 euros net pour les salaires inférieurs à 3000 euros net, mais également la mise en place d’une échelle des salaires de 1 à 7 au sein d’une même entreprise. Rien, en effet, ne justifie que certains puissent gagner en un jour ce que d’autres gagnent en une semaine.

Parce que nul ne doit être laissé à l’écart, cette mesure s’étendra au secteur privé comme au secteur public. Pour les 5,2 millions de Français travaillant dans le public, l’Etat devra prendre ses responsabilités en pratiquant l’échelonnage des salaires par administration ou par collectivité. Il devra augmenter de 8 points l’indice de calcul du traitement des fonctionnaires pour leur assurer les 200 euros net supplémentaires. L’administration estime à environ 15 milliards le coût pour l’Etat d’une telle augmentation des salaires dans le public. Près de 5 milliards seront immédiatement compensés par l’augmentation des recettes de l’impôt sur le revenu, de la CSG, et surtout une augmentation des recettes de la TVA grâce à la reprise de la consommation.

Dans le privé, ce sont le SMIC et la négociation syndicale qui constituent les outils pertinents. Le SMIC – qui doit être réservé aux employés non qualifiés – doit gagner 15% pour atteindre 1565 euros brut soit 1260 euros net. Un rendez-vous salarial annuel, par branche et par entreprise, permettra alors aux partenaires sociaux de négocier l’augmentation et l’encadrement des salaires. Ces négociations s’appuieront sur la réforme du secteur public et la hausse du SMIC, les PME faisant l’objet d’une attention toute particulière. En cas d’échec des négociations, la loi trancherait.

C’est une véritable bouffée d’oxygène dont bénéficieront les ménages modestes et les PME. Les premiers stimuleront l’économie par leur forte propension à consommer, les secondes par des créations d’emplois et des capacités d’investissement accrues. Les inégalités réduites, la cohésion sociale en sortira grandie et un net coup d’arrêt sera donné à l’asphyxie financière de la population.

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