La promotion des langues régionales

La Nation française porte en elle des valeurs qui constituent le ciment de notre unité. Ces valeurs sont portées par une langue commune, le français.
La Constitution française stipule que la langue officielle de la République, une et indivisible, est le français, et nous, Jeunes Socialistes, nous inscrivons dans ce cadre républicain.

Le français, seule langue de la République, est le garant de l’égalité de tous les citoyens, quelque soit le territoire où il réside.
Pour autant la République a trop longtemps mis de côté les langues régionales, constitutives de la diversité de la culture française. Il est temps, dans une démocratie apaisée, que nous, Jeunes Socialiste, militions pour la promotion des langues régionales.

Nous devons affirmer le droit de chaque citoyen à pouvoir apprendre et pratiquer la langue de sa région.

Ainsi nous proposons:

  • Qu’un enseignement optionnel puisse être proposé dès la maternelle. Cet enseignement à la langue et à la culture ne peut se faire que dans ce cadre de l’école républicaine, laïque et gratuite.
  • Il est également nécessaire de mettre en place des actions de sensibilisation à la langue régionale dans les collectivités, afin de les rendre plus vivante.

Nous, Jeunes Socialistes, devons militer pour la promotion des langues régionales car celles-ci constituent un patrimoine diversifié et commun à tous les citoyens.

Préparez le changement: restez informés!

22 commentaires

  1. UDB Yaouank - Les Jeunes de l'UDB

    6 juillet 2010 à 18:42

    Communiqué de l’UDB-Jeunes / UDB-Yaouank, publié ici : http://jeunes.udb.over-blog.fr/article-langues-regionales-selon-le-mjs-encore-un-effort-camarades-53524981.html

    Langues régionales selon le MJS : encore un effort camarades !

    Les Jeunes de l’UDB tiennent à réagir à la prise de position du MJS sur les langues régionales publiée le 5 juillet 2010 sur leur site internet*.

    Les Jeunes de l’UDB regrettent que les jeunes socialistes, comme leurs aînés, fassent de l’article 2 de la Constitution Française un barrage contre la co-officialisation des langues dites « régionales ». Leur nier ce statut, c’est considérer les langues régionales comme des langues de seconde zone. Leur nier ce statut, c’est aussi accepter la non-ratification par l’Etat de la Charte européenne des langues régionales pourtant nécessaire à l’entrée de tout nouvel Etat membre dans l’Union Européenne. Leur nier ce statut, c’est déjà freiner leur essor puisque l’Union Européenne soumet ses financements à cette condition.

    Par ailleurs, c’est encore cet article 2 de la Constitution qui refuse aux écoles associatives par immersion (Diwan en Bretagne, Calandreta en Occitanie…), gratuites et laïques rappelons-le, l’accès au statut public. En 2001, un conventionnement entre Diwan et le ministre de l’Education Nationale de l’époque, M. Lang, avait failli aboutir, mais avait été suspendu par le Conseil d’Etat. C’est pourtant grâce au militantisme de ces écoles que les langues régionales sont vivantes aujourd’hui en France… pas grâce à une République « une et indivisible » qui, sur ce sujet précisément, est plus un frein qu’un facilitateur.

    Croire que « le français est le garant de l’égalité de tous les citoyens », c’est faire une bien mauvaise analyse de la situation sociale actuelle. Encore un effort camarades !

    Les Jeunes de l’UDB – Re Yaouank an UDB

    * http://www.jeunes-socialistes.fr/2010/07/la-promotion-des-langues-regionales/

  2. Nil

    7 juillet 2010 à 10:39

    Merci pour les bonnes intentions, mais dommage que vous vous soyez senti obligés de vous fendre d’un paragraphe sur l’indivisibilité de la république, principe qui n’a jamais servi que de masque à l’impérialisme français. La vraie égalité, ce n’est pas d’imposer une langue à tous les peuples de l’État français, c’est de leur reconnaître à toutes un statut égal!

  3. Hadrien

    7 juillet 2010 à 17:49

    L’initiative du MJS est à saluer et à soutenir, les socialiste ont toujours été les défenseur des langues régional.
    C’est en effet le député socialiste Maurice Deixonne qui fit adopter sous la 4ème république le principe de l’enseignement comme option facultative des langues régionales dans les collèges et lycées publique.
    Bravo au MJS de continuer dans cette voie.

