La République indécente de Nicolas Sarkozy et de ses amis

La République française, dans ces différentes constitutions, place en son sein la nécessaire séparation des pouvoirs, partant du principe intangible que le pouvoir de faire la loi, celui de la mettre en œuvre et celui de juger ceux qui ne la respectent pas ne peut se trouver dans les mêmes mains, comme au temps du pouvoir monarchique. De même, les nécessaires contre-pouvoirs publics, institutionnels comme médiatiques, doivent faire l’objet d’un consensus «républicain », car il s’agit de défendre avant tout l’intérêt général. Enfin, c’est justement la défense de l’intérêt général qui commandait aux hommes politiques l’exemplarité, menant parfois certains à quitter leur fonction le temps d’une instruction judiciaire, ou lors de scandales financiers.

Les années Sarkozy auront vu ces principes foulés du pied

La séparation des pouvoirs est attaquée: pression sur la chancellerie et les magistrats du siège, suppression du juge d’instruction, réforme de la Constitution pour mettre au pas le Parlement, usage intensif des sessions extraordinaires…Nos institutions sont bousculées par Sarkozy.
Les contre-pouvoirs sont réduits à néant: nomination des dirigeants de l’audiovisuel public par le président de la République, suppression des instances de recours (défenseur des enfants, HALDE…), mise à mal des lois anti regroupement et des financements de la presse privée…
Les scandales autour des logements de ministres, les dérapages verbaux des ministres…semblent ne plus déranger un gouvernement plus soucieux de se maintenir au pouvoir.
Malheureusement, la droite n’a jamais abandonné le principe d’utiliser le pouvoir qui lui est confié par le Peuple pour défendre ses intérêts. Cela nous rappelle que les affaires du passé (les affaires de la mairie de Paris sous Chirac et Tibéri, affaire Karachi qui fait trembler Balladur et son ministre du budget de l’époque, Nicolas Sarkozy…) avaient déjà pour acteurs principaux des dirigeant de la droite actuelle.
Cette question est grave, car elle remet gravement en cause le Pacte Républicain, et participe du délitement du lien entre le Peuple et ses représentants.
Les Jeunes Socialistes rappellent leur attachement à la République et à l’exemplarité de ceux qui portent un mandat populaire. Parce que nous pensons que le fondement même de la République est attaqué, nous dénoncerons ces attaques lors d’un rapport écrit sur cette République indécente de Nicolas Sarkozy.

De plus, pour lutter contre ces possibilités d’abus, nous proposons :

  • Une VI République parlementaire et primo-ministérielle.
  • Que les nominations ne dépendent plus de l’exécutif, mais de la chambre basse à la majorité des 3/5.
  • Une justice indépendante avec la création d’une Haute autorité qui se substitue au Conseil Supérieur de la Magistrature.
  • La suppression du lien hiérarchique de l’exécutif sur les parquets.

Les Jeunes Socialistes continueront de porter ce combat pour une République irréprochable, et dénoncera systématiquement les attaques contre celle-ci.

Préparez le changement: restez informés!

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