Cap vers la victoire en 2012 : pour l’unité de la gauche

Unité ! Ce beau mot d’ordre a retenti tant de fois dans les grandes manifestations populaires ou à la fin des meetings et rassemblements de toute la gauche. Unité ! C’est au son de ce slogan que les plus belles pages de l’Histoire de la gauche et du socialisme ont été écrites. 1936, 1981, 1997 : toutes les victoires électorales de notre camp ont été obtenue grâce à la force donnée par l’union de toute la gauche. Sans unité pas de congés payés, pas de 35 heures, pas de services publics, pas de retraite à 60 ans, pas d’abolition de la peine de mort, pas de CMU ni aucune des grandes réformes arrachées par ceux qui nous ont précédés ! Unité ! Aujourd’hui encore, et plus que jamais, le mot n’a rien perdu de sa force ! Il est même plus nécessaire que jamais pour se mettre en marche et gagner contre Sarkozy et le MEDEF et avancer vers la transformation sociale au service de notre camp.

Pour nous, l’Unité de toutes les forces de gauche est autant une méthode qu’un projet. Une méthode pour gagner contre le libéralisme et un projet qui rassemble la gauche au-delà des intérêts propres à chaque organisation. L’unité c’est faire passer d’abord l’intérêt commun à toute la gauche avant l’intérêt particulier de chaque parti. Unifier politiquement les aspirations démocratiques et sociales des salariés et des jeunes, voilà notre but. Battre Sarkozy et la droite en 2012 voilà notre objectif prioritaire ! Notre base sociale ne peut se payer de luxe de 5 années supplémentaires de régression, de contre-réformes et d’attaques contre l’immense majorité de la population.

Il faut donc travailler immédiatement à atteindre cet objectif d’autant plus que la droite a, elle, fait son unité jusqu’à certaines franges de l’extrême droite, en rejetant le Modem dans la marginalité. Nous récusons les vieilles querelles stériles du passé et affirmons que toute la gauche doit avancer vers son unité rapidement. Résister ensemble dans la rue est plus nécessaire que jamais et les occasions ne manquent pas. Privatisation de la Poste, licenciements dans des entreprises qui font pourtant des profits record, attaques contre le code du travail, la Sécurité sociale et les libertés, destruction de l’école et de l’hôpital public et atteintes répétés à la laïcité, les attaques de Sarkozy et de son gouvernement n’ont cessé de pleuvoir depuis 2007. Pour riposter et faire reculer cette politique de classe, toute la gauche doit faire front dans la rue comme au Parlement en soutenant les mouvements sociaux. Montrer sans cesse et à tous la froide logique de ces contre-réformes est nécessaire pour enfin inverser le rapport de force. En 2006 – et les jeunes socialistes y ont pris toute leur place – toute la gauche a su se rassembler et toute une génération s’est alors mise en mouvement pour refuser la précarité et demander le retrait immédiat du CPE. C’est l’esprit de cette lutte fondatrice qu’il faut retrouver ! Le MJS cherche et cherchera encore et en toute occasion, l’unité d’action la plus large et sans exclusive avec ses partenaires de la jeune gauche.

Cependant la seule résistance à Sarkozy ne peut, à elle seule, constituer une alternative politique. L’unité des forces de gauche doit aussi être mise au service d’un programme commun de rupture avec le libéralisme. Offrir un débouché et des perspectives politiques au mouvement social et à tous ceux qui ne bornent pas leur horizon aux frontières étriquées du sarkozisme est plus que jamais la tache prioritaire de l’heure. La gauche ne pourra se rassembler que sur une ligne politique claire et tirant enfin toute les leçons de ses échecs passés tout en s’appuyant sur ses réussites. Le MJS a une grande responsabilité dans ce domaine et doit affirmer, dès aujourd’hui, qu’il faut s’atteler à la construction d’un tel projet. Les convergences existent d’ores et déjà dans la gauche pour avancer vers la perspective d’une plate forme programmatique commune. Redistribution des richesses, hausse des salaires, réduction effective du temps de travail, défense et extension des services publics, réaffirmation de la dimension essentielle de la laïcité, priorité à l’école de la République et à la santé publique, réorientation profonde de la construction européenne, encadrement public des échanges, toutes ces thématiques dessinent déjà les contours d’un projet commun autour duquel toute la gauche pourrait se retrouver. Partir des besoins de l’immense majorité des salariés et de la jeunesse et traduire politiquement leurs aspirations voilà notre méthode. Cette grande discussion ne doit pas se borner à un simple accord d’appareil, elle doit mettre en mouvement toutes les formations de transformation sociale du sommet à la base. C’est de ce vaste débat, de ce brassage entre tous les courants se réclamant de la gauche qu’émergera le grand projet qui nous permettra de l’emporter en 2012. Il va de soi que cette nouvelle union des gauches ne peut pas, par définition, s’élargir à des pans de la droite, appelés centre pour les besoins de la cause. Ces forces, qui s’opposent parfois à certaines dérives du pouvoir en place n’ont pas les mêmes motivations et ne se réclament pas du même projet que nous. Signer une alliance politique avec elles, signifieraient donc dénaturer le sens profond de ce qui fait l’identité de la gauche depuis deux siècles.

Pour redevenir une alternative crédible la gauche doit donc travailler sur ce qui a toujours fait sa force et sa grandeur : l’unité autour d’un projet fédérateur et clairement identifié. Un candidat commun, désigné lors de primaires ouvertes à toute la gauche devrait alors porter ce programme dés le 1er tour de la prochaine présidentielle. Les primaires doivent avant tout être un outil de rassemblement de la gauche sinon elles ne seront qu’une course médiatique bien éloignée des traditions politiques de notre camp !

La feuille de route et le cap du MJS sont donc clairs : dés aujourd’hui nous affirmons que nous mettrons toute notre énergie au rassemblement sans exclusive de la gauche. Nous disons aussi toute notre disponibilité pour participer à une grande discussion devant aboutir à un programme commun de gouvernement. Les conditions seront alors réunies pour la désignation d’un candidat qui deviendra celui de l’ensemble du peuple de gauche qui devra le porter collectivement à la victoire uni sous un seul drapeau : celui du socialisme !

Préparez le changement: restez informés!

Commentaires

Soyez le premier à réagir !

Réagissez !

Vous devez être connecté(e) pour rédiger un commentaire.