Redonner à la culture sa vocation d’épanouissement humain

Les jeunes socialistes refusent et condamnent toute conception élitiste de la culture, celle-ci ne doit pas être uniformément définie par une classe dominante capable d’imposer une réelle hégémonie culturelle. La culture ne se décrète pas, la culture n’est pas un outil de communication, la culture n’est pas homogène. Elle est un bien commun produit par tous, appartenant à tous, elle est plurielle et multidimensionnelle, elle est mouvante et en perpétuelle évolution. Les jeunes socialistes réclament donc qu’elle fasse l’objet de politiques adaptées à cette pluralité.

Il faut en faciliter l’accès physique, “là où je vis, là où j’habite”, là où je profite d’une offre culturelle riche et accessible. La culture doit être soumise à un impératif d’accessibilité. Accessibilité géographique, cela passe aussi par des tarifs qui ne doivent pas être dissuasifs. Accessibilité matérielle, l’offre culturelle doit donc être mieux répartie sur le territoire, et surtout plus lisible et claire. Accessibilité temporelle également, les produits culturels doivent être accessibles en fonction des rythmes de vie de chacun.

Il faut intégrer la pratique culturelle comme comportement naturel, cela passe par la socialisation. Les écoles, collèges et lycées doivent encourager et accompagner tout au long de la scolarité ces pratiques, qu’il s’agisse des musées, des pièces de théâtres, de concerts, de films, nous devons faire en sorte que la pratique culturelle soit intégrée au quotidien de tous.

Ceci est conditionné à un impératif d’attractivité pour chacun. Les subventions orientées vers des productions culturelles académiques, sélectionnées par une élite culturelle dominante et informée, ignorent et méprisent les pratiques culturelles alternatives et leur public. Les jeunes socialistes refusent ce biais et réclament un réel effort pour accompagner le développement de différentes cultures quelles qu’elles soient pour répondre aux attentes des différents publics. Nous rappelons que les politiques ambitieuses de démocratisation du fait culturel nécessitent des financements suffisants, les réformes des collectivités et de la fiscalité locale proposées par le gouvernement nous font craindre le pire.

Il s’agit par-là de permettre une réappropriation sociale du fait culturel par le plus grand nombre, d’ouvrir celle-ci à un large public, de diversifier les offres pour répondre aux intérêts de chacun. Cela passe donc nécessairement par des efforts de communication et d’information, par notamment la création d’un portail Internet accessible à tous dans chaque département ou chaque ville, recensant le plus largement possible sur un site unique les offres culturelles proposées aux publics.

La culture est un moyen de l’épanouissement humain, elle doit donc être considérée et traitée comme tel et faire l’objet de projets ambitieux.

Préparez le changement: restez informés!

1 commentaire

  1. garcia

    28 février 2012 à 22:42

    vous parlez de réappropriation sociale du fait culturel, et cela commence par un site internet. Vous faites quoi pour les 60% de personnes qui ne l’ont pas ?
    (source “le journal du net”).
    Vous parlez d’élite culturelle dominante et informée : laquelle ?
    Introduire la pratique culturelle dans les écoles, c’est bien, mais déjà apprendre à lire écrire et compter aux jeunes, c’est mieux.
    Que faites-vous des dimanches gratuits, des cartes de réduction, familiales et j’en passe ?
    Ce que vous dites ne tient pas la route.
    cordialement.

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