Un nouveau mode de développement, des conséquences multiples : l’exemple des algues vertes

Vendredi 5 février, Bruno Le Maire et Chantal Jouanno ont présenté leur plan pour lutter contre les algues vertes. Il est plus que temps de s’attaquer à ce problème, et l’Etat a tardé à le faire. Car c’est bien l’Etat qui à les compétences pour le faire, même si la question de la gestion de la qualité de l’eau par les régions se pose.

En tout état de cause, le règlement la qualité de l’eau est une urgence, et les algues vertes, phénomène essentiellement breton, en est une des conséquences. Mais ne nous trompons pas, la présence de ces algues sur les plages bretonnes est un phénomène qui ne s’éteindra pas en un an, essentiellement à cause du sol granitique.

Il nous faut donc un plan de gestion des algues vertes, pour ne plus laisser les collectivités locales démunies face à ce phénomène, ô combien dangereux. La mort d’un cheval sur une plage des Côtes d’Armor a montré leur dangerosité lorsqu’elles sont en situation de décomposition. Il est temps d’avoir une approche différente de la gestion des algues vertes, et de comprendre leur potentiel.

Si l’agriculture intensive hors-sol est une des causes de cette situation, ce n’est pas la seule. Le rejet de l’azote est aussi le fait de l’habitat et de l’activité industrielle.

L’Etat a trop longtemps laissé la Bretagne gérer ce problème seule, tout en étant l’instigateur des politiques agricoles dans cette région, Il a fallu plusieurs incidents pour que le gouvernement see réveille et décide de ramasser les algues vertes.

Et si la présence de ces dernières nous amenait à réfléchir sur nos types d’habitat, sur la conséquence de d’industrie sur notre environnement et sur le type d’agriculture que nous voulons ? Il nous faut évidemment réfléchir au rapport entre capacité des sols à absorber et type d’agriculture.

L’écologie, en ces temps de réchauffement climatique, est en vogue. Mais elle doit aussi accompagner une nouvelle économie, et nous amener à réfléchir sur certaines consommations. Car la pollution des sols avantage bien des industriels. La Bretagne par exemple exporte des produits porcins, et importe des bouteilles d’eau minérales. Quant à l’utilisation du pétrole pour fabriquer des bouteilles d’eau ce n’est que la conséquence d’une mauvaise qualité de l’eau dans certaines de nos régions.

Préparez le changement: restez informés!

1 commentaire

  1. Catherine

    30 mai 2011 à 12:18

    J’attire votre attention sur les accords de la région donnés à l’industriel HOLCIM pour installer une usine de broyage de ciment dans le port de la Rochelle,
    dont les communes avoisinnantes, menacées, de veulent pas .
    La multinationale Suisse HOLCIM va débuter en avril 2011 les travaux de construction d’une usine de broyage de clinker pour fabriquer du ciment sur l’anse Saint Marc du port de La Rochelle. Les autorisations (permis de construire et autorisation d’exploitation) ont été obtenues. La population a été soigneusement tenue à l’écart de ce projet mené depuis plus de 2 ans.
    (Pour tout savoir : http://www.NUB71) Voici un bel exemple du type même de décision qui va engager une région sinistrée tous les ans par la sécheresse. Cette usine en effet, sans aucun intérets économiques (sauf peut être pour quelques uns) va engager des conséquences écologiques prévisibles . Cette décision est d’autant plus choquante, qu’elle a été adoptée entre autre par M. BONO, maire socialiste. Je suis socialiste militante mais je dis NON à ce projet qui est refusé par tous pour des raisons écologiques et économiques.
    Qui va générer des nuisances non seulement immédiates sur les riverains mais économiques à long terme car très demandeur en eau potable . Où est la cohérence dans ce genre de décision ? il est vraiment temps de réfléchir . Comment peut ton encore aujourd’hui, faire fi des conséquences économiques et écologiques .
    Comment après cela demander aux citoyens de se rationner en eau ? Les élus d’opposition s’apprêtant à gouverner devraient bien se pencher sur ce problème et contribuer à l’empêcher . pour le bien de tous .

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