  4. Patrice

    8 juillet 2010 à 15:35

    N’oublions pas que la Constitution de la Ve République est un coup d’Etat permanent, comme disait « Fañch Mitt » (= surnom de François Mitterrand en breton) !

    Vivement la VIe République sociale, fédérale et régionalisée.

  5. Renaud Delaunay

    8 juillet 2010 à 16:19

    L’uniformité garante de l’égalité !!!
    Vous êtes niais ou démagogues !

  6. Jeannot

    8 juillet 2010 à 16:45

    Ça sert à quoi d’être jeune si c’est pour soutenir les mêmes sornettes que les aînés ? On croirait un discours langue de bois tout droit sorti des radicaux de la IIIe République,… Une belle moustache, une bonne bedaine, un gilet de costume trois-pièces bien boutonné, … du Charasse dans le texte et dans l’allure.

  7. Steini

    8 juillet 2010 à 17:58

    l’intention est louable, mais le ton jacobin est des plus déplaisant…
    Cette idéologie criminelle du jacobinisme, spécifique à la France, et héritée des dictateurs Robespierre et Napoléon, n’a pas sa place dans une démocratie moderne.
    la République Française est “une et indivisible”, sinon quoi ?

    La guillotine pour les récalcitrants qui préfèrent la démocratie et le droit des peuples à l’autodétemination (fédéralistes) ?

    Ce qui est valable pour les Québécois: choisir librement son destin !!!, l’est aussi pour les Bretons, les Basques, les Corses, les Alsaciens ou les Catalans.

    Un état civilisé se reconnaît par la libre adhésion de TOUS ses citoyens, et non en leur opposant des slogans totalitaires et anti-démocratiques tels que “république une et indivisible”.

    Une véritable ‘République’ n’est pas ‘un trou noir’ célèste hors duquel il doit être impossible aux citoyens de ressortir, et ce même pour ceux qui n’ont jamais demandé à en faire partie et qui furent annexés de force au cours de l’Histoire (Empire Colonial tricolore, qui ne se limite pas à l’Outremer…).

    “Le français est la langue de la république”. La république n’a pas de langue de liturgie exclusive, et elle ne doit pas servir de cache-sexe à l’ethnie dominante d’un pays pour imposer l’hégémonie de sa langue aux minorités régionales allophones.
    Le Français est une langue ethnique, comme toutes les autres langues de la terre. Imposer son usage aux autres locuteurs relève de l’impérialisme pan-francophone.
    Que diraient d’ailleurs les francophones Français si les Canadiens anglophones profitaient eux aussi de leur supériorité numérique écrasante au Canada pour décréter que leur langue à eux, l’anglais, est “la langue unique de la Monachie Anglo-saxonne” et que de ce fait son usage public et scolaire doit être imposé à tous les ressortissants Canadiens, y compris aux Acadiens et aux Québécois ???
    “Qu’un enseignement optionnel des langues régionales puisse être proposé dès la maternelle”.

    Pourquoi “enseignement optionnel” ? On ne veux pas des miettes, mais le respect de nos droits fondamentaux

    La langue régionale française est-elle ‘optionnelle’ dans les écoles d’Acadie? , du Québec ?, de Suisse Romande ? ou de Wallonie ?

    Il me semble plutôt que la langue minoritaire française est “langue officielle” dans ces régions particularistes du Canada, de Suisse ou de Belgique.

