Solidaires et résolument engagés

Il y a 5 ans, les dirigeants du G8 promettaient de tout mettre en œuvre pour permettre l’accès universel aux traitements du Sida. Force est de constater aujourd’hui que cet engagement n’a pas été respecté et que les contributions des Etats au Fond de lutte contre le Sida restent beaucoup trop faibles. Le constat est donc grave : le nombre de personnes malades du Sida est en hausse et les mises sous traitements diminuent, notamment dans les pays les plus pauvres.

A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le Sida, les Jeunes Socialistes souhaitent exprimer leur solidarité avec tous les malades et les acteurs d’une bataille sans relâche qui n’a que trop durée. Si le plan national de lutte présenté il y a quelques semaines par le gouvernement montre quelques avancées, les moyens manquent terriblement à la fois en ce qui concerne la prévention et l’accès aux traitements. Par ailleurs, le désengagement de l’Etat dans le domaine de la santé et la mise à mal de notre système social aggravent la situation.

Les Jeunes Socialistes s’engagent pour d’avantage de prévention afin d’enrayer la progression du virus. Pour cela, les moyens aux associations, dont notamment le Planning Familial, doivent être sensiblement augmentés pour favoriser une information généralisée dès le jeune âge sur les questions de sexualité. De plus, le Pass’Contraception doit être étendu et inclure un test relatif aux IST et MST et le monopole de fabrication du préservatif féminin doit prendre fin pour faire diminuer son prix. Un bus itinérant doit pour pouvoir s’arrêter au moins une fois par an dans chaque collège, lycée, université, foyer de jeunes travailleurs et lieu festif pour faire de la prévention au plus près des lieux de vie des jeunes. Enfin, la stigmatisation de la maladie, et donc des malades, n’est pas tolérable. C’est pourquoi les Jeunes Socialistes demandent que les homosexuels ne soient plus systématiquement exclus du don du sang et que seules les personnes ayant eu des conduites à risque le soient.

Au plan international, l’Organisation Mondiale de la Santé doit être profondément réformée et doit véritablement se saisir de cette lutte pour mettre un terme aux dérives des industries pharmaceutiques occidentales qui empêchent trop souvent les populations touchées dans les pays des Suds d’accéder aux traitements.

60 millions de personnes ont déjà été infectées et 25 millions en sont mortes. 5 millions de jeunes de 15 à 24 ans vivent aujourd’hui avec le Sida. Il ne peut plus être question d’attendre.

Préparez le changement: restez informés!

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