Refusons la régression, pour une réforme progressive des retraites!

Le gouvernement a annoncé vouloir faire de 2010 l’année des retraites. Après 1993, où le gouvernement Balladur faisait passer la durée de cotisation des salariés du privé de 37,5 à 40 annuités ; après 2003, quand Fillon organisait la même régression pour le secteur public et en 2007 pour les régimes spéciaux, il y a fort à parier que les propositions du gouvernement iront cette année à nouveau, dans le sens de l’allongement de la durée de cotisation. S’il est plus difficile à assumer après la crise financière, l’objectif poursuivi est de démanteler le système de retraite par répartition afin de favoriser l’émergence des retraites par capitalisation.

Refuser l’allongement de la durée de cotisation

Aujourd’hui les salariés partent en moyenne en retraite à 58,9 ans. L’augmentation de la durée de cotisation, si elle ne fait pas travailler plus longtemps, à surtout pour effet de diminuer le montant des pensions, les salariés ne pouvant cotiser le nombre d’annuités nécessaires pour une retraite à taux plein.
Derrière la question du nombre d’annuités travaillées, c’est aussi la question du partage du travail qui est posée. Comment défendre aujourd’hui de faire travailler les salariés plus longtemps alors que notre pays compte 5 millions de personnes privées d’emploi, parmi lesquels le nombre de séniors est en forte augmentation ? L’allongement de la durée de vie ne saurait justifier l’allongement de la durée de cotisation ; aussi parce que nous pensons que le travail ne doit pas occuper toute la vie d’un individu.
Les jeunes socialistes l’affirment, c’est d’abord par la lutte contre le chômage et par une politique d’emploi volontariste que nous améliorerons le financement du régime de retraite.

Défendre l’augmentation des cotisations

Nicolas Sarkozy et son gouvernement prétendent que c’est pour les générations futures que ces réformes du système de retraites doivent avoir lieu, afin de préserver le système par répartition.
Mais dans le même temps, la droite fait le choix d’asphyxier le système de retraite, notamment par le biais des exonérations de cotisations patronales, alors que le Conseil d’Orientation pour les Retraites (COR) prévoyait en 2003, la nécessité d’augmenter la part des cotisations de 0,37% pour que le système de retraites soit viable à l’horizon 2040, sans allonger la durée de cotisation et sans diminuer le montant des retraites.

La question centrale que pose le débat sur les retraites est donc celle de la répartition des richesses.

C’est parce que ces contre-réformes se font contre les jeunes, alors même que ce sont les jeunes d’aujourd’hui qui financeront demain les retraites de leurs ainés, que le Mouvement des Jeunes Socialistes fera entendre sa voix dans ce débat, en affirmant qu’il y a une autre alternative pour les retraites.

Préparez le changement: restez informés!

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