Rentrée 2010: quand la droite s’attaque à l’Éducation Nationale, les jeunes socialistes s’engagent pour la réussite de tous

La droite, depuis 2002, n’a eu d’autre approche en matière de politique éducative qu’une logique budgétaire et gestionnaire. Variable d’ajustement d’une politique de régression de la puissance publique accentuée par le président Sarkozy, la politique éducative du gouvernement Fillon se résume en 3 mots: réduction, réaction, régression. Cette politique de classe qui multiplie les cadeaux fiscaux et démantèle l’école, patrimoine de ceux qui n’ont rien, atteint son paroxysme en 2010.

Tous les éléments se conjuguent pour faire de ce début d’année scolaire une rentrée explosive. Prenons de la hauteur: Quel pays, hormis la France, réduit sa part de la richesse nationale consacrée à l’éducation dans un contexte de crise économique? Intéressons-nous à la communication gouvernementale: qui ne voit pas, derrière les coups de com’, la tentation de faire diversion? Parler de sécurité à l’école, de rythmes scolaires, de sanctions… pour faire oublier les 16 000 réductions de postes? Cette année, elles seront pourtant visibles. Partout. Dans les classes surchargées des lycées, chez les élèves obligés de changer d’établissement pour cause de suppression d’option, dans les annonces qui recruteront par centaines des profs contractuels payés au lance-pierre, et dans le quotidien des 8500 stagiaires qui sont lancés sans formation devant des élèves.

Parlons en de ces coups de com’ et de ces débats sociétaux ! La droite remet au goût du jour la Réaction: Quand la gauche au pouvoir place au centre de ses actions l’engagement et la citoyenneté lycéenne (ECJS, CVL mis en place au lycée sous le gouvernement Jospin), le ministre Chatel profite de son discours de rentrée pour parler… sanctions, punitions! Quant au débat sur les rythmes scolaires, nous le réclamons, mais pas un simple rapport classé sans suite! Il s’inscrit, pour nous, dans une refonte globale du temps éducatif pour repenser l’heure de cours, la journée et l’année scolaire. Nous proposons d’organiser le temps scolaire pour que celui-ci favorise l’attention des élèves, l’assimilation des connaissances et permet leur épanouissement. Sécurité à l’école? Quand la présence d’adultes diminue, quand la précarité explose dans les quartiers oubliés de la République, quand tous les établissements voient leur nombre d’assistants d’éducation fondre, comment la droite peut elle oser amorcer de tels débats?

Régression est le maître mot de cette rentrée scolaire. Avec la suppression des IUFM, 8300 professeurs stagiaires sont envoyés, sans formation (hormis quelques journées dans l’année), à temps plein, et sans soutien (50% de tuteurs manquants dans certaines matières, dans l’académie de Créteil) sur l’estrade. Alors même que les élèves seront plus nombreux sur les bancs de l’école! Alors que la démocratisation de l’école n’est pas achevée, la remise en cause de la formation des enseignants, la logique d’évaluation quantitative instaurée à l’école primaire, et la menace qui pèse sur l’institut national de la recherche pédagogique qui voit nombre de postes supprimés semblent être cohérentes: C’est bien une offensive conservatrice que mène la droite. Une droite qui remet en cause les orientations démocratiques mises en place par la gauche pour changer une école trop élitiste. Une orientation libérale aussi quand on met en concurrence les établissements pour recruter des enseignants sur profil, en dehors de toutes les règles, avec le dispositif CLAIR.

Le MJS rejette cette politique, ses objectifs, ses moyens, et cette stratégie de diversion. La rentrée sera pour nous revendicative, pour dénoncer la régression, la réaction, rejeter les suppressions de postes, et proposer aux jeunes en formation de devenir « volontaires du changement ».

Elle sera aussi constructive: une alternative doit se dessiner pour 2012, et les jeunes socialistes multiplieront leurs rencontres avec des acteurs de l’école pour ébaucher un projet de démocratisation de la réussite, et assurer ainsi un véritable droit à l’avenir pour tous les jeunes. En ce sens nous approfondirons les conclusions du chantier éducation de 2009 du Mouvement des Jeunes socialistes qui souhaite réaliser une révolution pédagogique fondé entre autres sur l’abandon des notes au primaire et au collège ; l’interdisciplinarité comme mode d’apprentissage mettant en son centre les pédagogies actives ; interdire les exclusions temporaires et réaffirmer le principe que toute sanction doit être éducative…

Le rôle de la génération changement est de repenser l’école pour garantir la réussite de tous.

Préparez le changement: restez informés!

1 commentaire

  1. Gouret

    2 septembre 2010 à 23:32

    Comment ca se passe, c’est quoi qui est explosif?
    Il y a des gens qui ont du oublier de faire leur devoir de vacances!!!
    Pourquoi tout ces jeunes, ces enfants, ces enseignants ne savent plus sur quel pied danser, rien n’est pres!Tout le systeme éducatif change sans arret et surtout sans interet!! Ou si il doit surement y avoir des petits problemes d’argents cachés la dessous!
    Les incompetents, fiers, et fortunés peuvent partirent, ou et quand ils veulent!!!! une belle démission, amicale, serait de rigeur.
    HEIN (biloute), futuroscope…etc….

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