Jeudi noir appelle au don

Historique

Le collectif Jeudi noir s’invite en 2006 lors de visites collectives dans des appartements loués à des prix prohibitifs. Ils débarquent à 15 ou 20, déguisés, avec de la musique des confettis ,. Ayant pris une certaine ampleur, le collectif adopte la méthode de la réquisition citoyenne d’immeubles entiers laissés à l’abandon.

Avec les associations Macaq et Droit au logement , ils ouvrent en janvier 2007 le Ministère de la Crise du Logement, au 24 rue de la banque , sur la place de la Bourse, dans le très cher 2e arrondissement de Paris. Ce squat où logent des artistes, des familles et des jeunes actifs, sera finalement racheté par l’office HLM de Paris pour en faire des logements sociaux.

Le 1er mai 2008, le collectif occupe temporairement un immeuble du boulevard Montmartre pour dénoncer les nombreux logements vacants à Paris. Ils sont expulsés par la police quelques heures après.

De janvier à mai 2008, Jeudi noir occupe un bâtiment abandonné de 2500 mètres carré en plein Marais, impasse st Claude: c’est « l’Impasse », à laquelle de nombreux soutiens politiques ne parviennent pas à faire éviter l’expulsion. En octobre 2009, le propriétaire est condamné à verser une indemnité aux habitants expulsés illégalement.

Entre octobre 2008 et mai 2009, plusieurs immeubles sont réquisitionnés, parmi lesquels « La Harpe », au cœur du quartier latin, puis « La Mauvaise Graine », près de Bastille. Les clefs de ces deux immeubles sont rendues par les habitants sitôt que les propriétaires ont donné des garanties sur le début des travaux d’aménagement du bâtiment.

En octobre 2009 paraît le petit livre noir du logement

La marquise, symbole d’une lutte

Octobre 2009, le collectif réquisitionne « La Marquise », hôtel particulier de la place des vosges inhabité depuis quarante-quatre ans. les soutiens politiques sont nombreux (Jack Lang, Anne Hidalgo, Cécile Duflot, entre autres).
La décision du tribunal concernant les habitants, qui risquaient de se voir demander la somme de 115 000 euros, a été rendue le 18 janvier 2010. . Le jugement condamne les habitants à une indemnité de 25 000 € par mois d’occupation. Lors de l’appel, le 21 octobre 2010, les habitants ont été condamnés à verser la somme de 80 000 euros à la propriétaire. De plus ils sont sous le coup d ‘une demande d’expulsion immédiate.

Cette décision a prit effet au matin du 22 octobre 2010 avec l’expulsion des habitants et l’état des lieux du bâtiment effectué par un huissier.

Depuis ce jour du 22 octobre, une société de gardiennage est en permanence dans l’immeuble et les habitants sont eux dans des hébergements provisoires souvent du fait de la solidarité.

Un rassemblent a eu lieu lundi 25 octobre devant la Marquise en présence des habitants, de militants politiques et d’élus parmi lesquels, David Assouline, sénateur socialiste, Pierre Aidenbaum, maire socialiste du 3ème arrondissement de Paris, Laurianne Deniaud, présidente du Mouvement des Jeunes Socialistes ainsi que de nombreux élus de gauche.

Un appel aux dons a été lancé pour financer les frais d’avocats du collectif, vous pouvez les transmettre à cette adresse :
jeudi-noir.org

ou par chèque à l’ordre de étudier sans précarité à l’adresse suivante :

Etudier Sans Précarité
123 rue de Tocqueville
75017 Paris

La Marquise était un symbole du problème du logement, le symbole n’est plus mais les problèmes restent. La loi de réquisition doit être utilisée pour permettre de loger tous les citoyens de notre République.

Préparez le changement: restez informés!

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