Collège : un temps scolaire repensé, des savoirs qui font sens, des élèves autonomes

C’est entre les années 60 et 70 que le collège unique émerge, au fil des réformes Fouchet et Haby qui ont pour but (sans jamais l’atteindre) d’instaurer une égalité de culture entre tous les élèves. Entre les années 80 et 2000, le collège reste oublié par les réformes et les inégalités s’y creusent : creusement des écarts entre élèves par rapport à leur milieu d’origine, moyens budgétaires en baisse constante, disparités entre établissements de zones rurales, de ZUP et les autres, inégalités sociales aberrantes, violences encore trop présentes et taux d’échec scolaire en hausse considérable : le collège doit être repensé dans sa totalité.

Pour que le collège devienne enfin ce lieu d’épanouissement personnel et d’émancipation collective, il est temps d’autonomiser les élèves et de les rendre acteurs de leur apprentissage, en les faisant participer à la vie et au fonctionnement de l’établissement, en les faisant travailler en groupe et à l’oral. Le collège doit solliciter leur sens de la solidarité avec la mise en place d’un temps important d’accompagnement personnalisé pour organiser d’une part un tutorat où les élèves s’entraideront, seront accompagnés dans leurs difficultés méthodologiques et construiront leur orientation sous la conduite d’un enseignant référent.

D’autre part, le redoublement inefficace serait remplacé par la généralisation du parcours personnalisé de réussite éducative qui permettrait, ponctuellement, l’espace d’un trimestre, d’utiliser ce temps d’accompagnement pour aider un élève qui perd pied.

Nous voulons de nouveaux rythmes scolaires: des journées plus courtes qui varient les types de cours : mise en place d’ateliers sportifs, artistiques, mais aussi techniques, pour permettre aux élèves d’acquérir la culture la plus diversifiée possible.

La réalisation d’une école émancipatrice ne peut se faire que dans un environnement social, spatial et temporel adapté : des classes mixtes, plus petites, des journées scolaires moins longues favorisant la transmission des connaissances. Nous devrons donc revenir sur la réduction des effectifs dans l’éducation nationale, s’assurer de la mixité dans chaque établissement et mettre en place des vacances d’été plus courtes. Alors, du temps pourra être donné à la mise en place d’ateliers sportifs, artistiques, techniques, pour permettre aux élèves d’acquérir la culture la plus diversifiée possible.

A partir d’une réforme unifiant les services publics d’orientation, nous transformerons ce processus aujourd’hui subi en un choix personnel et éclairé selon les capacités et aspirations de chacun. C’est pourquoi la mise en place de conseillers d’orientation thématiques à mêmes d’animer la découverte des formations et des métiers dans un bassin est nécessaire.

Nous souhaitons repenser le rôle de l’enseignant en élargissant ses missions, en réformant la formation. Nous voulons supprimer la note chiffrée en faveur d’une évaluation par compétences. Il s’agit dès lors de former les enseignants à d’autres formes de transmission de savoirs et d’évaluation.

Nous voulons le collège de l’égalité réelle permettant à tous les élèves de s’épanouir et de s’émanciper pour devenir des citoyens cultivés, critiques et autonomes à même de trouver leur place dans la société.

Préparez le changement: restez informés!

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