    La France ne peut pas continuer à réfuter les droits linguistiques fondamentaux de ses minorités régionales allophones, tout en soutenant très hypocritement le droit inaliénable des minorités régionales francophones à l’étranger à “une société distincte” du Canada majoritairement anglophone, de la Suisse majoritairement germanophone , de Belgique majoritairement flamandophone, basée sur la spécificité du particularisme régional de “l’exception culturelle francophone”.
    Même la tartufferie a ses limites…
    Nous exigeons que la France reconnaisse nos droits de l’homme linguistiques, culturels et politiques fondamentaux, tels qu’ils sont établis par l’Onu et par l’Europe

    Vous voulez reconnaître aux Québécois le droit à l’autodétermination

  8. Martin Pochet

    9 juillet 2010 à 02:24

    Peut-être faudrait-il rappeler aux militants du MJS que c’est l’imposition du français comme langue commune sur tout le territoire national a permit de construire le sentiment d’appartenance à la nation française. L’une des caractéristique précise d’une nation est d’avoir une langue commune parce qu’elle permet d’unifier tout un peuple au-delà des particularismes locaux. En ce sens, il est tout à fait logique que la langue française soit considéré comme “supérieure” aux langues régionales qui ne sont qu’un trait spécifique à une culture locale. A ce titre, on peut tout à fait tolérer que les langues régionales puissent être mises à l’honneur dans le cadre de festivals culturels ou bien de son étude en temps que LV3 à l’école. Mais il est impératif que le français reste la seule et unique langue de référence au niveau des administrations, de l’enseignement à l’école ou encore des panneaux de signalisation.
    Céder aux revendications régionalistes comme le fait lâchement le MJS, c’est condamner la France à connaître à l’avenir des revendications autonomistes comme la Catalogne en Espagne, l’Ecosse et le Pays de Galles au Royaume-Uni, la Flandre en Belgique, l’Italie du Nord en Italie, etc…
    Je me marre quand je vois les jeunes socialistes railler la France “une et indivisible” ! N’est-ce pas ces mêmes socialistes qui accusaient Sarkozy, à raison, de bafouer les valeurs les plus élémentaires de la République française ? Vous feriez mieux de vous appliquer vos propres critiques avant de venir donner des leçons de morale à la terre entière.

  9. Nico44

    9 juillet 2010 à 09:17

    On est bien sur le site des jeunes socialistes ici, non? Je demande ça, parce qu’à lire un tel texte, on se croirait plutôt à la maison de retraite du PS. A lire de telle chose, on se dit que le jacobinisme à de beau jour devant lui, et que la France n’est pas prête d’évoluer.
    Un conseil chers “jeunes socialistes”, sortez du carcan parisiano-centralisateur, et promenez vous dans ce que vous appelez la “province”, et vous vous rendrez compte à quel point le reste de la France, les Bretons, les Alsaciens, les Basques, les Catalans, les Corses, etc…, en ont plus qu’assez de ce système criminel qui détruit les particularismes régionaux, à commencer par leurs langues.
    Les Français veulent plus de décentralisation, plus de régionalisation, vite!!!
    Les peuples minoritaires de France veulent de la reconnaissance, maintenant!!!

  10. kwrlii

    9 juillet 2010 à 09:22

    pourquoi le breton ne pourrait-il pas porter les idées republicaines?pourquoi ne pas integrer les ecoles diwan ( laiques et gratuites) au reseau publique?de plus la bretagne est une nation et le mythe de la republique “une et indivisible” s’efrite bien vite devant la realité , comme la separation de l’etat et de l’eglise pour l’alsace-lorraine.il faut arreter de considerer les langues minoritaires comme des langues de seconde zone,autant apprendre le chinois ou l’ourdou tout de suite on gagnera du temps.il est temps d’en finir avec une france donneuse de leçon, et qui ne respecte meme pas le droit des minorités chez elle. suivons l’exemple de l’ecosse et de la catalogne,la bretagne est une nation européenne qui s’en sortirait mieux sans la tutelle de la france.rejoignez le parti breton/stagit strollad breizh

