Violences scolaires : des États Généraux placés sous le signe de la démagogie !

Pendant deux jours se sont tenus à Paris des États Généraux sur la sécurité à l’école. Alors que les acteurs du monde éducatif ont voulu porter des débats constructifs, trouver des solutions pour régler les problèmes de violence et non les déplacer, le gouvernement a une nouvelle fois joué la carte de la démagogie.

L’ensemble des participants ont fait part des réalités que vivent au quotidien élèves, parents, personnels de l’éducation nationale. La crise que nous traversons a amplifié les inégalités sociales, économiques. Les dégradations des conditions de vie des familles déjà les plus défavorisées sont une réalité qui nécessite une intervention rapide de l’État.

Comment s’épanouir et réussir sa scolarité alors qu’en dehors de son établissement on subit de plein fouet la précarité ? Comment construire des perspectives d’avenir alors que la vie dans les quartiers populaires se dégrade et que le gouvernement préfère supprimer les derniers services publics qui y subsistent ?

Pour la droite, l’objectif, c’est tolérance 0, rien d’autre !

Durant ces deux jours, les participants ont rappelé l’importance de la présence d’adultes formés sur le terrain, la mise en place de mesures de prévention, mais également leur inquiétude par rapport aux suppressions de postes ainsi que la réforme de la formation des enseignants, qui, en affaiblissant leur formation pédagogique, va encore dégrader les relations profs/élèves à l’École. Par ailleurs, le système d’exclusion des élèves a été pointé du doigt : il ne règle pas le problème, il ne fait que le déplacer. Au delà de la crise, l’échec scolaire, et le risque de déscolarisation qu’il entraîne, sont des facteurs majeurs des phénomènes de violence scolaire, et doivent être traités par le service public d’éducation nationale. L’exemple des dispositifs d’accueil des élèves exclus mis en place par le conseil général de Seine-Saint-Denis doit, selon nous, être généralisé.

En clôture, Luc Chatel a tout simplement réussi une nouvelle fois à faire l’unanimité…contre ses propositions ! En proposant des mesures qui allaient à l’encontre des grandes lignes qui ont émergé des débats, il a maintenu le cap d’une politique éducative régressive et répressive : retour aux statistiques (alors que SIGNA en a montré les limites), suppressions des allocations familiales, vidéosurveillance, renforcement des équipes mobiles de sécurité dont l’efficacité reste toujours a démontrer…Alors que l’ensemble de la communauté éducative attendait ces débats avec impatience, afin d’apporter des réponses concrètes, Luc Chatel a tout simplement réaffirmé le projet de « sanctuarisation des établissements scolaires ».

Le MJS souhaite que soient prises en compte les propositions des partenaires de ce débat.
Pour le Mouvement des Jeunes Socialistes, les établissements scolaires doivent être des lieux d’études, à taille humaine, mais aussi d’épanouissement: l’implication démocratique des élèves, notamment pour définir le règlement intérieur, et l’aménagement d’espaces de vie doivent être favorisés. Pour cela, nous pensons qu’il faut mettre en place dans les plus brefs délais un plan pluriannuel de recrutement de personnel enseignant et d’éducation.

Préparez le changement: restez informés!

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