De nouveaux lycées pour une révolution pédagogique

Quelle réforme du lycée voulons-nous porter, comme alternative concrète à la politique réactionnaire de la droite, pour démocratiser la réussite ?

Nous voulons d’abord des lycées agréables, des lieux de vie et d’engagement, ouverts sur leur quartier, aux parents, au tissu associatif, utilisant les locaux comme lieu d’éducation pour tous les âges. Réformer le lycée, cela commence par changer radicalement la manière d’enseigner, en donnant un sens aux connaissances, trop cloisonnées par des matières dont l’enchainement quotidien est incohérent, et l’introduction d’outils interactifs dans les méthodes éducatives. La formation des enseignants, au sein d’IUFM et d’un statut des stagiaires sauvegardés, doit alors se tourner vers les pédagogies actives et la capacité à faire progresser les élèves à leur rythme.

Le lycée doit incarner un lieu d’émancipation pour les jeunes qui construisent leur projet de vie, à travers :

  • La construction progressive d’un parcours d’études et d’insertion avec des conseillers spécialisés dans un domaine dont ils connaissent le parcours et les débouchés, et un suivi des lycéens après le bac pour les orienter vers les bonnes structures d’orientation.
  • Une classe de seconde avec un temps important d’accompagnement personnalisé, en groupes de besoin, pour remédier aux difficultés et assurer un droit absolu à la réorientation.
  • Un tronc commun exigeant permettant de préparer un projet d’études supérieures à travers une « dominante », et de découvrir de nouvelles matières alors que les filières d’aujourd’hui sont encore trop discriminantes.

L’autonomie démocratique des établissements doit impliquer les lycéens pour les émanciper, notamment à travers un projet pédagogique qui les associe. Des espaces culturels, des locaux associatifs doivent être aménagés pour mener une véritable politique de vie lycéenne. Un décret doit fixer le statut des élus lycéens : moyens d’information, autorisation d’absence, accès à tous les établissements et à tous les documents.
Il est nécessaire de rétablir une sectorisation forte organisant des bassins éducatifs mixtes, dans lesquels des « fourchettes » sociales empêchent la constitution de ghettos et proposent un choix entre des lycées thématiques. La voie professionnelle y serait constituée d’une palette de diplômes, du CAP au BTS, favorisant à l’accès à des diplômes de l’enseignement supérieur. L’échec scolaire doit être pris en charge par le service public et non privatisé et défiscalisé.

Les méthodes d’évaluation, notamment au moment du baccalauréat, doivent être discutées, pour mettre fin au bachotage et permettre l’évaluation de la progression des lycéens. Repenser les méthodes, c’est aussi préférer aux notes chiffrées souvent humiliantes, la validation de connaissances et de compétences, notamment à l’oral et en groupe.

Ainsi, en rattrapant le retard accumulé par la France en terme d’investissement public, nous permettrons au système éducatif de former des citoyens épanouis et critiques, à travers une révolution pédagogique qui s’intéresse à toutes les facettes du système éducatif.

Préparez le changement: restez informés!

1 commentaire

  1. Martin Pochet

    3 juillet 2010 à 14:12

    C’est une blague ?…

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