  11. Christian

    9 juillet 2010 à 12:06

    La nation française porte effectivement des valeurs qui constituent le ciment de son unité, comme en général toutes les nations. Elle n’a en cela rien de spécifique qui lui donnerait une aura particulière et nous ferait tomber en pâmoison. D’ailleurs, cette unité n’implique nullement que ces valeurs soient universelles et conformes aux droits de l’homme, je veux dire à tous les droits de l’homme, quand on prétend à l’universalité. L’unité n’est pas non plus une garantie de démocratie. Que ces valeurs soient portées par une langue commune, c’est le choix restrictif et étriqué de cette nation, car toutes les langues sont à même de transmettre des idées. Les disciples de la Révolution française n’ont d’ailleurs pas manqué de publier à l’époque la déclaration des droits de l’homme et du citoyen dans différentes langues parlées en France et non pas seulement en français. Ils étaient autrement plus ouverts. Je vous rappelle tout de même que si la Révolution s’est déroulée en 1789, l’officialisation de la langue française dans la constitution ne remonte qu’à 1992, précisément au moment où le Conseil de l’Europe soumettait à la signature des Etats membres la charte européenne des langues régionales et minoritaires, une façon bien hypocrite et toute française d’être dans l’impossibilité juridique de l’honorer. La langue française dans la constitution n’est pas « le garant de l’égalité de tous les citoyens ». Le seul garant prévu par la consitution reste le président de la République, mais il n’est garant que des seuls principes énoncés dans cette consitution. L’égalité paraît donc bien évasive et foncièrement inaccessible si certains citoyens se voient nier leurs droits ce qui est le cas en France. La présence exclusive de la langue française, à l’article 2, ─ les langues régionales étant reléguées au rang de patrimoine à l’article 75 (et ce depuis 2008), sans que cela n’ait eu d’incidences juridiques réelles sur leur développement puisqu’aucune loi n’a été discutée et votée depuis l’amendement à l’alinéa 75-1, ─ participe efficacement du déclin rapide des langues autochtones et minoritaires et ne flatte en fait que les pulsions nationalistes et chauvinistes des Français (pour ne pas dire davantage), bref, des principes bien éloignés des valeurs de la Révolution.

    Votre proposition bien louable au demeurant n’en reste pas moins timide et timorée, et elle m’apparaît à moi, en tant que bretonnant, condescendante, assez du moins pour y réagir. Je n’attends pas un geste de charité, mais la pleine reconnaissance de mes droits inaliénables. Contrairement à ce que vous postulez, nous ne sommes pas encore dans « une démocratie », même « apaisée ». Pour ce faire, il faudrait au préalable que tous les droits universels de l’homme (ceux de 1948) soient intégrés au droit français (les droits de l’homme ne sont pas un menu à la carte), que les principes constitutionnels qui s’appliquent à la définition d’une démocratie soient mis en œuvre en France (et cela ne recouvre pas que la question des langues, mais plutôt les pouvoirs du parlement et du gouvernement, le maintien d’un pseudo-monarque aux pouvoirs plus étendus que ceux des derniers souverains en Europe, la centralisation étatique, l’indépendance de la justice…). Pour l’heure, nous ne sommes qu’une république, très imparfaitement démocratique, et qui se clame « apaisée » une fois qu’elle a occis toutes les langues minoritaires qui l’effrayaient, comme si elles étaient en mesure de contester sa suprématie. Si votre démarche est sincère, je vous invite à soutenir plutôt la plainte déposée récemment par les associations socio-culturelles bretonnes auprès de la Commission européenne pour manquement par la France à ses obligations.

    Votre jardin est sans doute planté de fleurs, d’une seule espèce, très rafinée, fruit d’une multitude de croisements laborieux, et qui impose l’extase. On trouvera peut-être dans un recoin oublié, circonscrit dans un pot, une fleur sauvage et unique. Il ne tient qu’à vous que toutes les fleurs reprennent leur place dans ce jardin, avant qu’elles ne disparaissent à jamais. C’est tellement plus beau.

  12. Gael

    9 juillet 2010 à 15:04

    Respect ce dernier paragraphe Christian!

    Voici ma petite réaction:
    http://lapolitiqueduchacal.over-blog.com/article-mjs-on-prend-les-memes-et-on-recommence-53527400.html

    Courage aux jeunes girondins socialistes s’il en reste. Prenez le pouvoir et un jour peut-être le PSU renaîtra de ses cendres! Ce jour-là, le PS aura sans doute meilleure presse dans l’Emsav.

    Gael.

  13. Bretagne Réunie

    9 juillet 2010 à 23:39

    Une plainte vient d’être déposée à ce sujet auprès de la Commission Européenne.

