Le rayonnement culturel de la France en berne

Lundi 22 février, Bernard Kouchner présentera aux sénateurs la réforme concernant le rayonnement culturel de la France.

Ce projet était ambitieux, il portait l’idée de créer une agence unique comme en Angleterre, en Espagne, en Allemagne. Une agence unique pour pallier au manque de cohérence, de visibilité, de la politique du rayonnement culturel de la France. « Il était », car ce projet ne verra le jour dans trois ans, et se voit vider de son objectif initial. Le changement de statut, de nom de culturesfrance (opérateur qui vise à la promotion de la création française, sous double tutelle du ministère de la culture et des affaires étrangères avec pour Président Olivier Poivre d’Arvor) a perdu son ambition, pour plusieurs raisons. La première vient d’ une absence de la prise en compte de divers rapports des sénateurs de leurs préconisations, la seconde par le manque de concertation avec les diplomates.

La réalité de la politique concernant l’ exportation et la valorisation de la culture française est celle-ci. Un délitement des financements (- 20% entre 2007 et 2009), des crédits de coopération qui passent de 360 à 297 millions, des centres obligés de chercher leurs propres fonds pour survivre, et plus d’un tiers ferment partout en Europe.

Pourquoi en sommes-nous là? Quel objectif ? La garantie d’ un développement exponentiel de la culture n’est-elle pas une question de moyens, de volontarisme politique ?

Autre problème le personnel des centres est nommé par le gouvernement. Une nomination faite de choix arbitraires. Cette méthode provoque nombre de dysfonctionnements tant sur la formation du personnel et les moyens qu’on leur donne.

Cette politique, ne pourra se faire sans, la concertation des ambassadeurs et des professionnels. De même la réforme doit prendre en compte la redéfinition des recrutements, des moyens financiers forts, une véritable politique culturelle européen liant ainsi projet européen et budget fort (1% de l’Union Européenne) .

Le mouvement des jeunes socialistes, soutient la proposition de Catherine Tasca qui propose la création d’un secrétariat d’état chargé de l’action culturelle et de l’audiovisuel extérieur. Nous le soutenons car il permettra de mobiliser tous les moyens financiers et humains pour mener à bien une politique indispensable pour le devenir de la culture.

Préparez le changement: restez informés!

1 commentaire

  1. garcia

    28 février 2012 à 21:39

    Vous pensez qu’un secrétariat sauvera la culture ?

Réagissez !

Vous devez être connecté(e) pour rédiger un commentaire.