Un projet de loi de finance pour 2011 inefficace, douloureux et injuste

Le gouvernement voudrait nous faire croire que les déficits d’aujourd’hui seraient la seule conséquence de la crise économique que traversent la France et le monde. Cependant la Cour des comptes est très explicite, dans un récent rapport, elle attribue à la crise seulement 50 milliards des 154 milliards de déficits du budget pour 2010.
La croissance est encore molle en Europe, incertaine aux Etats-Unis, le climat de défiance vis-à-vis de l’économie est toujours présent, il en va de même en France.

Nicolas Sarkozy a voulu nous faire croire à une diminution des impôts mais la réalité est bien autre et ce sont 10 milliards d’impôts nouveaux, payés par les classes moyennes et populaires, qui verront le jour en 2011 :

  • Arrêt brutal des mesures de relance.
  • Arrêt des prêts à taux zéro dans l’immobilier remplacé par des mesures réduites.
  • Augmentation de la TVA sur les abonnements internet
  • Taxe sur les assurances
  • Taxe sur les offices HLM
  • Déremboursement des médicaments

Autant de mesures que les jeunes arrivants dans la vie active, déjà en difficulté pour trouver un emploi devront subir.

Ces projets de loi ne s’arrêtent pas là, ainsi les économies prévus au budget de l’Etat, auront des conséquences directes désastreuses sur les plus faibles et engendreront une baisse du pouvoir d’achat :

  • Diminution du nombre de poste dans la fonction publique.
  • Blocage des salaires des fonctionnaires
  • Diminution significative des aides de l’Etat aux associations de solidarités et aux associations culturelles et donc diminution significative des emplois aidés alors que le chômage des jeunes s’aggrave.
  • Baisse des concours de l’Etat aux collectivités territoriales

Toutes ces mesures ne peuvent avoir pour conséquence la relance de l’activité… bien au contraire. Le gouvernement impose l’austérité pour les plus faibles, le pouvoir d’achat des ménages ne va cesser de diminuer et donc leur consommation, les carnets de commandes des entreprises vont encore se réduire, et le chômage des jeunes et des moins jeunes va encore se creuser.

Il est évident que les mesures envisagées par le gouvernement pour 2011 ne sauraient relancer l’économie mais une alternative est possible. Une autre loi de finance devrait porter une réforme fiscale juste et efficace dont la France a besoin. Afin d’assurer l’équilibre de notre régime de retraite, de l’assurance maladie et de diminuer le déficit de l’Etat, et pour mener des politiques indispensable à la jeunesse et à notre avenir, une réforme en profondeur de notre fiscalité doit être envisagée :

  • Fixer des priorités dans les dépenses de l’Etat. Préférer les dépenses efficaces aux dépenses quantitatives que sont par exemple la suppression d’un enseignant sur deux partant à la retraite.
  • Simplifier notre système fiscal, pour que ce ne soit plus les plus faibles et les classes moyennes qui supportent l’effort, en supprimant les mécanismes d’exonérations, de minorations, d’abattement et de niches fiscales qui rendent nos principaux impôts opaques et profondément injustes.
  • Fusionner l’impôt sur le revenu et la CSG afin de doter la France d’un grand impôt sur les revenus permettant de financer, par la solidarité, aussi bien le budget de l’Etat que celui de la sécurité sociale. Cet impôt devra porter sur l’ensemble des revenus (travail et capital), avoir une base très large et être réellement progressif.
  • Avoir une fiscalité sur le patrimoine juste avec une base large quitte à ce que le taux soit faible. Un impôt minimal sur le patrimoine permet une circulation des richesses acquises profitable pour tous.

Préparez le changement: restez informés!

1 commentaire

  1. olive laporte

    12 décembre 2010 à 21:30

    Vous avez oublié dans votre liste les choses déjà entreprises par votre chef DSK:
    -satisfaire sans limite les exigences du libre marché, quitte à conchier les acquis sociaux
    -écraser la gueule du tiers-monde sous le poids de la dette
    -écraser la gueule des peuples d’europe sous la contrainte d’une rigueur drastique
    -continuer à se dire « de gauche » afin de maintenir chez tous ces connards l’illusion de démocratie

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