    “Seule des 27 pays de l’Union Européenne, la France continue à ignorer officiellement la Convention-cadre du Conseil de l’Europe sur le droit des minorités nationales qu’elle n‘a ni signée ni ratifiée( …) en totale contradiction avec les valeurs qu’elle prône et celles de l’Union européenne affirmées désormais dans les articles 2 et 3 du traité de Lisbonne.

    Article 2 : « L’Union est fondée sur les valeurs de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie, d’égalité, de l’État de droit, ainsi que de respect des droits de l’homme, y compris des droits des personnes appartenant à des minorités. »

    Article 3 : « …Elle respecte la richesse de sa diversité culturelle et linguistique et veille à la sauvegarde et au respect du patrimoine culturel européen ».”

    Y a du boulot…

    Source : Bretagne Réunie (http://www.bretagne-reunie.org/fetch.php?id=657)

  14. julien

    11 juillet 2010 à 17:40

    la langue qui doit être priviliégié c’ est le français les gens doivent avant tout parler français, je n’ ai aucune envie d’ avoir des régions entière qui s’émancipe après des siècles d’ effort de la nation pour s’ unifier

    1_le français est la langue supérieur la langue alpha la langue qui est la base de tous ménages

    2_les langues régionales sont valoriser que dans un cadre culturelle ( musique,littérature,autre activité culturelle ) mais que dans un cadre culturelle

  15. GUILLON

    12 juillet 2010 à 21:43

    Votre discours est ringard, triste, vieux, éculé et vos propositions accompagnent l’enterrement des langues régionales, sous prétexte qu’elles pourraient nuire au français et au Français-es-. Un conseil: arrétez la politique (ou changez de conseiller en communication) car le PS n’est pas prêt de se relever avec ce genre de discours, tant en matière de fondamentaux que de propositions concrètes…

  16. Nil

    23 juillet 2010 à 14:47

    “je n’ai aucune envie d’avoir des régions entière qui s’émancipe”

    belle conception de la démocratie!
    Et belle confession involontaire des défenseurs d’une république totalitaire.

    D’ailleurs avant d’imposer le français aux autres, faut l’écrire correctement: les régions s’émancipENT, un cadre culturel et non “culturelle”, etc.
    L’obsession d’une langue unique semble s’accompagner chez certains d’un appauvrissement des facultés intellectuelles.

  17. Lolo44

    27 juillet 2010 à 16:12

    Bon argumentaire, Christian !!
    NB : Julien, il serait bien aussi de savoir l’écrire, le français !

  18. Martin Pochet

    28 juillet 2010 à 11:25

    La plupart des commentaires révèlent bien la mentalité bisounours des militants MJS qui consistent contenter toute le monde, à ne froisser personne et à cracher sur l’autorité de l’Etat français, qualifié de “République totalitaire”. On remerciera aux passages les républicains des années 1870-1880 d’avoir imposé le français sur tout le territoire afin d’unifier ce dernier au delà des particularismes régionaux et de faire émerger le sentiment d’appartenance à la nation française. Encore d’affreux anti-démocrates totalitaires ces républicains, n’est-ce pas Nil ? Après tout, libre aux militants MJS de cracher sur 140 ans de l’Histoire de France si ça les amuse. J’imagine que ces derniers feront de grandes cérémonies pour célébrer la mort de la nation belge et espagnole et l’indépendance de la Wallonie, de la Flandre, de la Catalogne et du Pays Basque. Pitoyable !

  19. Steini

    3 août 2010 à 15:14

    “On remerciera aux passages les républicains des années 1870-1880 d’avoir imposé le français sur tout le territoire afin d’unifier ce dernier au delà des particularismes régionaux et de faire émerger le sentiment d’appartenance à la nation française”.

    Et si les canadiens anglophones faisaient exactement la même chose à l’encontre de leurs minorités régionales ‘Acadiennes’ et Québécoises : imposer l’anglais sur tout le territoire afin d’unifier le Canada au dela des particularismes régionaux francophones et afin de faire émerger le sentiment d’appartenance à la nation Canadienne (décrétée monolingue anglophone) ?
    Et si les Suisses germanophones imposaient eux aussi l’hégémonie de la langue allemande partout en Suisse, notamment à leur minorité régionale romande, pour les mêmes motifs ?
    Et si les Flamands belges faisaient la même chose à l’encontre de la minorité Wallonne au nom d’une Belgique “Une et indivisible” dont le flamand, langue majoritaire, serait imposé comme la langue nationale unique ?

    Les français n’auraient alors pas de mots assez violents pour condamner une politique jacobine aussi criminelle !!!

  20. Nil

    3 septembre 2010 à 19:26

    Non Martin, effectivement, la tentative de destruction de cultures différentes de la culture française n’est pas à porter au crédit des républicains. Je signale au passage que je ne suis pas membre du MJS (j’espère que ça ne m’interdit pas de donner mon avis), mais j’estime que tous les peuples qui souhaitent former un État y ont droit. Quand on est républicain ET démocrate (c’est visiblement pas le cas de tout le monde), on ne peut qu’être d’accord avec le droit des peuples à disposer d’eux même.

  21. Le Foll

    23 novembre 2010 à 00:09

    Le colonialisme de même que l’hyperprésidentialistation n’invalident pas le projet républicain. Quand les principes républicains sont réellement respectés, quand la loi vise à défendre l’intérêt général indépendamment des intérêt particuliers, la République permet aux individus de s’émanciper de leur condition première. Liberté et Egalité ne sont plus alors des mots illusoires et la Fraternité entre tous les membres de la Nation, quelque soit l’origine ou l’appartenance de chacun, devient possible.
    Bretonnant moi même je suis toujours en recherche d’une véritable conciliation entre l’idéal républicain qui demeure un des moins mauvais modèles d’organisation sociale et les cultures régionales qui si elles ne sont pas prises en compte font des citoyens des individus “élevés hors sol”. J’ai adhéré récemmet au parti de Gauche et nous sommes un certain nombre de bretons à travailler sur cette question. N’oublions pas que c’est le club breton qui fut à l’origine du club jacobin. Ce club breton avait des cahiers de doléances très novateurs :abolition de la féodalité, création d’écoles de campagnes, imposition du clergé, liberté de la presse et égalité devant la loi par exemple. Il était anti clergé et anti noble. Anti clergé on en frissonne encore dans les colonnes de ouest france !!! Je suis preneur de toute réflexion sur cette question et je refuse énergiquement de laisser quiconque du mouvement breton prendre la culture en otage et l’instrumentaliser. Quelle Bretagne voulons nous ? la laisserons nous vivre à l’ombre de Bolloré, Le Lay et autre Institut de Locarn qui nous mettrons autant dans la merde que le font les actuels soutiens de sarkozy, mais en breton mar plih !!!! Personnellement je suis pour l’enseignement des langues bretonnes dans le cadre de l’EN ainsi que de l’enseignement de l’arabe, du chinois, de certaines langues africaines, pour qu’aucun citoyen de ce pays même venu de loin ne soit comme je l’écrivais plus haut un “citoyen hors sol”. Afin de mettre un bémol à la guerre que se livrent les régions dans le cadre européende la “concurence libre et non faussée (article 1 du TCE … revu Lisbonne)ne faut il pas que l’Etat repenne les rennes dans les domaines de l’éducation, la santé, les transports, les énergies ???
    Kénavo.

  22. cédric

    11 décembre 2010 à 13:01

    votre paragraphe est très juste, une nation ne peut se constituer en dehors d’une langue commune, reconnu par tous.
    vos propositions sont elles aussi vrai, la France n’a pas une constitution culturel de fait, son unification s’est fait dans la difficulté, dans la douleur, mais les régions ont toujours gardé leur culture local. le problème est que vos proposition sont aujourd’hui, du moins dans ma région basque, réelle.
    en effet il est possible dés la maternelle de poursuivre un parcours bilingue dans le cadre de l’école républicaine et laïque, de plus l’administration dans sa globalité, au niveau local développe le bilinguisme.
    je pense donc en tant que sympathisant socialiste qu’il faut certes proposer des changements de perception de la France, rentrer réellement dans le XXI siècle, mais tout en évitant de proposer comme changement ce qui existe déjà.
    de plus je tient a préciser en tant que juriste que la constitution ne stipule pas mais elle dispose ou énonce.

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